Ce qui démarre comme le récit assez classique du passage à l’âge adulte d’une adolescente en milieu rural devient une chronique politique à plusieurs facettes. Le tout sans perdre le point de vue de son héroïne, interprétée avec sensibilité par Mihad Murtada.
Même si tout sonne comme une campagne de pub géante pour vendre des jouets (courage, chers parents. Noël n’est que dans quatre mois…) et que son humour perd tout intérêt pour les spectateurs de plus de 10 ans, on ne jettera pas ce dessin animé aux chiens. Au contraire…
On repère chez Yuiga Danzuka des traces de l’influence de Kiyoshi Kurosawa - son œuvre traversée de fantômes, de spectres et d’ombres - et les signes de l’héritage du grand Yasujirō Ozu - l’attention à la modernité et ses désenchantements, à la solitude et aux conflits de générations.
Si tout n’est pas parfait (notamment un scénario somme toute trop classique), Kyma, l’onde mystérieuse est suffisamment malin pour créer une aventure à la fois inédite et pourtant familière. Le film rappelle aussi que le cinéma, ce sont des tours de passe-passe qui s’enchaînent à 24 images par seconde.
Kwon Hae-yeo (...] et Park Jeong-min (...) retiennent l’attention quand la construction schématique du film, entre passé et présent, son rythme lent, auraient pu la relâcher.
Tom Holland porte le costume comme une seconde peau. C’est donc avec succès qu’il interprète cette métamorphose… qui implique nécessairement un abandon. Dommage, toutefois, que cette mue ait tendance à éclipser l’intrigue et les enjeux qu’elle sous-tend.
D'une histoire personnelle, la réalisatrice Eva Trobisch tisse un portrait multiple, où l'intime et l'historique s'entrelacent naturellement, sans jamais forcer le lien.
Gorgonà, dans un mélange de réalisme cru, d’érotisme brut et d’onirisme hypnotique, est d’une séduisante puissance visuelle et sensuelle. Evi Kalogiroupoulou et son chef opérateur Giorgos Valsamis font un étonnant travail sur la lumière, les corps et les désirs en tension, qui rappelle celui de Claire Denis.
Le récit s’attarde. Les conversations bien anodines paraissent une éternité au spectateur, d’autant que la narration est souvent curieusement déboussolée, égarée comme ses personnages.
Il y a une forme de laisser-aller un rien flemmard dans ces vacances : Martin Fougerol et Ahmed Hamidi se laissent porter par le charisme de leurs personnages de buddy movie aux caractères opposés.
Seidi Haarla se met à nu et confère une existence organique intense à l’incarnation d’une maternité malade, écartelée entre le mal d’être mère et la dépossession de son propre corps, métamorphosé en corps-nid aliéné, étranger à elle-même.
Dans le temps compressé de cette histoire simple et resserrée sur un soir au Français, les emmerdes volent en escadrilles : ça secoue, ça chahute, ça malmène, et dans une veine burlesque se joue une délectable farce outrancière.
"Le Berger et les ours" est un documentaire sur la réintroduction de l’ours du point de vue d’un village de l’Ariège. Mais à trop abuser des outils cinématographiques, il s’affranchit de la réalité.