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Il était une fois en Anatolie
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<strong>Il était une fois en Anatolie</strong> Bande-annonce VO
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Film : Il était une fois en Anatolie
3,3 pour 450 utilisateurs
Stars : Muhammed Uzuner, Yılmaz Erdoğan, Taner Birsel, Ahmet Mümtaz Taylan, Fırat Tanış
Mise en ligne : vendredi 30 septembre 2011
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Commentaires

  • B-Lyndon

    Scénario très intriguant...

  • spider1990

    Dur de l'attendre j'avais mis tout mes espoirs pour lui dès le début du festival de cannes. Il mérite son prix.

  • Sushi-Overdose

    Si pour vous The Tree of Life est trop contemplatif fuyez. Sinon, une merveille vous attend.

  • Sushi-Overdose

    Chronique de ce film à ne pas manquer en novembre :

  • spider1990

    Moi ce qui me dérangeait dans tree of life c'est l'histoire des gamins qui me lassait. Il y avait que le début qui m’intéressait. Alors que là c'est d'après une histoire vraie et les histoires policières sont plus mon truc. On verra bien.

  • Armanuş Sonar

    On verra bien.

  • Ned Rifle

    Comme il à l'air bien ce film, dommage qu'il ne passe nul part quoi.

  • teklow13

    [img]http://www.anglesdevue.com/wp-...[/img]

    Il était une fois en Anatolie - Nuri Bilge Ceylan

    Ombre et lumière

    Le titre Il était une fois en Anatolie renferme trois éléments sur lesquels Ceylan bâti son film. Un film qui raconterait une histoire, plutôt des histoires, à travers chaque personnage et chaque portion de paysage. Tous ces fragments épars, mis bout à bout ou non, écrivent à leur tour une autre histoire, celle de l’Anatolie, plus précisément la vision du cinéaste sur cette région de la Turquie.
    La structure du titre évoque également Sergio Leone, que Ceylan cite en se réappropriant des figures de style, le visage-paysage notamment, un choix de mise en scène construit sur la durée des plans, l’étirement du temps, un ton à la fois mélancolique et bouffon, mais également la notion de western.

    Anatolie est tout d’abord un film de genre, western et/ou film noir, Ceylan distordant certes les codes et parvenant à aller au-delà de l’exercice de style, mais dans sa construction et sa narration lues au premier degré, c’est ce que le film est avant tout.
    Un meurtrier tente de guider une équipe de policiers vers l’endroit où il a enterré le corps de sa victime,
    Cette histoire de départ, simple, noire, un peu absurde, est le premier élément narratif qui va permettre d’en faire naitre ou d’en aimanter d’autres.
    Dans sa construction le film est scindé en deux parties, une nocturne qui correspond à la recherche du cadavre, et une diurne qui met en lumière les évènements passés.
    La première partie confine à l’abstraction et tout est question de lumières, de mouvements, de motifs. C’est le ballet inquiet et inquiétant de trois voitures roulant dans des paysages de steppes vallonnés. Trois voitures perdues, à la recherche d’un mort, d’un corps introuvable dans l’immensité des champs. Trois voitures dont l’errance absurde et mélancolique semble toutefois cernée par l’étroitesse de la route et la densité de l’obscurité qui donnent à l’atmosphère un côté étouffant.
    Les phares, ces faisceaux lumineux qui éblouissent et transpercent la noirceur de la nuit, bouleversent la tranquillité des lieux mais ne parviennent pas à éclairer le mystère. Ce sont des appels à l’aide, ces trois voitures sont en détresse. La lumière comme élément d'espoir mais également comme source de mystère (lumière des phares, des torches, de la bougie de la jeune paysanne).
    D’une certaine manière ces trois corps métalliques en mouvement qui arpentent le plan ne sont pas si éloignés des trois rois mages du Chant des oiseaux. Même utilisation de la profondeur, même façon d’épouser par le déplacement la géographie des lieux, il y a également une ressemblance dans le regard adopté par les deux cinéastes, un peu interrogateur, un peu ironique, mais constamment touchant et humain.
    De ces longs déplacements, hypnotiques et fascinants, découle une impression de perte de repères spatiaux et temporels. Pourtant des indications nous sont de temps en temps données sur les lieux et les heures de l’action. Des villages sont évoqués comme étant un peu partout autour, mais l’on ne voit qu’une route sinueuse perdue, des heures sont signalées mais on ne voit que la nuit dévorant les personnages.

