Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 448 résultats
De Franny Armstrong
Avec Pete Postlethwaite, Piers Guy
Film britannique - Documentaire
Sa note :
(2)
Sa critique : Mouais! Un constat anticipé sur les impacts mondiaux du dérèglement climatique mis en scène comme un film d'anticipation, L'âge de la stupidité dresse un portrait bancal de notre société à travers des individus de divers horizons. Si la genèse et le sujet du film sont louables, le traitement assez sommaire et l'absence de réels nouveautés ennuient plus qu'ils ne captivent. Du réchauffé à la sauce mal fait qui ne séduit que par les contradictions du "suicide mondial" qui y est dépeint. Un film loin d'être indispensable tout comme la présence de l'acteur Pete Postlehwaite qui, seul sur son rocher, nous fait de la psychologie de comptoir ultra-simplifiée pour tenter de nous sensibiliser. Une sensation de travail inachevé.
De Olivier Baroux
Avec Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty
Film français - Comédie
Sa note :
(3)
Sa critique : Les Tuche (famille sortie d'un best of de Confessions Intimes) deviennent gagnant du Lotto et décident d'aller mener la grande vie à Monaco. Ca, c'est pour le pitch. Le reste on s'en doute, c'est la fracture sociale et tous les préjugés possibles de ce nouveau monde maniéré sur cette famille simple et il faut l'avouer, Jean-Paul Rouve en tête, drôle. On aime ce père de famille d'une simplicité d'abruti touchante qui porte quasiment à lui seul l'ensemble des fous-rires que les séquences façon sketches du film peuvent déclencher (la présentation à l'équipe de foot, la remontrance dans les vestiaires et autres petites phrases cultes disséminées un peu partout). Certains passages se valent à eux seul. Isabelle Nanty et toute la petite troupe semble prendre plaisir à se jouer de tous les regards et ce plaisir est communicatif. Claire Nadeau est hilarante dès qu'elle ouvre la bouche et même si l'humour est un peu facile, on ne va pas bouder son plaisir. Sans crier à LA comédie de l'année à cause d'une certaine convenance sur le fond qui sur la longueur laisse une impression de réussite en dent de scie, la forme relève l'ensemble et on ne va pas cracher sur la simplicité si celle-ci permet quand même de passer un bon moment.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Tyson est un documentaire à priori plein de sincérité sur cet immense boxeur. A priori car mon seul regret est que le seul point de vue exposé soit celui du boxeur. Mis à part ça, cette confidence à nue reste touchante sur cet homme qui analyse son enfance, sa fulgurante carrière au côté de Cus d'Amato, ses dérives et ses échecs sans forcément se chercher d'excuses, ses relations avec Don King, ses entraîneurs et managers. De part mon âge, j'ai connu Mike Tyson pour ses frasques qui lui ont valu la fureur des médias mais je ne connaissais pas le formidable boxeur qu'il était. Et au delà de tout cela, ce documentaire reste avant tout la vision d'un homme sur son parcours atypique, avec ses succès et ses erreurs. Intéressant.
De Stephen Sommers
Avec Channing Tatum, Marlon Wayans
Film américain - Action
Sa note :
(1)
Sa critique : Il a fallu se décider... Attendre une petite gastroentérite associée à des courbatures et de la fièvre pour pouvoir rester immobilisé devant ce film dont je n'attendais rien si ce n'est une inactivité cérébrale de 2 heures. Et ben voilà, c'est fait. Après Transformers et avant Battleship, Hasbro continue de recycler ces jouets à succès avec malheureusement beaucoup moins de succès. Si Transformers arrivait encore a émerveiller les restes de mes souvenirs d'enfance, G.I. Joe se plante complètement. Pourtant, qu'est ce que j'avais pu imaginer comme scénarios, faisant s'affronter mes personnages dans des missions où le jardin devenait zone sinistrée parsemée de corps de plastique mutilés. Des souvenirs balayés par un déluge d'effets spéciaux parfois ratés et des personnages sans charisme. Seul Snake Eyes s'en sort et c'est peut être parce qu'il reste masqué durant tout le film. Ca file à cent à l'heure, sans surprises avec des scènes d'actions certes impressionnantes mais rien qui ne ferait ressentir quoi que ce soit à un hypersensible. Bref, on ne va pas s'en souvenir longtemps de ce réveil du Cobra, espèce de téléfilm à gros budget sans saveurs et sans épaisseur qui n'est qu'un prétexte de rentabilité. Utile comme le nombre de dialogue superflu qui jalonnent le film.
