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Jean Rouch

État civil

Métiers Réalisateur, Directeur de la photographie, Scénariste plus
Nationalité Français
Naissance 31 mai 1917
Décès 18 février 2004 à l'age de 86 ans (Konni - Niger)

Biographie

Jean Rouch effectue son premier voyage en Afrique en 1941, alors qu'il est encore ingénieur des Ponts et chaussées. Passionné d'ethnologie, il voit rapidement dans le cinéma un moyen de faire connaître au public européen les traditions et la culture africaines. Refusant tout "exotisme", il s'attache à montrer ces rituels à l'état brut, tout en ajoutant un commentaire très personnel, comme dans l'un de ses films les plus célèbres, Les Maîtres fous (primé à Venise en 1957), dans lequel est perceptible le profond respect du réalisateur qui emploie, à propos de son travail, le terme de "ciné-transe".

Parallèlement à ses nombreux travaux en Afrique, Jean Rouch se fait connaître en France avec Moi, un Noir, Prix Louis-Delluc 1958, un troublant mélange de documentaire et de fiction dans lequel le cinéaste suit à Abidjan les tribulations tragi-comiques d'émigrés nigériens qui se font appeler Edward G. Robinson ou Eddie Constantine. En 1960, il tourne dans Paris avec le sociologue Edgar Morin Chronique d'un été, primé au Festival de Cannes.

L'influence considérable de Rouch dépasse le cadre du documentaire. Les cinéastes de la Nouvelle Vague, notamment Jean-Luc Godard, ont ainsi été très marqués par les films -tournés caméra à l'épaule- d'un artiste qui a été dans les années cinquante le fer de lance de ce qu'on appelle alors "cinéma direct" ou "cinéma vérité". Rouch réalise d'ailleurs un des sketchs du film-manifeste Paris vu par..., aux côtés, entre autres, de Claude Chabrol et Eric Rohmer. Fondateur en 1952 du Comité du Film ethnographique, cet homme cultivé et enthousiaste a été directeur de recherche au CNRS et présida la Cinémathèque de 1987 à 1991. En 2004, cet amoureux de l'Afrique, réalisateur de plus de cent films, trouve la mort dans un accident de voiture au Niger, à l'âge de 86 ans.

Ses premiers pas à l'écran

Les Fils de l'eau
Les Fils de l'eau
1941
Au pays des mages noirs
Au pays des mages noirs
1946
Circoncision
Circoncision
1948
Initiation a la danse des possedes
Initiation a la danse des possedes
1948

Ses meilleurs films et séries

L'An 01
L'An 01
1973
Moi, un Noir
Moi, un Noir
1957
Paris vu par...
Paris vu par...
1965

Sa carrière en chiffres

63
Années de carrière
2
Récompenses
101
Films
0
Série
9
Nominations
0
Entrée ciné

Genres de prédilection

Comédie dramatique : 33 %
Comédie : 22 %
Drame : 22 %
Documentaire : 22 %

Ses stats sur AlloCiné

0
Vidéo
9
Photos
1
News
16
Fans
Commentaires
  • Plume231
    Chronique d'un été (1961) de Jean Rouch et Edgar Morin [img]http://www.gralon.net/cinema/a...[/img] Synopsis : Paris, été 1960, Edgar Morin et Jean Rouch interviewent des parisiens sur la façon dont ils se débrouillent avec la vie. Première question : êtes-vous heureux ? Les thèmes abordés sont variés: l'amour, le travail, les loisirs, la culture, le racisme etc. Le film est également un questionnement sur le cinéma documentaire : cinéma-vérité et cinéma-mensonge. Quel personnage jouons-nous devant une caméra et dans la vie ? [img]http://s.excessif.com/mmdia/i/...[/img] Critique : Un exemple de "cinéma vérité" assez audacieux pour son époque car il était peu commun d'interroger des gens dans la rue, ou chez eux, et qui soient en plus des anonymes. Force est de constater que la plupart des préoccupations des personnes interviewées, bien que plus d'un demi-siècle soit passé depuis et que le contexte a changé, sont quasiment les mêmes que celles d'aujourd'hui. Dommage que le film perd un peu son objectif de vue lors de la seconde partie, se traînant dans des scènes contemplatives qui ne servent pas du tout le propos de l'oeuvre, mais le fait de demander vers la fin l'opinion des "acteurs" du film après une projection de ce dernier est une excellente idée renforçant ainsi la puissance de l'objectif de l'ensemble. Une étude sociologique intéressante. Note : 14,5/20 (***) [img]http://www.critikat.com/IMG/jp...[/img]
  • Plume231
    Les Maîtres fous (1955) de Jean Rouch [img]http://upload.wikimedia.org/wi...[/img] Synopsis : Prix au Festival de Venise. Les Haouka sont des adeptes d'une secte religieuse qui se retrouvent le dimanche dans les faubourgs d'Accra au Ghana pour une cérémonie rituelle. Les participants entrent en transe et se donnent des rôles. Mais les dieux qui les habitent ne sont plus ceux de de la tradition. Ils ont pour noms «Gouverneur», «Médecin, «Caporal de garde» et autres mythes vivants de la puissance coloniales. [img]http://i191.photobucket.com/al...[/img] Critique : Pour savoir ce que les européens pensent des africains, on a "Tintin au Congo" et Claude Guéant (non, je déconne enfin à peine hélàs !!!). Et pour savoir ce que les africains pensent des européens surtout quand ceux-ci sont les colonisateurs, on a Jean Rouch et les Haouka puisque d'après le commentaire "Et ce jeu violent n'est que le reflet de notre civilisation". Un documentaire ethnographique intéressant et bien photographié qui en dit long sur un pan de la culture africaine mais aussi européenne. Note : 14/20 (***) [img]http://static.flickr.com/49/15...[/img]
  • Plume231
    Paris vu par... (1965) de Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol [img]http://www.cineclubflorac.fr/w...[/img] Synopsis : «Saint-Germain-des-Prés». Une Américaine est malmenée par un dragueur. - «Gare du Nord». Les premières disputes d'un couple. - «Rue Saint-Denis». Un jeune homme invite une prostituée chez lui. - «Place de l'Etoile». Un petit bourgeois se retrouve entraîné dans un cycle infernal. - «Montparnasse et Levallois». Une jeune femme est partagée entre ses deux amants. - «La Muette». Un couple bourgeois ne cesse de se disputer... [img]http://t0.gstatic.com/images?q...[/img] Critique : Six sketches autour de Paris qui forment un tout qui tombe volontairement dans le piège de la pseudo-intellectualité idéale pour attirer trois spectateurs dans les salles parisiennes intra-muros. Les réalisations de Jean Douchet, de Jean-Daniel Pollet, de Claude Chabrol et de Jean-Luc Godard sont trop bavardes et amateures pour pouvoir intéresser ne serait-ce qu'une seconde ; le dernier atteignant même un summun d'ennui en rien rattraper par un aspect sonore désastreux. Celui de Jean Rouch tombe aussi dans ce piège dans sa première partie mais se rattrape dans sa seconde qui se termine d'une manière inattendue et brutale. Mais le seul sketch qui soit un peu réussi et qui utilise bien la partie de la capitale qui est filmée est celui du pourtant habituellement très ennuyeux Eric Rohmer. La séquence où le protagoniste traverse rapidement et sans faire trop attention les 12 avenues entourant la Place de l'Etoile offre un beau petit moment de tension. Mais un sketch et demi un peu réussi ne suffit à relever un ensemble assez terne, inintéressant et médiocre. [img]http://nsm03.casimages.com/img...[/img] [img]http://www.critikat.com/IMG/jp...[/img]
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