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    Allan Dwan

    État civil

    Métiers Réalisateur, Producteur, Scénariste plus
    Nationalité Américain
    Naissance 3 avril 1885 (Toronto - Canada)
    Décès 28 décembre 1981 à l'age de 96 ans (Los Angeles, Californie - Etats-Unis)

    Biographie

    Véritable pionnier du septième art, maître du muet et de la comédie hollywoodienne, l'Américain Allan Dwan a marqué l'histoire du grand écran. Et pas seulement parce qu'il laisse derrière lui une oeuvre improbable de près de... 400 films ! Né Joseph Aloysius Dwan à Toronto, il effectue des études scientifiques à Chicago qui l'amènent à devenir ingénieur dans l'électromécanique. A priori, rien ne le destine véritablement à travailler dans le cinéma, mais lorsqu'il conçoit une lampe à vapeur de mercure, les studios Essanay l'embauchent pour qu'il crée un éclairage pour les salles de projections. Nous sommes à l'aube du 20e siècle. Un peu par hasard, il devient ainsi l'un des pionniers du cinéma, qui en est encore à ses balbutiements.

    D'abord technicien, il réalise vite qu'il aime écrire et signe des scénario pour l'American Film Manufacturing Company. Puis il franchit un cap de manière spectaculaire : de 1911 à 1914, il réalise en Californie près de 300 petits films, souvent d'une seule bobine et souvent des westerns. Sa réputation grandit et il est embauché par le studio Universal, pour qui il réalise en 1914 "Richelieu", son premier long métrage. Il intègre ensuite la compagnie Triangle, dirigée par D.W. Griffith, un cinéaste qu'il admire et avec qui il va s'employer, mine de rien, à "créer" le cinéma américain. Technicien derrière le plan à la grue d'Intolérance (1916), Allan Dwan travaille avec Norma Talmadge pour "Panthea", puis connaît la gloire en dirigeant Douglas Fairbanks dans Un Nouveau d'Artagnan puis, surtout, Robin des Bois (1922), classique du cinéma muet.

    Au sommet avec Robin des Bois, Allan Dwan dirige alors les plus grandes stars de l'époque de l'âge d'or du cinéma muet américain : il retrouve Douglas Fairbanks à plusieurs reprises (Le Masque de fer, "Le Métis"), collabore avec les actrices Gloria Swanson ("Zaza", "Scandale"), Mary Pickford ("Romance d'autrefois") ou Joan Crawford (Tide of Empire). Pour le cinéaste, qui signe chez la Fox en 1926, c'est une période faste. Mais l'arrivée du cinéma parlant à la fin des années 20 le met un peu en retrait.

    Dans les années 30, Allan Dwan, s'il est moins en vue, parvient néanmoins à s'illustrer en dirigeant Shirley Temple à deux reprises, dans Heidi (1937) et Mam'zelle vedette (1938), ainsi qu'en mettant en lumière le trio comique des Ritz Brothers (Le Gorille). Le film historique à gros budget Suez, porté par Tyrone Power et Loretta Young, relance un peu sa carrière, mais la qualité de ses productions est trop inégale. Rattaché au petit studio Republic, l'Américain, toujours aussi actif, doit attendre de diriger Natalie Wood dans Driftwood (1947) et surtout John Wayne dans le célèbre film de guerre Iwo-Jima (1949), son plus grand succès, pour revenir sous les feux de l'actualité.

    Allan Dwan, qui a jeté les bases du septième art en régnant sur le cinéma muet, pose sa patte classique, son savoir faire indéniable, sur quelques films des années 50, d'un genre à l'autre, avec une belle aisance. Il revient au western avec La Reine de la prairie, où il dirige Barbara Stanwyck et Ronald Reagan, puis avec Le mariage est pour demain. Mais il aborde également le film noir avec Le Bord de la riviere et Deux Rouquines dans la bagarre. En 1961, preuve d'un éclectisme étonnant, il touche à la science-fiction avec le minimaliste The Most Dangerous Man Alive. Il s'agit de son ultime film, Allan Dwan s'éloignant alors définitivement des studios après un demi-siècle d'activité dans le monde du cinéma.