    Noir de la nuit, lumière des phares, cadavre introuvable et histoires donc.
    Les histoires que racontent les paysages, les éléments, les objets, tous porteurs d’une narration, que ce soit la course poétique d’une pomme qui roule vers un ruisseau ou l’apparition effroyable déclenchée par un éclair d’un rocher sculpté en forme de visage.
    Des histoires que se racontent les personnages entre eux, parfois drôles et burlesques, parfois philosophiques, légères ou sérieuses, banales ou intimes. On parle de yaourt, de prostate, de femme morte, d’amour fané, de mur de cimetière,…L’histoire de ce qu’ils racontent mais également l’histoire de ce qu’ils sont, de ce que leurs corps, leurs visages et leurs actions laissent transparaître. Ces hommes, meurtriers, policiers, commissaire, docteur, procureur, paysans, ont tous quelque chose à dire, qu’ils parlent ou non. Ces hommes provenant entre autre de classes sociales différentes racontent ainsi la société turque actuelle, constat social, humain et politique.

    Ceylan peint ses cadres en leur donnant un aspect onirique et fantastique. On est dans un western, dans un film noir mais on est également dans un conte. Un conte parsemé d’images belles et mystérieuses (le rocher sculpté, l’apparition angélique de la paysanne,..), et de sons étranges (champs caressés par le vent, aboiements de chiens).
    Conte aussi car cette recherche physique d’un cadavre qui apparaît petit à petit comme un McGuffin, se couvre d'une quête intérieure, métaphysique et de l’errance psychologique de chaque personnage. Chacun cherche son mort, son mystère enfoui dans la noirceur insondable de la nuit. Ceylan s’interrogeant sur l’âme humaine, ses incertitudes, ses regrets, ses désirs cachés.

    De Leone Ceylan retient le visage-paysage. En effet si le premier plan s’ouvre sur un large paysage de steppes, il se referme sur un très gros plan sur le visage du docteur. D’une certaine manière le film est construit comme un long zoom avant débutant sur un mystère dissimulé dans les champs pour finir sur un ce visage, sourire en coin et empreint d’une grande tristesse, visage renfermant lui-aussi son mystère.

    A l’image de la dernière scène, il dissèque. A l’image de la dernière scène, on entend mais on ne voit pas. Ainsi on garde en tête l’effet, tout l’habillage fascinant de la première partie tout comme l’écoute déplaisante des os découpés du cadavre. Mais comme le hors champs de cette dernière scène, on ne voit pas les entrailles.
    Ceylan reste relativement en surface, ne creuse jamais réellement son propos et la psychologie de ses personnages, la rendent abstraite, mystérieuse. Mais cet aspect là peut aussi donner un côté un peu poseur au film.
    Ainsi la seconde partie, éclairant la première (dans tous les sens du terme) plus explicative apparaît aussi un peu trop chargée et lourde psychologiquement.

    De son postulat de série B, des hommes, un but, une action, Ceylan construit donc autre chose. Il habille cette fausse épure narrative avec des habits (des déguisements ?) psychologiques. Peut être par peur du vide il tente de remplir des corps tout comme il remplissait ses cadres de paysages. Cet aspect là du film ne fonctionne pas totalement, et plutôt que remplissage et densité, le film laisse par endroits apparaître son maquillage, un peu posé, un peu grossier.

