Le trafic d'animaux, références du cinéaste, signification du titre… Tout sur Je suis un soldat !
Découvrez trois extraits et deux interviews de Je suis un soldat, un drame français réalisé par Laurent Larivière qui a été présenté à Un Certain Regard au festival de Cannes 2015 et qui sort aujourd'hui en salles. Le film voit une jeune femme de trente ans (Louise Bourgoin) contrainte de retourner vivre chez sa mère à Roubaix. Sans emploi, elle accepte de travailler pour son oncle (Jean-Hugues Anglade) dans un chenil qui s’avère être la plaque tournante d’un trafic de chiens venus des pays de l’est...

Le saviez-vous ? Je suis un soldat se centre sur un fait méconnu des gens : les trafics d'animaux de compagnie. Le metteur en scène explique cependant qu'il ne voulait pas en faire le sujet central du film mais plutôt un cadre propice à suivre les trajectoires des personnages et qui serait symptomatique de leur violence. Il s'agit tout de même d'une réalité très cruelle puisque ce trafic se situe au 3ème rang mondial des trafics après celui de la drogue et des armes. Il représenterait 15 milliards d'euros. La France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre d'animaux domestiques avec notamment 8 millions de chiens... Et seuls 150 000 chiens des 600 000 vendus chaque année en France proviendraient d'un élevage français déclaré, laissant ainsi de la marge pour les importations des pays de l'Est où il existe de véritables usines à chiots.

Le saviez-vous ? Présenté à Un Certain Regard au Festival de Cannes 2015, Je suis un soldat est le premier long métrage de Laurent Larivière, qui a par ailleurs réalisé des courts et moyens-métrages, dont les plus connus (J’ai pris la foudre et Les Larmes) ont été très remarqués : "N'ayant pas fait d'école de cinéma, les court-métrages ont été le lieu de mon apprentissage. Dans chacun d’eux, il est question d’une libération : il s’agit toujours pour le personnage principal de résoudre une énigme intime qui lui permette d’accéder à une conscience nouvelle. Mais dans Je suis un soldat, l’héroïne affronte pour la première fois le monde réel. Je progresse."

Le saviez-vous ? Dans Je suis un soldatLouise Bourgoin se glisse dans la peau de Sandrine, une chômeuse de trente ans contrainte de retourner vivre chez sa mère à Roubaix. Le film traite ainsi d’un sujet très en phase avec notre société touchée par la crise, à savoir ce sentiment d’échec qui pousse quelqu’un à revenir chez sa famille après avoir tenté de se construire ailleurs. La famille devient donc, de manière presque paradoxale, un lieu de déperdition.

Le saviez-vous ? Le cinéma est d'ailleurs friand de ce type de thématique, à l'image de Lonesome Jim voyant un Casey Affleck déprimé de retour dans son village après avoir tenté de faire sa vie à New-York ; Two Lovers où Joaquin Phoenix est lui aussi revenu chez ses parents après une rupture amoureuse ; ou enfin De rouille et d'os, dans lequel Matthias Schoenaerts incarne un boxeur à la rue obligé de vivre chez sa soeur dans le sud de la France.

Le saviez-vous ? En préparant le film, Laurent Larivière avait en tête le travail des frères Dardenne pour leur représentation très concrète de la réalité, mais aussi James Gray pour le côté plus spectaculaire de certaines scènes.

Le saviez-vous ? Dans le film, nous pouvons entendre la chanson des années soixante de Johnny Hallyday "Quand revient la nuit", dont le texte parle de lui-même ("Je suis un soldat, Comme d'autres là- bas, J'attends le jour, Qui verra mon retour...").

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