Pourquoi il FAUT découvrir Xavier Dolan !
Parce que c'est un jeune prodige du cinéma dont le génie débordant s'est affirmé au fil du temps et de ses films, modernes, innovants, passionnants. La preuve par 5, à l'heure de la présentation à Cannes de "Juste la fin du monde", son très attendu sixième opus ! (Laetitia Ratane)

Cette année à Cannes, le cinéaste québécois a présenté son très attendu Juste la fin du monde, huis clos familial, emmené par les stars du cinéma français Marion Cotillard, Nathalie Baye, Vincent Cassel, Léa Seydoux et Gaspard Ulliel. Un casting cinq étoiles sublimé par le chef d'orchestre Dolan, si doué à faire naître passion dévorante et émotion débordante du jeu même de ses acteurs, filmés en gros plans...
 
Une passion et une émotion plus que jamais éprouvées et exprimées par Xavier Dolan lors de la cérémonie de clôture du festival, qui a auréolé du Grand Prix son tout dernier opus pourtant décrié quelques jours plus tôt par les réseaux sociaux et une partie de la critique. "Tout ce qu'on fait dans la vie, on le fait pour être aimé. Même si l'émotion est une aventure qui voyage parfois mal jusqu'aux autres, elle finit toujours par arriver à destination. Je tournerai toute ma vie des films qui seront aimés ou non..., mais comme disait Anatole France, je préfère la folie des passions à la sagesse de l'indifférence..." 

A détester ou adorer à partir du 21 septembre 2016 donc...

A 15 ans, Xavier Dolan écrit son scénario. A 20 ans, il décide de le réaliser, de le produire et de l'incarner. Le résultat ? Une oeuvre toute de bruit et de fureur, un véritable coup de / au coeur. Devant la caméra, son cri de haine amoureuse à sa mère (incarnée par l'imposante Anne Dorval) violente, émeut, transporte. Derrière la caméra, son talent d'autodidacte touche-à-tout impressionne par son inventivité, par sa fulgurance. 

Si pour vous le cinéma intimiste dit "d'auteur" rime trop souvent avec douce torpeur, laissez-vous tenter par ce film-aveu qui n'a pas d'osé que le titre. J'ai tué ma mère est une claque donnée à tous les enfants de la terre, pleine d'humour, d'insolence, de fougue et de vérité.

Jeune prodige sous influences, Xavier Dolan est un cinéphile qui ne cache pas l'empreinte de ses maîtres de cinéma dans ce second film centré sur les amours blessées de deux amis :  une fille (la sublimée Monia Chokri) et un garçon (lui-même), tous deux obsédés par la même passion (le désirable Niels Schneider).

A coup de bande-son branchée, de zoom ou de ralentis sur les corps parfaits et d'images colorées, Les Amours Imaginaires  dépeint la violence du sentiment amoureux avec humour et fraîcheur. Impossible de résister à cet exercice de style bouillonnant qui ravit par son romantisme effréné, sa naïveté assumée, son urgence d'aimer.

Avec la même frénésie et la même fantaisie, Xavier Dolan s'attaque à un sujet cependant plus mature, plus "grave" même, celui de transsexualité. Et afin de pousser plus loin qu'il ne l'a jusqu'ici fait sa réflexion sur la différence, l'ambitieux cinéaste choisit la fresque, celle qui pas à pas et sur plusieurs années, suit la vie d'un homme confronté à l'intolérance.

Vous avez toujours pensé -sans oser l'avouer- que les grands mélodrames hollywoodiens n'étaient pas assez...rock'n roll? On a ce qu'il vous faut. Porté par un perturbant Melvil Poupaud et une incandescente Suzanne ClémentLaurence Anyways est une attaque frontale de la passion amoureuse confrontée à ses pires ennemis : les autres et le temps qui passe. Un ambitieux troisième film, acide, moderne, excentrique.

Vous n'aimez toujours pas les précédents longs métrages de Xavier Dolan ? Celui-ci, différent en tous points, est, qui sait, justement fait pour vous ! Scénario non original, thriller préféré à la romance et au drame, style épuré et cadre maîtrisé, Tom à la ferme est un huis clos efficace aussi sobre que trouble.

Toujours aux commandes de son montage, de ses costumes, de ses coûts de production, le cinéaste prodige a encore le temps d'impressionner par son jeu d'acteur de plus en plus virtuose. Déchirant les étiquettes dont on l'a trop tôt affublé, il prouve qu'il sait TOUT faire et surtout qu'il grandit et progresse à toute allure.

