On y retrouve le goût du trash et l'humour burlesque du cinéaste qui font oublier les quelques ratés de son scénario (la caricature éculée du monde de l'art contemporain).
Passionnant conte noir que ce "A Different Man", construit sur des jeux de miroirs vertigineux qui interrogent tout autant notre rapport à la reconnaissance que la récupération de la souffrance par l’industrie culturelle.
Au confluent du drame intime, du polar et de la farandole de personnages tous plus zinzins les uns que les autres, le film d’Anders Thomas Jensen parvient à ne pas s’éparpiller, fait souvent rire et finit par émouvoir.
La forme laisse toujours à désirer mais l’intérêt reste une fois encore ailleurs. Dans la capacité par un humour mâtiné de tendresse de célébrer les vertus de l’inclusion sans verser dans le double piège de la mièvrerie et du larmoyant.
Amel Gellaty signe un road-movie emballant à travers lequel elle raconte la réalité âpre de la jeunesse tunisienne, où les traditions mettent parfois des boulets aux pieds.