20 ans d'écart, A trois on y va, L'Affaire SK1... Tout sur la sélection de MyFrenchFilmFestival
Coup d'envoi pour MyFrenchFilmFestival ! Du 18 janvier au 18 février, la jeune garde du cinéma français prend ses quartiers sur la toile et dans les salles. Au total, vingt films dont 10 longs métrages seront soumis au vote des internautes sur la plateforme myFrenchFilmFestival.com. L'Affaire SK1, 20 ans d'écart, A trois on y va... Zoom sur cette 6e édition !

My French Film Festival 2016 : dans les coulisses du lancement à la Tour Eiffel !

Stars Valérie Donzelli, Isabelle Giordano, David Robert Mitchell, Marjane Satrapi, Felix Van Groeningen

AlloCiné s'est rendu dans les coulisses de la soirée d'ouverture de la 6e édition de My French Film Festival, qui avait lieu ce 17 janvier, à la Tour Eiffel. L'occasion d'échanger avec le prestigieux jury de cette édition 2016, présidée par Nicolas Winding Refn.

De Jérôme Bonnell
Avec Anaïs Demoustier, Félix MoatiSophie Verbeeck

Le pitch : Charlotte et Micha sont jeunes et amoureux. Ils viennent de s’acheter une maison près de Lille pour y filer le parfait amour. Mais depuis quelques mois, Charlotte trompe Micha avec Mélodie… Sans rien soupçonner, se sentant toutefois un peu délaissé, Micha trompe Charlotte à son tour… mais avec Mélodie aussi ! Pour Mélodie, c’est le vertige. Complice du secret de chacun. Amoureuse des deux en même temps…

Le saviez-vous ? Après Les Chansons d'amour de Christophe Honoré ou Les Amours imaginaires de Xavier Dolan, c'est au tour de Jérôme Bonnell de s'atteler au triangle amoureux. Avec ce Jules et Jim des temps modernes, primé lors du 29e Festival de Cabourg, le réalisateur poursuit son exploration des mécanismes du désir, déjà au coeur de son précédent film, Le Temps de l'aventure


De Catherine Corsini
Avec Cécile de France, Izïa HigelinNoémie Lvovsky

Le pitch : 1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d'amour fait basculer leurs vies.

Le saviez-vous ? Film solaire, ode au féminisme, La Belle saison rend hommage à ces femmes qui se sont battues pour le droit à l'avortement et la libération sexuelle, dans les années 70. La jeune Adèle Haenel (César de la Meilleure actrice en 2015 pour Les Combattants) a un temps été annoncé au casting, avant de céder sa place à l'actrice chanteuse, Izïa Higelin qui donne ici la réplique à Cécile de France. 

De Olivier Jahan
Avec Emma de Caunes, Yannick RenierJeanne Rosa

Le pitch : Éléonore, la trentaine, vient de perdre son père. Il lui a légué sa maison en Bretagne, dans les Côtes d’Armor. Elle est photographe, a connu un certain succès mais les affaires ne marchent plus comme avant. Il faut absolument qu’elle vende cette maison. Elle s’y rend avec Samuel, son ancien compagnon dont elle s’est séparée il y a quelque temps, parce qu’elle ne se sent pas d’y aller seule. Mais elle joue avec le feu car elle sait bien que leur relation ne s’est pas franchement apaisée... 

Le saviez-vous ? Quinze ans après l'échec de Faites comme si je n'étais pas là, Olivier Jahan revient derrière la caméra avec ces Châteaux de sable. Il y dirige notamment le très rare Alain Chamfort, dont ce n'est ici "que" la deuxième apparition au cinéma, après Les Jeux des nuages et de la pluie en 2013. On notera que le réalisateur rend hommage aux films de la Nouvelle Vague en laissant les comédiens s'adresser directement au public, procédé très utilisé à cette époque et que l'on peut voir notamment dans Pierrot le Fou et A bout de souffle.


De Fabrice Du Welz
Avec Laurent Lucas, Lola DueñasStéphane Bissot 

Le pitch : Lorsque Gloria accepte de rencontrer Michel, contacté par petite annonce, rien ne laisse présager la passion destructrice et meurtrière qui naîtra de leur amour fou...

Le saviez-vous ? Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2014, Alléluia est l’adaptation d’un fait divers, l’histoire de Martha Beck, jeune infirmière qui rencontre, grâce au «courrier du coeur», un gigolo soudoyant des veuves. Cette histoire, qui a secoué les États-Unis de 1947 à 1949, a déjà fait l'objet d'une adaptation avant le film de Fabrice du Welz : Profundo Carmesí d'Arturo Ripstein, sorti dans nos salles en 1996.



De Diastème
Avec Alban Lenoir, Samuel JouyPaul Hamy

Le pitch : Avec ses copains, Braguette, Grand-Guy, Marvin, Marco cogne les Arabes et colle les affiches de l'extrême droite. Jusqu'au moment où il sent que, malgré lui, toute cette haine l'abandonne. Mais comment se débarrasser de la violence, de la colère, de la bêtise qu'on a en soi ? C'est le parcours d'un salaud qui va tenter de devenir quelqu'un de bien.

