Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 3 sur 3 résultats
De Lone Scherfig
Avec Peter Sarsgaard, Carey Mulligan
Film américain,britannique - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : 1961. Angleterre. Jenny, jeune lycéenne de bonne famille, rencontre David, un homme deux fois plus âgé qu'elle. Une éducation m'a agréablement surpris. Le film dresse un portrait très captivant d'une jeune fille à un moment charnière de sa vie : l'adolescence, ce moment où il faut choisir la personne que l'on veut être et la vie que l'on veut avoir. Elle, elle croit en l'Amour, en l'art, en la littérature... en la recherche hédoniste de plaisir. Face à ses désirs, se dressent ses parents old school qui, eux, veulent sa réussite et louent son travail et son mérite. Jenny est le symbole d'une jeunesse qui se soulève peu à peu contre la société traditionnelle. Une jeunesse qui aspirent à un bonheur un peu plus épicurien et à un peu moins de labeurs. Une éducation est un prélude aux mouvements sociaux de "Mai 68". Le jeu d'acteur est suffisamment bon pour être apprécié. Mention spéciale à Carrey Mulligan. Jeune actrice très élégante dont le jeu est remarquable. Elle maîtrise parfaitement son personnage et l'évolution de celui-ci. La mise en elle, quant à elle, est un peu académique. On regrette le manque d'audace de M. Scherfig et on oubliera l'épilogue un peu inutile qui donne l'impression d'avoir été ajouté pour épargner nos petits coeurs romantiques d'un triste dénouement.
De Martin Scorsese
Avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo
Film américain - Thriller
Sa note :
(4)
Sa critique : En 1954, le marshal Teddy Daniels est envoyé sur l'île de Shutter Island, hôpital psychiatrique qui renferme les psychopathes les plus dangereux des Etats-Unis. Il est chargé d'enquêter sur la disparition d'une patiente, Rachel Solando... Martin Scorsese signe, comme à son habitude, un film remarquable. Il excelle dans l'art de faire du cinéma : mise en scène brillante, direction d'acteurs irréprochable et narrateur hors pair. C'est un artisan du cinéma (!) qui nous procure un immense plaisir à chaque fois. - Scorsese explore la psychose - Shutter Island est un huit-clos glaçant, un tantinet schizoïde qui renferme son lot de scènes flippantes. Un thriller hitchcockien sur lequel l'ombre de M. Kubrick semble planer tout du long. J'ai beaucoup pensé à Shining : les plans en extérieur, la musique, le froid, etc. M. Scorsese trace des frontières bien relatives entre folie et réalité. Au fond, la réalité est subjective : elle ne nous est acceptible que par le prisme de notre conscience et cela est très bien exploité par le film. Sur ce plan, Shutter Island est une franche réussite et s'inscrit parfaitement dans l'excellente filmographie du réalisateur. Malgré tout, j'ai été un poil déçu. Au bout d'une heure, la fin (et son twist final) s'est s'imposée à moi, révélée par la mécanique narrative et scénaristique grossière de M. Scorsese. Comprendre par là que ce dernier est moins subtil qu'à l'accoutumée. A mon sens, Shutter Island n'est pas aussi complexe qu'on peut l'entendre dans la presse. Un labyrinthe vite résolu.
Sa note :
(5)
Sa critique : George perd son amant et sa vie dans un accident de voiture. Un accident qui le brise et le désabuse. Il lui reste à éprouver le temps. Ce temps qui rend toute beauté éphémère, toute tentative d'existence sans cesse reconduite. Ce temps qui, quand on le remarque, nous dit que l'on ne vit plus. A single man, un The hours au masculin? A single man est un spleen orchestré par Tom Ford, ancien de la mode qui opère une reconversion prometteuse dans le cinéma. L'œuvre ravive une douleur déchirante devenue charnelle dans les mains de M. Ford. Ce dernier vous invite pour une valse mélancolique sublimée par le jeu de ses interprètes. On perd peu à peu le fil de sa pensée, de son temps pour se noyer, à la manière de George, sans percevoir ni fond ni surface. Que nous reste-il? Le néant, l'absurdité de la vie. Celui qui réduit en poussière nos désirs et nos illusions. On ressent ce vide, cet ennui, on apprend à aimer ce compagnon le plus intime que l'on n'ait. La mise en scène de M. Ford n'est pas aussi maitrisée que son esthétisme raffiné semble le prétendre. Une maladresse qui trahit la candeur du réalisateur, la fragilité enfantine du jeune premier qui veut bien faire et ne pas décevoir son spectateur. Où M. Ford s'affirme comme futur cinéaste, c'est bien dans sa capacité à nous faire percevoir, nous faire ressentir, nous faire vivre. Le prix d'interprétation masculine obtenu par M. Firth à la Mostra n'a pas été volé. Son plus beau rôle, dit-on dans la presse, je ne conteste pas. Un petit mot, enfin, pour Mrs. Moore d'une beauté rayonnante, d'une grâce inégalable et d'un jeu juste qui viennent embelir le fantasme véhiculée par cette actrice si admirable. Pour ma part, elle fait parmi de ces visages du cinéma qui vous hantent. Que dire de la bande originale? Assez de blabla, passons aux faits : elle passe en boucle chez moi. Je ne saurai avoir de meilleur argument pour vous dire que ça faisait un moment qu'on avait pas eu une aussi belle bande originale (Abel Korzeniowsk
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