Le super pouvoir de Mommy ? Réunir la fièvre du prodige enragé et la maîtrise de l'auteur affirmé, qui en 5 films a énormément progressé. Même cri d'amour plein de fougue mais plus puissant car plus canalisé pour la figure féminine/maternelle. Même inspiration déchirante et drôle mais plus sidérante parce qu'encore plus originale. Mêmes actrices muses, Anne Dorval et Suzanne Clément, mais armées de rôles encore plus excentriques et splendides, car plus fins, plus forts, plus humains. Même sens du montage musical mais plus libre et aéré.

Le génie de Dolan dans Mommy est tel qu'il envahit l'écran et explose littéralement ses cadres. Vous verrez...

Sur la Croisette en 2014, Xavier Dolan a enflammé les coeurs et la critique, unanimes lors de la projection de son cinquième long métrage en compétition, Mommy. Aujourd'hui, son chef d'oeuvre entre temps couronné du Prix du Jury cannois, fait encore parler de lui. Rencontre avec un cinéaste brillant et passionné.

Commentaires

  • MC4815162342

    J'ai vu son premier film et j'ai très envie de voir le reste

  • sparrow22

    Plus on m’assomme de ce type dans tous les médias (journaux, tv, internet, radio) avec à chaque fois les mots "génie" et " prodige" qui reviennent jusqu'à épuisement jusqu'à plus vouloir rien dire, plus ça me convainc de me tenir éloigné de ces films pour hipsters...

  • accroserieseb

    tu as tord car ses films sont sublimes .... j'ai Les Amours Immaginaires dans ma top liste

  • fedor85

    ses film me donne toujours pas envie

  • The Clown

    "Les sceptiques seront confondus"

  • gimliamideselfes

    Nietzsche disait que la vérité n'était pas pour tous, certains voulaient en rester éloignés.

  • Doctor Nico

    Pareil...

  • Doctor Nico

    Je n'ai rien contre le cinéma indépendant, mais Dieu que ses films ne font pas envie ! :o

  • Gabrielle B.

    Si tu veux Lucy ressort en 3D

  • Joe D.

    Et Ludwig Von Mises a dit que tous les jugements de valeurs étaient personnels et subjectifs.

  • gimliamideselfes

    Je cite un philosophe et toi tu voudrais citer un libertarien... Nous n'avons pas les mêmes valeurs... Mais j'espère néanmoins que le double pléonasme est de ton fait et pas du sien...

    Quant à ce qu'il peut raconter c'est un truisme... et une énormité en même temps... Une façon inintéressante de s'exprimer... Un relativisme absolument terrifiant, comme si tout le monde avait bon goût, comme si tout le monde était capable de juger tout à sa juste valeur, comme si nous étions égaux de par la nature... évidemment que non. Mais ça arrange bien un libertarien de vouloir faire croire que oui...

  • ElQuebecois

    Très hâte de voir "Tom à la ferme". Pour le reste, bof.
    Et cette obsession pour "la mère", c'est clair que le mec à un conflit non-résolu (volontaire ou pas) avec la sienne, si elle est encore en vie.

  • Oswald Cobblepot.

    Commentaire supprimé.
    Vive la liberté d'opinion.

  • Mike v.

    ça vaut pas le retour de la momie :p
    les médias m'ont gonflé avec ce type et ce film : au final, on verra si dans 5 ans on s'en rappellera encore. C'est loin d'être sûr avec ces épiphénomènes

  • Loskof

    Et pourtant... S'ouvrir, découvrir c'est bien.

  • Loskof

    Quand le monde du cinéma salue son travail quasi unanimement, la curiosité fait passer outre la barrière du: " bof c'est du cinéma d'auteur, c'est un sujet qui fait pas envie, j'ai pas besoin de voir des choses réelles au cinéma"...

  • crazycow

    Le mec est très trèèèès doué, et ça serait bien dommage de passer à côté de ses films à cause des éloges dithyrambiques des journalistes et de son look un peu tête à claques. C'est vrai que ça peut énerver tant de talent, de jeunesse, de reconnaissance et de succès en même temps... mais bon, c'est la vie ;-)

  • Loskof

    Comme tu le dis bien c'est la jeunesse et l'impertinence qui énervent, le tout en sortant tant de bons films en si peu de temps ! Mais une personne qui aime le cinéma ne peut pas se plaindre de son succès (mérité), et doit voir ses films en effet.

  • Doctor Nico

    Oui, c'est un simple a priori, je peux changer d'avis en regardant ses films. D'ailleurs, lequel me conseillerais tu pour commencer ? Je vais quand même me faire mon propre avis, pas rester sur un préjugé.

  • Harodes

    J'aimerais savoir comment le type a pu déjà faire 5 films à seulement 25 ans?
    Et surtout comment il a pu financer son premier film a même pas 20 ans?
    Oui je suis jaloux !

  • Saymyname-WW

    L'argumentation basée sur une citation philosophique... c'est vraiment malin comme procédé. Car c'est vrai qu'il n'y a pas 1000 autres citations philosophiques qui contredisent Nietzsche...

