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Edgar Morin, Chronique d'un regard
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Edgar Morin, Chronique d'un regard Bande-annonce VF
Film : Edgar Morin, Chronique d'un regard
3,5
pour 17 utilisateurs
Stars : Edgar Morin
Mise en ligne : mardi 31 mars 2015
1 Bande-annonce & Teasers
Edgar Morin, Chronique d'un regard Bande-annonce VF 1:33
Vidéo en cours
Edgar Morin, Chronique d'un regard Bande-annonce VF
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Commentaires

  • Lili L.
    J'ai pu assister à la diffusion du film au Festival d'Alès en 2015. Ce documentaire donne une vision différente du cinéma, d'une manière simple et émouvante. Et quelle belle surprise que de découvrir Edgar Morin comme grand penseur du cinéma! A voir.
  • Jean-Claude M.
    Des images spectrales,animées, sont projetées sur les murs des immeubles à Paris, àBerlin. Par grands plans de nuit, elles soulèvent la ville quidevient ainsi un espace mental, rêveur, mobile.Dans les rues, lesmusées, marche Morin, curieux, étonné, pensif, aux aguets.Lui qui a écrit sur lecinéma, qui en a fait un objet d’étude, mais aussi s’en estservi comme outil d’investigation, le voici qui marche à son tourdans un film dont il est l’acteur. Star lui-même, acteur socialsociologue, anthropologue, philosophe, écrivain – autant deplaques à la tectonique complexe.Cet homme, qui a toujoursvoulu décloisonner les disciplines, a traversé le siècle, franchiles frontières entre les pays, les langues, les champs des sciencessociales. Nommant, interrogeant et racontant pas à pas soncheminement, ses étonnements et ses rencontres dans des livres.Précisément : dans uncafé, devant ces livres, seul, un acteur professionnel, MathieuAmalric, qui ne joue ici aucun rôle, lit des passages, à haute voix– d’ordinaire, lire dans un tel lieu est un emploi du tempssilencieux, personnel, de l’ordre de l’intime. Chronique d’unregard : plaisir sensible, le film de Céline Gailleurd etOlivier Bohler joue, lui, avec le temps, les lieux, les livres etmétamorphose le dedans et le dehors.Guidés par le tandemqui, invisible, l’accompagne et nous accompagne, nous marchons avecMorin dans la ville : sa tête. Le film fait corps avec son sujet,nous fait entrer dans cet homme et, ce faisant, dans nous-mêmes, nosvies, notre Histoire.Il s’agit bien degarder les yeux ouverts.Citation de textes etd’images, fiction, archive,reportage, montés/superposés/frottés/reflétés, « EdgarMorin, chronique d’un regard » n’est pas un documentaire deplus : c’est un objet cinématographique étonnant, inédit,passionnant, neuf, qui bouleverse les regards, les repères, lesroutines spectatrices et dont la fraîcheur nous emporte par sontempo, son élan, son enthousiasme.Tels les livres qu’onveut relire à peine refermés, on n’a qu’une envie : lerevoir ce film, découvert, pour ma part, le dimanche 22 mars 2015 à14h00 grâce au perspicace et chaleureux festival « Itinérances »d’Alès. Jean-ClaudeMonnet
  • sylvie J.
    Comment dire ce qui me touche dans ce film « EdgarMorin, chronique d’un regard », découvert en avant- première le 22 marsdernier au festival d’ITINERANCES d’Alès? Pas un documentaire de plus,non ! Un film d’auteur pour de vrai ! Comme ceux que nous offraitAndré S. Labarthe quand il se penchait sur d’autres cinéastes Cassavetes,Moretti, tellement d’autres et que ses portraits, ses rencontres devenaientalors leçon de vie et de cinéma !Est-ce seulement Morin surl’écran ou moi, toi, vous, nous tous sur l’écran, en filigrane? Comme toutesces images qui s’animent ensurimpression sur les murs : Muybridge, Méliès mais aussi de vieux filmssoviétiques et plein d’autres vestiges de sa mémoire cinématographique. Est-ceseulement sa mémoire ou toutes les nôtres qu’interrogent les auteurs ? Quelquesdélicieuses confidences de jeunesse : Il se souvient avec humilité que cedont il rêvait entre autres choses en s'engageant auprès des résistants,c'était d’un blouson de cuir comme celui du chef ; puis il évoque lecinéma comme un refuge à ses désespoirs après la mort de sa mère mais aussi toutau cours de sa vie, comme élément moteur de son œuvre !Comment mieux dire la complexité de toute unevie, de toutes nos vies qu’au travers de ces chemins buissonniers que nousproposent Céline Gailleurd et Olivier Bohler au fil d’un temps si précieux,celui d’une vie, cheminement d’un regard singulier décliné en rêveries sur lesmurs des villes traversées. Une généreuse quête de l’autre, de l'improbable, dunon convenu par ce génial "touche à tout" qui cherche sans cesse àenrichir sa pensée et celle des autres, au hasard des voyages, dessollicitations, des promenades à Berlin ou au musée Branly. Visagesamérindiens, africains comme un écho à ceux de ces inconnus européens, interrogés au gré de l’envie, dans son aventure du réel « Chroniqued’un été » , commise avec son double joyeux Jean Rouch, comme unerespiration nouvelle au coeur même de sa pensée.Quel choix judicieux que delaisser libre cours à la parole d’un homme jusque dans ses erreurs maistoujours à l’écoute de toutes nos incompréhensions pour en tirer le meilleur, leplus juste de l’humain, cette faculté de croire que ce que dit l'autre estsurement plus important que sa propre pensée. Avec, comme ponctuation magiquede cette ballade avec cet homme hors du commun, une autre trouvaille de génie, endouble/conteur, le comédien Mathieu Amalric qui nous enchante de sa voix secrèteet chaude. On sort heureux de ce filmmagique, avec une double envie : celle de lire et relire Edgar Morin,l’écouter sans fin et celle de retourner en salle dès le 29 avril, date desortie du film, avec d’autres amis et partager ces moments si légers d’une« pensée complexe ».
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