    Malgré ça je trouve le film magnifique et fascinant.

    [img]http://www.memento-films.com/a...[/img]

  • spider1990

    Je viens de le voir un moment agréable avec des paysages et plans somptueux, malgré la lenteur. L'histoire policière nous tient jusqu'au bout. Ce n'est pas comparable à three of life

  • lepasseur

    C'est un film splendide, exigeant et âpre. La recherche des cadres, la traque collégiale, l'humanisme qui s'en détache sont les éléments d'un grand film, long certes mais qui prend le temps d'installer son intense atmosphère. Ma critique :

  • arnaud1972

    malheureusement le film perd son rythme en cours de route (quand les protagonistes reviennent en ville) et nous plonge alors dans un ennui consensuel ronronnant,sans grand intêrèt, dommage...

  • Ame-Stram-Gram

    Merci pour ta critique teklow ;)

  • douzebravo

    J'ai voulu me la jouer cinéphile en allant voir ce film turc de 2h40. Résultat c'est 1 bonne heure de trop pour un film où il ne se passe pas grand chose... j'aurais du me méfier des qualificatifs de Libé : Sublime, Télérama : bouleversant, le Monde : Magistral, les Inrocks : Magnifique, le Parisien : envoutant.... ça m'apprendra. ceci dit c'était pas nul mais pas bien non plus et surtout leeeeeeennnnnt, looooooooooooooooooooong
    Prévoir le thermos de café bien fort. Je me demande si celui qui me l'a conseillé ne m'en voulait pas un peu...

  • douzebravo

    le film est à l'image du commentaire de teklow13 un peu plus bas : je vous laisse juge

  • Christoblog

    Magistral, d'une beauté hallucinante. Tout le monde n'aimera pas, mais ceux qui aimeront aimeront beaucoup. Et on comprend dans les 10 dernières minutes l'importance d'une bande-son...
    Ma critique :

  • Valerianne22

    Petits arrangements avec soi-même…

    Je me suis sentie immergée quasi instantanément dans ce film d’atmosphère, le fait que la nuit soit omniprésente une bonne partie du film facilitant, à l’instar des personnages, le vagabondage de l’esprit. Tout est tellement réel dans ce film, tellement juste, et ce, d’emblée, que déjà, j’ai envie de saluer cette magie qui nous fait oublier qu’on est dans un film de fiction.

    Je me demande au fond si le fait de caster et faire jouer des acteurs inconnus (enfin peut-être qu’ils sont très connus en Turquie) n’est pas un sacré atout ; c’est très très rare que j’arrive à m’immerger complètement dans un film, car souvent, le fait que les rôles sont joués par des acteurs que je reconnais, fausse le jeu (même dans les meilleurs films). Là, ça n’est pas été le cas, et dès les premières minutes, je me suis sentie comme une petite souris, témoin privilégiée d’une histoire avant tout authentique, réellement vécue !

    Même si, au fond, l’histoire en elle-même a peu d’importance. Car elle n’est que prétexte à ce qui se joue dans les relations, et chez chacun des personnages (tour à tour solitaire, individualiste, égoïste – puis relié… - cf le choix final du médecin, qu’on peut interpréter comme un choix très compassionnel, même si peu éthique...), elle n’est que prétexte au fait qu’on se rend compte que chacun, à sa manière, s’arrange avec la réalité. Question essentielle : à quel point d’ailleurs un événement extérieur à soi réactive des choses personnelles, où commence l’identification projective face à l’autre… quelle est la part de soi-même et de la vie des autres dans nos pensées, nos idées, nos choix…

    Contrairement à d’autres spectateurs, je n’ai pas senti du tout de jugement de la part du cinéaste, juste un constat, probablement un peu amer, sur le fait qu’on se ment tous à soi-même, que notre équilibre est toujours fait de petits arrangements, souvent pathétiques… mais néanmoins tellement humains. Aucun jugement par contre sur le fait que l’homme serait potentiellement mauvais (peut-être par contre le fait que l’homme est facilement esclave de ses passions charnelles, amoureuses…), mais surtout le constat que nos vies ne sont que doutes, incertitudes, rebondissements… - même (surtout ?) derrière les discours rationnalisés et (apparemment) convaincus, et que finalement, on ne peut jamais rien maîtriser !