Sa note :
(2)
Sa critique : Deux étudiants se retrouvent à faire du co-voiturage pour rentrer chez eux durant les vacances d'hiver. Malheureusement, le trajet ne se passera pas sans encombres. Dès les premières minutes de Wind Chill, on se dit "Ca va être mauvais!". Mais en bon amateur de film d'épouvante, je me suis laissé tenter. Le bus c'est nul, essaie le co-voiturage! Voici le point de départ de l'histoire qui tombe comme une perruque dans le bouillon. Et voilà ces deux jeunes que tout semble opposer bloqués l'un avec l'autre pendant six heures. Emily Blunt et Ashton Holmes sont convaincants dans leur personnage et la relation que l'on va suivre durant leur triste nuit d'épouvante est le point fort et intéressant du film. Malheureusement, pour un film d'horreur, on s'attend plutôt à ce que ce soit le côté stressant voir carrément flippant qui prime. Et c'est au début que le film restera finalement le mieux, installant un climat d'oppression croissant, d'abord avec la méfiance d'Emily Blunt pour ce conducteur inconnu qui semble en savoir beaucoup sur elle, puis ensuite, lorsque l'étrange pointe le bout de son nez. C'est le plaisir de l'inexplicable qui donne une saveur à Wind Chill. Malheureusement, les questions trouveront toutes réponses et c'est lorsque les noeuds se dénouent, malgré quelques scènes d'épouvantes réussies, que le film perd en qualité. Cette histoire d'âmes tourmentées ne convainc pas et semble plus servir de justificatif à l'envie de réaliser un film de fantômes que de véritable pilier sur lequel le récit s'appuie. Très moyen donc au final, Wind Chill, malgré les noms de Steven Soderbergh et Georges Clooney en tant que producteurs exécutifs et de Clint Mansell à la musique, s'oubliera aussi vite qu'il a été vu. Dommage quand on sait que le réalisateur Gregory Jacobs a été 1er assistant réalisateur sur la plupart des films de Soderbergh et sur un chef d'oeuvre des Coën, Miller's crossing.
De Laïla Marrakchi
Avec Morjana Alaoui, Matthieu Boujenah
Film français,marocain - Comédie dramatique
Sa note :
(2)
Sa critique : Laïla Marrakchi dépeint dans son premier film la jeunesse dorée Marocaine. Si le film se présente comme une retranscription fidèle de cette réalité de Casablanca, son authenticité est loin de faire mouche et le traitement est quelconque. Les acteurs sont plutôt bons mais leurs personnages et les situations vécues n'arrivent aucunement à faire décoller l'ensemble durant plus de la moitié du film. On assiste à une occidentalisation de ces jeunes qui tranche avec la culture Marocaine mais dont les scènes de beuveries, de courses de voitures et autres discussions hautement philosophiques sur les filles auraient pu se retrouver dans un Marocan Pie. Alors en fond, il y a bien quelques bonnes choses. Cet histoire d'amour naissante impossible entre un juif et une arabe, le malaise latent du frère de celle-ci, les rares moments touchants entre ces jeunes et la génération précédente représentée par les employés de maison. Il faut malheureusement prendre son mal en patience et laisser passer tout le côté comédie pour trouver les meilleurs moments du film, lorsque celui-ci se décide enfin à dénouer les malaises pour souligner les désaccords et appuyer un peu là où ça fait mal. Un film décevant au final car il met trop longtemps à vraiment nous apporter quelque chose.
