Avec Garance, son quatrième long métrage chaleureusement accueilli à à Cannes, la cinéaste Jeanne Herry offre un très beau rôle à Adèle Exarchopoulos, impériale et bouleversante en comédienne aux prises avec l’alcoolisme.
Le cinéma népalais existe en dehors de Bollywood. La preuve par ce film d’Abinash Bikram Shah primé à Cannes, dans lequel une communauté transgenre, les Kinnars, se retrouve aux prises avec la fausse tolérance des villageois.
Mais loin d’être figé, le documentaire s’inscrit dans un processus de transmission en mouvement, comme lorsqu’il montre comment des étudiants et étudiantes, dont certains sont allés consulter les archives allemandes, continuent de fouiller les ruines pour continuer d’alimenter l’histoire du Struthof. À voir absolument.
Quatre pauvres types qui suent et saignent pour la fortune des puissants dont ils ne verront pas la couleur – la démonstration a le mérite de la simplicité. Pour le reste, le film, fortement inspiré par Le Convoi de la peur du regretté William Friedkin (parfois un peu trop, comme lors d’une scène de pont suspendu où les héros se lancent des lingots au-dessus du vide) assume d’être âpre, brutal.
Avec son noir et blanc soigné, ses lumières contrastées et ses cadres impeccables, le film regarde du côté de la peinture flamande sans pour autant être figé dans un passé révolu. Il y a quelque chose de très moderne dans le jeu de Sandra Hüller qui relie cette histoire au présent et à la condition des personnes queer.
Attachant et dérangeant, The Good Sister laisse volontairement un sentiment d'inachevé, contraignant le spectateur à se débrouiller avec sa propre conscience. Le rappel qu'en matière délictueuse se tenir du bon côté n'est pas toujours évident.
Un conte horrifique alpin qui travaille d’abord la touffeur de son atmosphère, quitte à en oublier les raisons politiques derrière le malheur des habitants.
Doublement récompensé au dernier Festival du film francophone d’Angoulême par le Valois de la mise en scène pour Julien Gaspar-Oliveri et le Valois de l’acteur pour Diego Murgia, ce premier long métrage apporte, avec sa force brute et sa sensibilité à fleur de peau, une nouvelle pierre à l’édifice des œuvres qui osent aborder l’inceste et font avancer le débat public.
Après "Wiñay", le réalisateur bolivien Álvaro Olmos Torrico revient avec un deuxième long-métrage où il met en lumière le conflit entre préservation des traditions et modernité au sein d’une communauté quechua de Bolivie.
João Nicolau, fidèle à son goût pour le mélange des genres et les visions incongrues, part d’une nouvelle de R. L. Stevenson, située au XIXe siècle, traitant des difficultés de la vie d’artiste, puis dynamite le récit avec un ludisme effréné. Liberté et loufoquerie à tous les étages.