Le saviez-vous ? American History X et Danny Balint aux Etats-Unis, This is England en Grande-Bretagne... Les skinheads au cinéma sont surtout l'apanage des longs métrages anglo-saxons. Hormis le personnage de Mathieu Kassovitz dans son film culte La Haine, la représentation des skinheads a très peu été abordée par le cinéma français. Un Français de Diastème marque donc une première du genre.

De David Moreau 
Avec Virginie Efira, Pierre NineyGilles Cohen

Le pitch : Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu'elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle.

Le saviez-vous ? Abonné au genre horrifique avec deux précédents films à glacer le sang (le français Ils et l'américain The Eye), le réalisateur David Moreau signe ici sa toute première comédie sentimentale. Il y dirige Virginie Efira, une habituée du genre, qui se glisse dans la peau d'une cougar de 38 ans. Dans le même registre, on se souvient bien sûr du Lauréat, dans lequel Dustin Hoffman succombe aux avances de Mrs Robinson. Mais l'originalité de ce film tient dans son traitement inédit : la relation entre Alice et Balthazar s'appuie avant tout sur un subterfuge...

De Emmanuel Mouret
Avec Virginie Efira, Anaïs DemoustierLaurent Stocker

Le pitch : Clément, instituteur, est comblé jusqu'à l'étourdissement : Alicia, une actrice célèbre qu'il admire au plus haut point, devient sa compagne. Tout se complique quand il rencontre Caprice, une jeune femme excessive et débordante qui s'éprend de lui. Entretemps son meilleur ami, Thomas, se rapproche d'Alicia...

Le saviez-vous ? Passionné par les tourments de l'âme humaine et du sentiment amoureux, Emmanuel Mouret semble fortement inspiré par Woody Allen et son cinéma. A l'instar du réalisateur américain, il joue dans ses propres films et s'offre des personnages un peu lunaires. Dans le cas de Caprice, Mouret revendique également les influences de Buster Keaton, Pierre Richard ou Jerry Lewis, des "grands maladroits (...) qui trouvaient toujours une femme sensible à leur gaucherie, à leur gentillesse et qui en tombait amoureuse".

Un peu, beaucoup, aveuglément - sorti le 6 mai 2015

Film Un peu, beaucoup, aveuglément

De Clovis Cornillac
Avec Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli 

Le pitch : Lui est inventeur de casse-têtes. Investi corps et âme dans son travail, il ne peut se concentrer que dans le silence. Elle est une pianiste accomplie et ne peut vivre sans musique. Elle doit préparer un concours qui pourrait changer sa vie. Ils vont devoir cohabiter sans se voir...

Le saviez-vous ? Un peu, beaucoup, aveuglément est la première réalisation de Clovis Cornillac. A 47 ans, le comédien a déjà 30 ans de carrière derrière lui. Vétéran des plateaux mais aussi des planches, il a longtemps hésité avant de se lancer. L'idée du film, il la doit à son épouse, Lilou Fogli. La jeune femme, qui a co-écrit le scénario, tient également le rôle de Charlotte, la soeur de Mélanie Bernier. Manu Payet, complice de Clovis Cornillac sur deux précédents longs métrages (L'Amour c'est mieux à deux et Radiostars), fait quant à lui une courte apparition, le temps d'un savoureux caméo.

De Raphaël Jacoulot
Avec Jean-Pierre Darroussin, Grégory GadeboisKarim Leklou

Le pitch : Au cœur d’un été caniculaire, dans un petit village à la tranquillité apparente, le quotidien des habitants est perturbé par Josef Bousou. Fils de ferrailleurs, semeur de troubles, il est désigné par les villageois comme étant la source principale de tous leurs maux jusqu’au jour où il est retrouvé sans vie dans la cour de la maison familiale…

Le saviez-vous ? Inspiré d'un fait divers, Coup de chaud de Raphaël Jacoulot s'intéresse à la montée de l'intolérance au sein d'un groupe, la présomption d'innocence, la désignation d'un bouc-émissaire, joué ici par Karim Leklou. Des questions qu'il se posait déjà dans Avant l'aube, son précédent film. Dans un cas comme dans l'autre, le réalisateur s'intéresse aux maux de notre société, "une société malade qui se cherche en permanence des coupables" selon lui. A ceci près que Coup de chaud prend ici des allures de western avec ses rues vides et cette chaleur écrasante... 

De Frédéric Tellier
Avec Raphaël Personnaz, Nathalie BayeOlivier Gourmet

Le pitch : Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit.

Le saviez-vous ? Obsédé depuis plusieurs années par "l’affaire Guy Georges", le cinéaste Frédéric Tellier a décidé de lui consacrer un film, centré sur la traque du tueur. Mais avant de se lancer, le réalisateur a fait des recherches durant 6 ans. Six années à l'issue desquelles il s'est ensuite lancé dans l'écriture de son scénario. Il lui aura fallu encore trois ans pour venir à bout du script. En résulte une plongée extrêmement documentée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres et de juges déterminés à mettre la main sur "le tueur de l’est parisien".

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