De Danis Tanovic
Avec Colin Farrell, Christopher Lee
Film français,belge,espagnol,irlandais - Guerre
Sa note :
(2)
Sa critique : Eyes of War traite un filon qui ne s'épuisera jamais au cinéma, le traumatisme face aux horreurs de la guerre. Derrière l'objectif de deux reporters de guerre dont l'un joué par Colin Farrell, l'action prend place au Kurdistan à la fin de années 80. Techniquement, les choix du réalisateur sont critiquables. A cause d'une mise en place faites de flashforwards incessants qui n'apportent rien, le spectateur est mis sur de fausses pistes narratives. De plus, la fin qui est pourtant tout l'enjeu du récit est bien trop prévisible. Il faut avouer quand même que le film, de par son sujet suscite l'intérêt et que le côté toxicomane du morbide du personnage interprété par Colin Farrell intrigue. Les scènes les plus intéressantes (et les plus dures) restent malgré tout au début du film lorsque l'on découvre ce médecin Kurde et ses petits bouts de papiers bleus et jaunes. Mais en avançant petit à petit, on n'attend qu'une seule chose, l'éclaircissement de cette zone d'ombre que l'on devine déjà. Les seules interrogations seront sur les faits exacts ou là, nous ne pouvons rien faire d'autre qu'attendre qu'ils nous soient livrés. Un film en demi-teinte donc, un poil décevant car son originalité méritait meilleur traitement. Même si certaines scènes glaçantes donnent à réfléchir et transmettent un certain malaise, on a l'impression d'en sortir indemne sans avoir trouvé la puissance des deux phrases sur lesquelles le réalisateur s'appuie au début et à la fin. Objectif non atteint.
De Zack Snyder
Avec Emily Browning, Abbie Cornish
Film américain - Fantastique
Sa note :
(3)
Sa critique : Zack Snyder a un sens de l'image indéniable. Depuis L'armée des morts jusqu'à Watchmen, il n'a eu de cesse de le prouver. Mais pour beaucoup, il reste un réalisateur qui privilégie la forme en délaissant le fond. 300 en est la preuve flagrante. Pourtant, si l'on s'attarde sur son film de zombies coureurs ou sur son hommage au roman graphique de super-héros désabusés, on remarque que l'homme n'est pas totalement dénué de sensibilité. Certes, ce n'est pas ce qui le caractérise mais quand bien même, il peut en user. Sucker Punch ne déroge pas à la règle. Après un démarrage façon clip pour adolescents faussement dépressifs qui nous interroge sur les deux heures que nous allons passer, plaisir ou contrainte; une présentation des personnages succinctes dont l'épaisseur n'a rien à envier à une feuille de PQ; arrive à point nommé cette première plongée dans l'esprit de fantasmes (assez masculin il faut l'avouer) de Babydoll. Katanas, gros calibres et légers vêtements d'été flottants, l'envie de liberté de cette héroïne et l'occasion pour Snyder de nous montrer à quel point il peut être resté un adolescent féru de mangas, d'héroïc fantasy et de jeux vidéos. Tout y passe, des samuraïs à la gatling au dragon, des robots aux zombies. Et il faut bien avouer qu'à travers ses missions, le pot pourri de "j'vais vous en foutre plein les mirettes" fonctionnent et les images captivent. Il faut dire que de voir cette petite bande de midinettes assez convaincantes tout dessouder à tours de bras, c'est plaisant. Mais ce serait bien trop facile de s'arrêter là. Car si le réalisateur n'est pas connu pour sa finesse, force est de constater qu'il en use ici, même très peu. De plus, il faut lui reconnaître certaines bonnes idées comme celle de nous laisser frustré de ne jamais voir cette danse qui semble si hypnotique ou les rapports étroits entre imaginaire et réalité lorsque que les yeux d'Emily Browning sont en train de nous emporter. Niveau casting, la bonne surprise vient de Oscar Isaac, formidablement détestable en Blue Jones, directeur de ce cabaret psychiatrique un peu spécial. Étonnamment donc, c'est plutôt satisfait que j'ai pu me faire ma propre idée de ce film qui avait beaucoup fait parler de lui l'année dernière. Rien de révolutionnaire mais une histoire très pauvre qui arrive à nous tenir en haleine malgré une certaine facilité, et des images et de l'action à vous clouer sur votre fauteuil le plus confortable. Difficile d'en attendre plus alors on se contente. Pas mal du tout.