  • The Clown

    Il a travaillé. Et pour son premier film il l'a financé avec les cachets des publicités dans lesquelles il a tourné étant petit. Ah et il a aussi arrêté ses études à 17 ans.

  • Saymyname-WW

    Faut absolument que tu vois Laurence Anyways !! Son meilleur pour moi, en espérant qu'il soit détrôné par Mommy ^^

  • Wilyrah

    Nous avons eu le privilège de rencontrer Xavier Dolan pendant 45min pour une double-interview riche et passionnante :
    http://www.lebleudumiroir.fr/e...

  • S?bastien D.

    Et pourtant... C'est un des très rares cas où le matraquage médiatique est pour une fois justifié (même s'il est, effectivement, assommant).

  • Harodes

    Je veux bien que ses films ne soient pas des blockbusters. Mais il a du être payé extrêmement bien pour faire des pubs étant petit afin de pouvoir payer la production, les autres comédiens, etc...

  • nico8-6

    Il y a de très bons films issue du cinéma indépendant, mais quand je lis que certains associe ce réalisateur au mots "chef d’œuvre", "génie" ou "talent" ça me laisse pantois...

  • The Clown

    800 000 dollars de budget. Et il n'a pas seulement investi son argent (je dis ça pour te dire qu'il a vraiment tout misé), le film a des producteurs. Mais comme je l'ai aussi dit, il a beaucoup travaillé pour mener ce projet à bien.

  • Harodes

    Le film a surement d'autres producteurs.
    Qu'il ait énormément travaillé je n'en doute pas. Il a surement énormément de talent également. Mais la réalisation d'un film n'est pas une tâche facile (même s'il s'agit en l’occurrence d'un film intimiste), alors ce que j'aimerais savoir c'est comment on a pu confier une telle somme a un jeune homme d'à peine 20 ans sans réelle expérience. Bon, 800 000 c'est pas énorme pour un long métrage, mais bon. Ca me parait surréaliste quand même.

  • Joe D.

    ça s'appelle du nihilisme, ce qu'il fait avec une mise en abyme de volonté de puissance par morale des forts, sauf que ce qu'il applique n'en est qu'une morale des faibles, caractéristiques premières de la volonté de dénigrement d'un fait établi. Cupidité, avidité, accentuation de différences par castes (comme si un philosophe était à proprement parlé plus crédible, qu'un libertarien... ) .ce qu'il affectionne tant je crois c'est cette volonté du dépassement, et la notion de surhomme au delà des autres. Finalement, ça correspond bien à l'image qu'il se donne ici.

  • The Clown

    C'est la qualité de son scenario qui a beaucoup joué en sa faveur. Et je suppose que son amitié avec Anne Dorval, qui a toujours cru en lui dur comme fer, a été bien utile.

  • Alex*56*

    Je me laisserai bien tenter par Mommy :)

    http://cine7inne.over-blog.com...

  • Saymyname-WW

    C'est exactement ça. Mais le pire c'est qu'il se croit supérieur aux autres en faisant une citation... Heureusement qu'on ne débat pas qu'en utilisant des citations sinon c'est sans fin.

    Je me demande quand même s'il est comme ça dans la vraie vie ou si c'est un personnage qu'il se donne sur Allociné pour s'occuper.

  • Kiwi98

    Autant avec Tom à la Ferme j'ai rarement été aussi proche de sortir de la salle (exception près Le Hobbit et TDKR) mais Laurence Anyways m'a scotché, une tornade de richesse et d'émotion alliée à une esthétique sublime. Mommy c'est juste un grand film, beau et intense. On ressort abattu (dans le bon sens du terme).

    http://lesfilmsabobo.blogspot....

  • MC4815162342

    Je finirais pas les voir tous de toute façon ma poule !^^

  • lexcalvin

    Page de pub.

  • M?lina D.

    J'ai beau connaître ses films par coeur, j'ai toujours des frissons à chaque visionnage.

  • MLeto

    Ou pourquoi le découvrir ? Ses films me disent rien. Et puis ils sont bien trop "overrated"

  • Goddamn-1998

    J'aime pas les psuedo intellectuel du genre Dolan. Son cinéma n'est que du papier mâché pour fan de cinéma insouciant et prétentieux

  • tanguythev

    Pour ne pas revenir sur la qualité de ces films, je m'interroge sur la tempête médiatique dont profite Xavier Dolan. Celà à l'air de lui réussir, si j'en juge les entrées françaises, mais je constate, avec déplaisir, que lorsque les mêmes moyens sont utilisés pour "Avatar" (par exemple) on viendra vite employer le terme "rouleau-compresseur médiatique hollywoodiens à destinations de pécores".

    Ceci dit, c'est toujours chouette de voir un film marcher.