Cet hommage aux gialli italiens est un film aux dialogues rares et laconiques, aux ellipses et aux longues plages de musique, entrecoupées de jets d’hémoglobine. Bienvenue dans le rêve enfiévré de Nicolas Winding Refn.
En vedette qui sombre dans l’alcool, le talent d’Adèle Exarchopoulos est indéniable. Sa nature autant que sa technique donnent une authenticité à Garance. Mais elle ne parvient pas à faire dévier de sa trajectoire un scénario consensuel et résilient.
Le film montre avec efficacité les complexités de ces femmes tout sauf angéliques. Et le parallèle entre les éléphants et les kinnars est habile : les villageois les acceptent tant qu’ils ne perturbent pas leur quotidien. En revanche, l’enquête pour retrouver la fille disparue s’étire et cherche à basculer dans le thriller sans vraiment y parvenir.
20 ans après Twilight, Pattinson joue ici un autre genre de vampire. Primetime est aussi une métaphore du métier d’acteur, tout du moins tel que le conçoit Hollywood. Une vision désenchantée de l’usine à rêves.
Trente ans après l’adaptation de référence d’Ang Lee et d’Emma Thompson, ce film, portée par Daisy Edgar Jones, plaira aux amateurs de romances en costumes, moins aux exégètes de la romancière.
Ethan Hawke campe un protagoniste ingénieux, capable de revenir en un clin d’œil à son instinct animal. Russell Crowe et lui forment des duellistes de haute volée.
Léa Mysius transcende le roman de Laurent Mauvignier, pavé de 600 pages ramené ici en un film sans temps mort, avec une parfaite distribution pour l’incarner.
L’homme en pantalon est en réalité une femme, Rose (Sandra Hüller). Dans ce Retour de Martin Guerre queer, l’« Isabelle Huppert » allemande joue un revenant mystérieux. Lauréate du prix d’interprétation à la Berlinale, elle parvient à rendre moins prévisible le scénario de Markus Schleinzer.
Comme l’a prouvé La bataille de Gaulle, il reste encore de passionnants recoins de la Seconde Guerre mondiale à faire remonter à la surface. Pressure s’attache à un héros de l’ombre du 6 juin 1944 : le météorologue britannique James Stagg.
La Vie d’une femme est bâti en brefs chapitres dont aucun n’est raté. Comme son héroïne qui réconforte un patient atteint d’un cancer, le film trouve les mots justes.
Ce très bon documentaire retrace les coulisses de la tournée de reformation du groupe en 2025. Touchant même s’il ne s’appesantit pas sur les raisons de leur fameuse brouille.
Les décors ne sont faits que d’images de synthèse. La voiture remplace la barque. Le revolver devient l’arme du crime. De Vivaldi à Puccini, en passant par Haendel, des classiques de l’opéra rythment ce voyage très kitsch, qui se donne de grands airs mais n’arrive pas à bon port.
Passionnée de gastronomie et de culture nippone (comme le démontrent ses très belles séries pour Arte, dont Foodie Love ), Isabel Coixet adopte un tempo contemplatif qui estompe parfois l’émotion qui est en jeu. Mais Alba Rohrwacher, qui prête ses traits à Marta, est merveilleuse de douceur, d’intégrité et de résilience !