De Nicolas Boukhrief
Avec Cécile de France, Fred Testot
Film français - Policier
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Partagé entre "pas mal" et "bien", Gardiens de l'ordre mérite quand même sa classification dans les bons films. Même si l'histoire de ce polar Français par le réalisateur du Convoyeur est très linéaire et sans véritables surprises, elle se laisse suivre avec intérêt et sait se faire apprécier. Tout d'abord par le jeu des acteurs avec Cécile de France très juste, Julien Boisselier impeccable dans un rôle de méchant qu'on ne lui connait pas vraiment et surtout, la grande surprise (comme Jean Dujardin avant lui), Fred Testot, littéralement bluffant et parfois méconnaissable quand son personnage succombe à ses excès de violence. Quand à l'histoire, faiblesse du film, elle se cache derrière une mise en scène sobre privilégiant l'action froide et directe (plusieurs scènes étonnent par leur déroulement inattendu) plutôt qu'une haletante enquête à tiroirs à la résolution aux multiples détours bercée de suspense. Et malgré le point de départ de l'histoire plutôt bien trouvé, c'est un récit convenu mais bien tenu de bout en bout que nous livre Nicolas Boukhrief et ses acteurs. Une bonne surprise donc dans un cinéma de genre Français qui ne réussit que trop rarement à nous produire cet qualité de films, sombre, froid et sans concessions.
De Shainee Gabel
Avec John Travolta, Scarlett Johansson
Film américain - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Il est des soirs d'où rien ne semble pouvoir naître. Et pourtant au détour d'un film, la surprise se fait. Cette "love song" se jouera sans aucunes fausses notes jusqu'à la fin. Sans artifices ni surprises, on se laisse pourtant immédiatement capter par le trio d'acteurs composé de Scarlett Johansson, John Travolta et Gabriel Macht. Si la première n'a que très peu de mauvais rôles à son actif, on ne pourra pas en dire autant de l'ancien danseur qui depuis Pulp Fiction a enchaîné les rôles de bad guy irritant jusqu'à l'indigestion faisant presque oublier qu'un jour il pouvait jouer autre chose. Quand à Gabriel Macht, quelle surprise! L'alchimie entre les trois est immédiate dès le retour de cette fille dans sa Nouvelle-Orléans natale pour les funérailles de sa mère. Elle découvre la maison de son enfance occupée par deux alcooliques notoires, l'un détestable, espèce de pré-papi grincheux égoïste, et l'autre, plus jeune, sympathique et accueillant. Trois personnages bien écrits, profonds, avec des caractères marqués et superbement joués. Des liens vont se créer entre ces trois barques échouées sur les rivages de cette ville si attirante que l'on associe immédiatement au jazz. Bien que très peu présent ici, la musique n'en reste pas moins, comme la littérature, une grande force du film, accompagnant justement la façon dont chacun se dévoilera à l'autre et à lui même. C'est ce qui porte sur une histoire somme toute assez basique ce film: sa localisation, sa musique et ses personnages. Shainee Gabel, la réalisatrice dont on a du mal à croire que c'est le premier film tant il sonne juste nous gratifient à la fois de scènes poignantes et touchantes, de dialogues cyniques entrecoupés de citations et arrivent à laisser une part de non-dits bienvenus dans cette historie emprunte de nostalgie et de nostalgie anticipée par la peur de l'inachevé et du temps qui passe. Un très bon film.

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