Avec « Her Private Hell », dans lequel il embarque l’excellente jeune comédienne Sophie Thatcher (« Yellowjackets », « Companion »), il touche le fond : scénario de science-fiction incompréhensible, dialogues fumeux, direction d’acteurs à l’emporte-pièce, violence gore inutile, décors et costumes ridiculement bricolés, et des néons rouges ou bleus partout, tout le temps... Cette fois, il n’y a vraiment rien à sauver.
Malheureusement, le film semble sauter d’une idée à l’autre, patine et s’enlise dans la boue et le sang et ne tient pas son cap. L’issue – une improbable et interminable prise d’otages - se révèle particulièrement éprouvante.
Surtout, le film, très répétitif, tourne en rond, et on ne voit pas bien où le réalisateur veut en venir : nous dire que Hansen est presque autant un dangereux salaud que ses « proies » et qu’il a poussé le bouchon bien trop loin ?
Tout est beau, élégant et romantique comme la campagne anglaise dans cette nouvelle version de l’œuvre d’Austen. Mais ces jeunes filles qui se languissent en attendant leurs soupirants paraissent beaucoup moins modernes que Pénélope qui tisse sa toile et la détisse en secret. On re‐ garde ce film bien troussé avec plaisir, mais avec l’impression que, trente ans après l’adaptation d’Ang Lee avec Emma Thompson et Kate Winslet, il est loin d’être indispensable.
Les sorcières Sandra Bullock et Nicole Kidman sont de retour, mais la magie ne prend pas. Cette suite du film original de 1998 s’avère navrante et un bien mauvais tour joué à ceux qui avaient apprécié le premier. Rien ne va.
Malheureusement, si le sujet est passionnant, sa mise en scène nous déroute. Le cinéaste mêle images de fiction, images d'archives et images de fiction filmées comme des images d'archives... Le jeu des comédiens en apparaît totalement figé et plat.