Synopsis : Dès sa prise de fonction à la tête d'Elf en 1993, Philippe Jaffré porte plainte contre Loïk Le Floch-Prigent. Il tient à se désolidariser des abus qui ont eu cours avant son arrivée. Dans le même temps, au Palais de justice, Eva Joly est désignée pour instruire une information judiciaire concernant les "abus de biens sociaux, abus de confiance, complicité et recel" des pratiques financières de la présidence d'Elf. En 1995, alors qu'il est dans le collimateur d'Eva Joly, Loïk Le Floch-Prigent est nommé à la présidence de la SNCF. La juge accueille mal cette nouvelle : on cherche à entraver son enquête. Maurice Bidermann et d'André Tarallo
sont mis en examen. Malgré les intimidations, Eva Joly tient tête et finit par placer Loïk Le Floch-Prigent en détention préventive en juillet 1996. Commence alors une longue série d'auditions où Loïk Le Floch-Prigent, malgré la dégradation de sa santé, ne lâche rien. Le dossier d'Eva Joly piétine. Les révélations d'André Guelfi sur son rôle dans le système de la caisse noire débloquent enfin le dossier. Seul Tarallo échappe au placement en détention
provisoire grâce au soutien d'Omar Bongo, le président du Gabon... Sirven, quant à lui, s'éloigne de la France en toute discrétion. En octobre 2000, il finit par être arrêté à Manille
et rapatrié en France. En mars 2003 s'ouvre le procès Elf. Sirven, Tarallo et Le Floch-Prigent se retrouvent face à face et s'accusent mutuellement. Sirven fait les comptes : Loïk Le Floch-Prigent aurait perçu 106 millions de francs. Le Floch-Prigent de son côté menace de révéler
la liste de tous les hommes politiques qu'Elf finançait... Mais la justice française ne lui
donnera pas l'occasion d'aller aussi loin.