Notez des films
Mon AlloCiné
    Ken Loach

    État civil

    Métiers Réalisateur, Scénariste, Acteur plus
    Nom de naissance

    Kenneth Loach

    Nationalité Britannique
    Naissance 17 juin 1936 (Nuneaton - Angleterre)
    Age 83 ans

    Biographie

    Fils d'un ingénieur électricien, Ken Loach, brillant élève, étudie le droit à Oxford après avoir servi deux ans dans l'armée de l'air. Intéressé par l'art dramatique, il débute comme comédien avant de devenir en 1961 assistant metteur en scène au Northampton Repertory Theater. Engagé par la BBC comme réalisateur de téléfilms en 1963, il signe déjà des fictions en prise directe avec la société britannique, telles que Cathy Come Home. Héroïne de ces deux films, Carol White jouera d'ailleurs le rôle principal du premier long métrage de Loach pour le cinéma, Pas de larmes pour Joy en 1967, filmé dans un style réaliste qui sera la marque du metteur en scène.


    Ken Loach connaît un succès critique et public dans son pays avec son deuxième opus, Kes (présenté à Cannes, à la Semaine de la Critique, en 1970), l'histoire d'un enfant qui oublie son quotidien difficile en apprivoisant un faucon, tandis que les cinéphiles européens saluent le glaçant Family Life (1972). S'il s'essaie au film en costumes avec Black Jack (1978), Ken Loach se consacre essentiellement au petit écran durant les années 70 - on lui doit notamment Days of hope, série-fleuve sur la classe ouvrière, son sujet de prédilection. Avec la chronique Regards et Sourires, il entre pour la première fois dans la course à la Palme d'or, même s'il devra attendre les années 90 pour s'imposer comme l'un des auteurs majeurs du cinéma européen.


    Lucide et engagé, Ken Loach porte un regard chaleureux sur les laissés-pour-compte de l'Angleterre thatchérienne avec des œuvres comme Riff raff (1991) ou Raining stones qui lui vaut le Prix du jury à Cannes en 1993. Entouré de fidèles collaborateurs (au scénario, à la production), il offre à des comédiens peu connus des personnages forts qui débordent d'humanité : la mère combative de Ladybird ou l'alcoolique de My name is Joe - rôle qui permet à Peter Mullan d'obtenir le Prix d'interprétation à Cannes en 1998. Citoyen aux aguets, ce marxiste convaincu dénonce la privatisation du rail en Grande-Bretagne (The Navigators), l'exploitation des travailleurs à Los Angeles (Bread and roses avec Adrien Brody) et les préjugés raciaux post-11 septembre (Just a kiss).


    Observateur précieux de la société contemporaine (comme en témoigne encore l'inoubliable Sweet sixteen en 2002), Loach se plaît aussi à revenir sur des épisodes marquants de l'Histoire récente : le régime nazi dans Fatherland, la Guerre d'Espagne dans Land and freedom, le mouvement sandiniste au Nicaragua dans Carla's song. En 2006, quinze ans après le thriller Hidden Agenda, il se replonge dans le conflit irlandais avec Le Vent se lève, nouveau film d'époque qui permet à ce cinéaste consacré et influent de décrocher une récompense qui lui a longtemps échappé : la Palme d'or au Festival de Cannes. Il passe ensuite du très noir It's a Free World (2007), amer constat sur la mondialisation (Prix du scénario à Venise en 2007) au plus léger Looking for Eric, présenté à Cannes en 2009, dans lequel ce grand fan de ballon rond dirige l'icône du football français Eric Cantona.


    Après ce détour par la comédie sociale, il revient l'année suivante avec Route Irish, qui traite d'un sujet plus grave : la place grandissante des sociétés de guerre privées dans les conflits d'aujourd'hui. Ce film, de nouveau en sélection à Cannes, ne fait que précéder une énième venue du cinéaste sur la Croisette, pour la présentation en Compétition de la comédie La Part des Anges en 2012, qui suit une bande de jeunes défavorisés sur la route des whiskys d'Ecosse. Deux ans plus tard, c'est en Irlande que Ken Loach nous emmène, pour le drame historique Jimmy's Hall. Ce dernier long-métrage retrace le parcours de Jimmy Gralton, leader communiste irlandais qui s'exila aux Etats-Unis en 1909, avant de revenir dans son pays et d'y créer un dancing en 1921. Le film, co-écrit avec Paul Laverty, fait partie des sélections cannoises de 2014. 