    Biographie rédigée par Clément Cuyer

    Ses premiers pas à l'écran

    L'Indienne d'Arizona
    L'Indienne d'Arizona
    1911
    David harum
    David harum
    1915
    Habit of Happiness
    Habit of Happiness
    1916
    Le Métis
    Le Métis
    1916

    Ses meilleurs films et séries

    Deux Rouquines dans la bagarre
    Deux Rouquines dans la bagarre
    1956
    Le mariage est pour demain
    Le mariage est pour demain
    1955
    Robin des Bois
    Robin des Bois
    1922

    Sa carrière en chiffres

    70
    Années de carrière
    0
    Récompense
    35
    Films
    0
    Série
    0
    Nomination
    3,6 M
    Entrées ciné

    Genres de prédilection

    Western : 39 %
    Drame : 22 %
    Aventure : 22 %
    Divers : 17 %

    Ses stats sur AlloCiné

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    • Plume231
      Iwo Jima (1949) d'Allan Dwan [img]http://www.michaeldvd.com.au/C...[/img] Synopsis : Le sergent John Stryker entraîne durement ses marines avant le départ pour la Guerre du Pacifique. Mais lorsque la bataille d'Iwo Jima s'engage, ses hommes comprennent le sens de son apprentissage... [img]http://www.premiere.com/var/ez...[/img] Critique : C'est John Wayne, en-tête d'une distribution autrement fadasse, qui se taille la part du lion en sergent instructeur sévère mais au fond sympatoche et un peu paternaliste (en bref l'Ange Gabriel à côté du sergent Hartman dans "Full Metal Jacket"!). Le film a été tourné en 1949 donc parfois quand le film joue un peu trop sur la fibre patriotique on a envie de dire "Un peu moins de patriotisme, John, on est plus en 1945 cela ne sert plus à rien". Certaines images d'archive sont bien intégrées au reste du film, d'autres non. Quelques scènes de combat sont spectaculaires et certaines en dehors du front sont très réussies comme celle où le Duke se retrouve dans la maison d'une jeune mère. John Wayne n'hésite pas à jouer, au milieu des nombreux stéréotypes du genre que ne se gênent pas d'utiliser le film, sur la corde de l'émotion. Et il a raison car ce que l'on retient de ce film peu extraordinaire mais divertissant c'est lui et son personnage bizarrement émouvant. Note : 12/20 (***) [img]http://www.opticstalk.com/uplo...[/img]
    • Plume231
      Robin des Bois (1922) d'Allan Dwan [img]http://img709.imageshack.us/im...[/img] Synopsis : Parti aux Croisades, le roi Richard laisse la régence du royaume d’Angleterre entre les mains de son frère le Prince Jean qui en profite pour s’accaparer toutes les richesses du pays. Mais un homme s’élève contre cette tyrannie, un hors-la-loi au grand cœur qui vit caché dans la forêt de Sherwood : Robin des bois... [img]http://4.bp.blogspot.com/_VseO...[/img] Critique : Considéré comme la première grande adaptation au cinéma des aventures du célèbre héros de la forêt de Sherwood, ce "Robin des Bois" l'est incontestablement sur le plan de la mise en scène où il faut reconnaître qu'ils ont mis le paquet au niveau des moyens. Les décors sont immenses, la reconstitution hyper soignée et on sent des milliers de figurants à plein nez. Mais pour ce qui est du film en lui-même, le compte est loin d'être bon. Le film est long, trop long. La première partie sans être ennuyeuse ne se montre aucunement excitante et il faut attendre un peu (à savoir environ 80 minutes!) pour avoir une scène qui déchire vraiment sa race à savoir celle où notre hors-la-loi se laisse glisser le long d'un gigantesque rideau pour échapper à ses poursuivants. Après Robin se fait un peu plus bondissant et l'attaque finale du château est assez bien réalisée. Mais même ici, l'absence de souffle épique se fait trop grandement sentir. Pour tout dire, on est très loin de l'éblouissement du chef d'oeuvre de Michael Curtiz, de la pétillance de la version des studios Disney et du dynamisme du film qui doit détenir le record absolu de faux-raccords de Kevin Reynolds mais qui n'en est pas moins efficace. Il arrive tout de même à battre en qualité le film de Ridley Scott (c'est peut-être pas difficile mais c'est mieux que rien!). Le choix des acteurs est loin d'être parfait aussi. Si Douglas Fairbanks par son entrain, sa souplesse et sa prestance est un interprète idéal pour le rôle-titre, et que Wallace Beery assure un max en Richard Coeur de Lion, ce n'est pas le cas pour la ch'tite mignonne mais trop fade Enid Bennett en Lady Marianne et pour une galerie de méchants qui n'a pas de visages mémorables. Quelques très bonnes idées scénaristiques tout de même qui permet de se distinguer un peu des autres versions comme la tentative d'assassinat du roi. Constat mitigé mais honorable. Note : 14/20 (***) [img]http://www.cinemotions.com/dat...[/img]
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