    Mais j’ai senti aussi, et chez chacun des personnages, y compris les plus antipathiques d’emblée (le commissaire ou le maire par ex…), de l’empathie de la part du cinéaste, une humanité dans son regard, probablement parce qu’il s’inclut aussi dans ces hommes et femmes qu’il filme pourtant au plus près, au cordeau, sans complaisance. Même si on peut déduire que le personnage du médecin est celui qui lui « ressemble »le plus.

    Beaucoup de mystère et d’interrogations en tout cas dans ce film un peu étrange, beaucoup d'humour (décalé !) aussi, film d’atmosphère avant tout, et paradoxalement, beaucoup d’évidences, dans ce qui est proposé très très finement, comme un « possible » et sûrement pas comme une « Vérité »…

    C’est un grand cinéaste que Nuri Bilge Ceylan – dont personnellement, je vois pour l’instant très peu de points faibles. Il sait très bien filmer (photographie magnifique – utilisation très pertinente du hors champ : la scène de l’autopsie, par ex, a été assez éprouvante), choisir ses acteurs, les diriger (cf le fait qu’on oublie très vite qu’on se trouve dans un film), et surtout, il sait distiller une atmosphère très particulière, avec toujours un point de vue singulier et très fin, fait de doutes et d’intuitions. D’ailleurs, moi qui ne suis pas du tout fétichiste des DVD, j’ai pourtant déjà acheté « Uzak », « Les trois frères » et « Les climats » (et c’est évident que j’achèterai – aussi – « Il était une fois en Anatolie » !).

  • Odile Arlaud

    Angoissant, fascinant,avec en apparition lumineuse, la fille du maire, on dirait un Georges de la Tour.L'humanité et la compassion du docteur pour la complexité de l'âme humaine est bouleversante et le commissaire est magnifique dans sa douleur et sa culpabilité ineffable .

  • Betsabea

    Beaucoup, beaucoup trop long. Les plans sont si longs qu'ils en deviennent intenables au bout d'1h30 de film....

  • piju

    Le crépuscule sur les collines d’herbe rase, puis les fontaines dans la lumière des phares… Le vent fait bruire et bouger la nuit qui s’étale, paresseuse mais orageuse, une pomme roule dans le ruisseau, comme la vie : à la fois lourde et légère, elle coule insouciamment, et tout à coup quelque chose d’imperceptible l’arrête dans sa course…
    Dans cette nuit d’errance, on ne sait pas trop ce qu’on cherche au début… mais au bout du compte, chacun va trouver en lui ce qu’il n’aurait pas forcément voulu y trouver…
    Nuri Bilge Ceylan nous raconte la vie noire et complexe comme un conte lent, un voyage dans l’esprit des personnages gris, sombres et pluvieux qui se dévoilent par petits pans et évoluent au cours de la nuit vers un peu plus de conscience et un peu plus d’humanité, émaillant son film de moments magiques et superbes : balayage dérisoire des bidonvilles, moineaux et rubans de prière, et surtout Cemile portant le thé et la lumière, lumineuse elle-même dans la rusticité des hommes…

  • zvock083

    J'ai pas aimé, le film ne m'a jamais emballé d'aucune manière que ce soit la 1ere heure est vraiment très ennuyeuse et malheureusement c'est aussi le cas pour le reste du film. J'ai regardé jusqu'au bout mais c'est vraiment pénible de voir 2h30 d'un film lorsqu'on a aucune accroche avec celui ci. 1/5

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