Un divertissement familial à la Amblin plutôt habile quand il fait exister sa créature atypique malgré ses limitations de budget, mais qui s’en contente malheureusement trop souvent.
Le retour du génial Gregg Araki est une petite douche froide. Avec cette farce ni très drôle ni très originale, le réalisateur culte accouche d’un film un peu vieillot et trop inoffensif, alors qu’il avait tout pour revenir en force (notamment Olivia Wilde et Cooper Hoffman, super).
Les enjeux émotionnels n’ont pas toujours l’opportunité d’aller au bout de leur logique, mais entre la qualité de sa photographie et de ses scènes d’action, l’investissement des acteurs et l’amusement de son équipe créative à réveiller le bac à sable de Marvel, "Spider-Man : Brand New Day" nous rappelle pourquoi on a aimé le MCU avant "Avengers : Endgame".
Exercice stylistique à la fois brillant et déconcertant, "A Different Man" est porté par une écriture complexe et profonde. Ajoutons à cela des comédiens pleinement investis et nous voilà face à une très belle réussite qu’il ne faut absolument pas manquer.
Incapable de choisir son ton et tiraillé entre fan-service et envie de faire évoluer la licence, Les Maîtres de l’Univers version 2026 reste une curiosité bancale qui paie cash son manque de cible claire. Un divertissement gentillet et imparfait qui trouvera peut-être une seconde vie plus indulgente dans la tiédeur du catalogue de Prime Vidéo.
Akiko Ohku tisse avec poésie des regards qui s’enferment en dehors de toute réalité, avant d’y être confrontés. Un mélodrame sous forme de petite claque très efficace.
Rien que pour Pauline Clément, absolument lumineuse, difficile de ne pas tomber sous le charme de cette comédie de troupe qui rend moins hommage à son institution qu’à l’humanité derrière le théâtre.
Beaucoup d’éléments de "L’Odyssée" peuvent rebuter au premier abord, mais au début de son dernier acte, Nolan réussit si bien le coup de maître préparé en secret dès la première scène qu’on ne peut que retenir le sublime avant tout.
"The Last Viking" est un morceau d’équilibriste assez remarquable, autant dans le jeu outré de ses comédiens (Mads Mikkelsen en tête) que dans la farandole de tonalités convoquée par Anders Thomas Jensen.
En attendant, il nous fait l’honneur de dévoiler enfin au monde entier la version officielle de ses deux films Kill Bill menés par l’excellente Uma Thurman avec Kill Bill : The Whole Bloody Affair (présenté comme le vrai quatrième film de QT). Et très franchement, ça vaut le coup de la voir sur grand écran.
Disons qu’on a vu bien pire, mais que c’est aussi inutile et vain que prévu. Et qu’on se demande plus que jamais à qui ce Vaiana s’adresse, dix ans seulement après l’original.
La comparaison avec le remake n’est pas toujours à son avantage, mais Evil Dead Burn est un film d’horreur digne de ce nom, qui met la brutalité, la générosité et l’inventivité au cœur de son programme.
À travers ce personnage de Robin des bois ultra-violent et fatigué, Michael Sarnoski s’intéresse à la véritable portée des mythes fondés sur l’indéfendable. Malgré quelques poncifs, il parvient à exprimer un pessimisme assez rare sans pour autant se vautrer dans le cynisme. Peut-être a-t-on plus besoin de ça que des grandes dissertation sur le pouvoir du « storytelling », de nos jours.
Malgré une mise en scène qu’on aurait aimée plus innovante, "Les Moutons détectives" va aussi bien vous charmer que vous détruire émotionnellement, ne serait-ce que pour son regard sur le poids de la mort et son tabou.
On est d’abord agréablement surpris par le foisonnement de bonnes idées et les vrais moments de flippe qu’offre "Noise", mais la deuxième partie du film ne parvient pas à rendre justice à tous ces concepts sous-exploités et s’étire dans un dernier acte confus et interminable.
On espérait un thriller cérébral et stylisé, on se retrouve face à une catastrophe industrielle, qui s’écoute parler pendant deux heures et demie. Netflix hérite d’une œuvre ratée qui prouve qu’un gros casting ne suffit pas à sauver un scénario en totale perdition.
S’il est plus fluide que son prédécesseur, "J’écris ton nom" souffre néanmoins des mêmes problèmes structurels, incapables d’incarner une stratégie de mise en scène.