In Ciné Veritas  

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Deux jours, une nuit

Critique de Deux jours, une nuit - par In Ciné Veritas

   2.5 - Moyen
À défaut d’être un long-métrage qui comptera dans l’histoire du cinéma, Deux jours, une nuit est un film comptable. La visite (parfois limitée à un appel téléphonique) par Sandra (Marion Cotillard) d’une quinzaine de collègues durant 90 minutes et le recensement minutieux de ceux qui voteront pour elle qui, sans surprise, ne permettra pas l’identification d’une majorité nette, relèvent d’un scénario trop programmatique. Là où nous attendions des confrontations entre les protagonistes, Jean-Pierre et Luc Dardenne limitent leur écriture à de simples rencontres accolées les unes aux autres sans réel liant entre elles et bâties sur le même canevas narratif. La quasi absence de confrontations nuit à la tension d’un film peu captivant et monocorde à l’image d’une mise en scène sans éclat, invariablement plate. En prenant appui sur un scénario insuffisamment écrit, Deux jours, une nuit se montre donc fastidieux. La vaste opération de porte-à-porte dans laquelle est lancée Sandra finit par lasser. Seule Marion Cotillard, omniprésente, parvient par son interprétation et par intermittence à donner de la profondeur au drame que vit son personnage. Un drame dévitalisé par les frères Dardenne qui ne cesseront d’indiquer qu’il n’est de la faute d’aucune des deux parties se dédouanant ainsi de dégager le moindre angle d’analyse. La mécanique répétitive mise en œuvre était vouée à l’échec. Elle aurait été plus efficace autour d’un nombre de protagonistes réduit au profit d’un plus grand temps accordé à la confrontation des points de vue.