Il n'y a pas que Star Wars ! Le Goût des merveilles, La Vie très privée de Monsieur Sim, Le Grand jeu... Les autres sorties de la semaine
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Le saviez-vous ? Lors du premier jet du scénario, Eric Besnard a commencé à construire un polar, avec une intrigue compliquée, mais il s'est vite aperçu que cette version ne s'approchait pas de sa première idée. Le réalisateur a alors "recommencé en construisant le film sur la conscience d’avoir un personnage qui n’évolue pas. Soit exactement le contraire de tout ce que conseille le manuel des castors juniors de la scénarisation."

La Vie très privée de Monsieur Sim de Michel Leclerc

Film La Vie très privée de Monsieur Sim

Le saviez-vous ? La Vie très privée de Monsieur Sim est inspiré du roman du même nom de Jonathan CoeMichel Leclerc explique avoir lu le livre à un moment où il traversait une période difficile de deuil et de remise en question : "Ce livre avait donc un écho très particulier avec ma propre vie, et découvrir cet homme qui avait tout perdu et qui était en plein questionnement, m’a bouleversé : je me suis totalement identifié à lui à ce moment. Puis, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer directement Jonathan Coe et de le convaincre d’accepter cette adaptation."

Le saviez-vous ? Pour le personnage d'écrivain campé par Melvil PoupaudNicolas Pariser avait comme références visuelles Alain Delon et son manteau dans Le Professeur de ZurliniElliott Gould dans Le Privé d’Altman ou encore James Caan dans Le Solitaire de Michael Mann. Le point commun de ces films cultes est que l'on voit leur héros "glisser sur la surface de la société".

Le saviez-vous ? Sur le tournage, Piero Messina trouva dans les répétitions filmées le meilleur moyen de construire avec Juliette Binoche une Anna en deuil. Il procéda donc à de nombreuses prises (entre 20 et 25 usuellement, jusqu'à 40 exceptionnellement), utilisant la plupart du temps les dernières prises, là où la fatigue fit naître une nouvelle vérité. En échange, Binoche appliqua sa devise d'actrice qui est de ne pas jouer mais d'être.

Le saviez-vous ? Lorsqu'elle n'était encore qu'une adolescente, Sanna Lenken souffrait d'anorexie. Sa petite soeur avait peur de la perdre à cause de ce trouble du comportement alimentaire. La réalisatrice s'est donc inspirée de son histoire pour My Skinny Sister.

Le saviez-vous ? L’émotion et le sentiment de révolte étaient encore plus palpables au moment où Emmanuel Leconte et Daniel Leconte ont tourné les images du film qu'au jour d'aujourd'hui. Le second explique que ce projet « à chaud » s’est monté en deux temps : 


"Il est d’abord né du désir d’Emmanuel qui, sidéré par les événements de janvier, est venu me voir en me disant « Il faut faire un film sur Charlie ». Quand je lui ai répondu qu’il existait déjà, avec C’est dur d’être aimé par des cons, il m’a expliqué qu’à partir des rushes inédits de 2008, il y avait de quoi faire un autre film. On a compris que c’était une manière de redonner vie à nos amis assassinés, de leur redonner la parole. Un peu comme si les victimes répondaient elles-mêmes aux tueurs en leur disant : « Vous avez hurlé que vous aviez tué Charlie, la preuve que non. On est toujours vivants ». Et puis il y a eu le soutien de Canal+ qui a tout de suite accepté de rentrer dans le film et de notre distributeur Pyramide qui au même moment a organisé partout en France des séances de C’est dur d’être aimé par des cons au profit de Charlie Hebdo en partenariat avec les cinémas."

Le saviez-vous ? Afin de coller au plus près des faits, Amos Gitaï a procédé à un important travail de recherche, amorcé deux ans avant le tournage. Il est venu voir en personne le président de la Commission de l'époque, en charge d'enquêter sur l'assassinat. Les conclusions tirées par cette assemblée à l'époque ne furent qu'en partie rendues publiques. Un morceau concernant l'implication d'un éventuel agent double et l'analyse sur certaines mouvances d'extrême droite sont restés secrets mais ont été mis à disposition, presque vingt ans après les faits, du réalisateur.

Le saviez-vous ? "Je crois que j’ai recherché une esthétique de films évoquant le mal-être physique". C'est en ces termes que s'exprimeGuy Maddin, réalisateur de La Chambre Interdite. Le cinéaste a cherché à reproduire au maximum la détérioration qui atteint les images de films en fin d'âge, "tellement organiquement déformées et torturées qu’elles m’ont rappelé l’ectoplasme que l’on voit toujours sur les photos de spiritisme", explique t-il. Le tournage en numérique a été contrasté par une volonté d'abîmer une image souvent considérée comme propre, saturant au maximum la palette colorimétrique et multipliant les accrocs sur l'image.

Le saviez-vous ? Pour son long-métrage, L'Engagement 1.0, abordant le sujet du terrorisme, Stéphane Guenin s'est inspiré de faits réels et d'actualité, mais le réalisateur a tenu à préciser que cela n'est que de la pure fiction.

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