    Deux ans plus tard, le metteur en scène remporte la Palme d'or au festival de Cannes avec le social, émouvant et engagé Moi, Daniel Blake. Le long métrage se centre sur le destin d'un menuisier anglais de 59 ans ayant des problèmes cardiaques mais paradoxalement obligé de travailler.

    Ses premiers pas à l'écran

    Cathy Come Home
    Cathy Come Home
    1966
    Pas de larmes pour Joy
    Pas de larmes pour Joy
    1967
    Kes
    Kes
    1969
    The Save the Children Fund Film
    The Save the Children Fund Film
    1971

    Ses meilleurs films et séries

    Moi, Daniel Blake
    Moi, Daniel Blake
    2016
    La Part des Anges
    La Part des Anges
    2012
    Kes
    Kes
    1969
    Family Life
    Family Life
    1971

    Sa carrière en chiffres

    50
    Années de carrière
    15
    Récompenses
    45
    Films
    0
    Série
    110
    Nominations
    10,2 M
    Entrées ciné

    Genres de prédilection

    Drame : 61 %
    Documentaire : 17 %
    Comédie dramatique : 14 %
    Comédie : 8 %

    Ses stats sur AlloCiné

    16
    Vidéos
    26
    Photos
    84
    News
    702
    Fans

    A tourné le plus avec

    William Ruane
    William Ruane
    4 films
    La Part des Anges (2012), Le Vent se lève (2006), Tickets (2005), Sweet Sixteen (2002)
    Gary Lewis
    Gary Lewis
    3 films
    Just a kiss (2003), My Name is Joe (1998), Carla's song (1995)
    Commentaires
    • L'irrationnel
      Je pense que l’histoire est là pour être discutée par nous tous Alors qu’il s’exprime sur l’holocauste, Plus tentative de boycott d’un festival de cinéma antisemite
    • MGM-ranger
      Cite moi une phrase/ un geste antisémite venant de Loach.
    • MGM-ranger
      Ce pays bafoue nombre de lois du droit international et ceci en toute impunité. Et on devrait fermer les yeux sur tous ces crimes car il y a eu l'holocauste ? Je t'accorde cependant le fait que la société palestinienne est arriéré et peu recommandable (théocratie oblige). Mais ce sont eux les victimes dans l'histoire.http://www.allocine.fr/arti...
    • L'irrationnel
      Ben bizarrement tu pointes ça avant de pointer l’holocauste après chacun son choix moi d’abord je pointes l’holocauste étant donné en plus que les palestiniens ne sont pas des gens très commodes et qu’on n’a pas détruits leurs maisons pour rien Ton lien marche pas
    • MGM-ranger
      Pointer du doigt le fait que les Palestiniens ont été dépossédés soixante ans durant, que leurs maisons ont été détruites et leurs communautés anéanties par les israéliens qui ignorent la loi internationale, la convention de Genève et la plupart des décisions des Nations Unies, c'est antisémite ?Voilà la lettre de Loach sur le conflit : http://www.deslettres.fr/le...
    • L'irrationnel
      Médiocre ce mec
    • L'irrationnel
      Ben on il dit la vérité mec
    • L'irrationnel
      Le pire c’est que c’est lui le plus riche des riches
    • L'irrationnel
      Ben non il a raison en tout cas pour Le mot antisemite
    • Plissken92
      Il est bon pour faire pleurer dans les chaumières et taper sur les riches.
    • dinosaur jr
      Comment peut ton qualifier un réalisateur dont on a aimé (et pour certains adoré) 13 de ces films? J'utiliserais bien des superlatifs mais l'homme est tellemnt simple et humain que ca ne le representerais pas .:
    • elriad
      l'un de mes réalisateurs préférés dont je connais toute l’œuvre de bout en bout et que j''attends à chaque fois avec impatience. Du vrai cinéma social.
    • Morgane Petit
      Je partage votre avis :)
    • Flav43
      Ken Loach est mis à l'hommage pour le Festival Lumière 2012 ! Rendez-vous est pris sur la Revue Zinzolin : http://www.revuezinzolin.com/2...
    • clemrock06
      je l'adore ;)
    • thamnophile
      :) Excellent réalisateur. Kes et Black Jack sont, à mon avis, des monuments du cinéma britannique et ce sont des films que j'ai plaisir à voir et à revoir !
    • dalanera
      Mon dieu vivant de réalisateur. J'aime Sturgess, Wise, Tavernier ou Dupontel, mais après la beigne monumentale de My name is Joe, il m'est difficile d'en aimer un autre
    Voir les commentaires
    Back to Top