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    Journée contre l'homophobie : ces stars qui ont caché leur homosexualité pour sauver leur carrière
    Par Thomas Desroches (@ThomDsrs) — 17 mai 2020 à 10:00
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    Devant les caméras, elles menaient une double vie pour préserver leur carrière. À l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre l'homophobie, lumière sur ces personnalités du cinéma qui ont longtemps aimé dans l'ombre.

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    Longtemps, Hollywood se pliait en quatre pour garder ses icônes dans le placard. Si les temps ont changé, du moins en apparence, il est important de ne pas oublier le temps où le simple fait d'aimer pouvait anéantir une carrière. Répondre aux codes de la société, affirmer sa virilité, officialiser une relation... La liste des règles pour passer inaperçu était longue. Sans oublier la presse à scandale, beaucoup plus violente aux États-Unis qu'en France, à éviter impérativement.

    Au fil des années, bon nombre de biographes et d'historiens du cinéma ont écrit sur les vies cachées des plus grandes stars, comme James Dean, Montgomery Clift, Barbara Stanwyck, Marlene Dietrich... Pourtant, peu d'éléments prouvent, encore aujourd'hui, la véracité de ces histoires. À l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre l'homophobie, voici neuf portraits de figures du grand écran, qui ont dû lutter contre les oppressions d'un système tout entier.

    Rock Hudson (1925 - 1985)

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    Rock Hudson.

    L'histoire de Rock Hudson, aussi tragique soit-elle, est avant tout emblématique. À l'âge de 27 ans, l'acteur est révélé grâce au réalisateur Douglas Sirk dans Qui donc a vu ma belle ?, en 1952, et Le Secret magnifique, en 1954. Grand et séducteur, le brun ténébreux symbolise un modèle de virilité pour les jeunes hommes et le gendre idéal aux yeux de l'Amérique puritaine. Dans son intimité, il vit son homosexualité caché, loin des flashs des photographes et des journaux sans scrupule. En Une des magazines, les photos de la star sont souvent accompagnées de gros titres questionnant sa vie sentimentale : "Célibataire à la dérive", "Pourquoi Rock ne se mariera pas avec Debbie Power !"... Des sujets qui passionnent les adolescentes de l'époque et qui font les choux gras de la presse cinéma.

    Sous couverture

    Pour enfouir les suspicions, Rock Hudson se rend aux avant-premières accompagné de stars féminines, comme Elizabeth TaylorDoris Day ou Vera-Ellen. Ces stratagèmes payent, jusqu'en 1955, date à laquelle le magazine Confidential menace de révéler son homosexualité dans ses colonnes. Prêt à tout pour éviter le scandale, son agent Henry Willson propose alors de vendre des informations sur deux de ses clients - Tab Hunter et Rory Clahoun -, à condition que le journal abandonne son sujet. La même année, pour éliminer tous les doutes qui subsistent, un lavender marriage (terme pour désigner un mariage arrangé, NDLR) est organisé entre la star et Phyllis Gates, la secrétaire de son agent. Ils divorcent trois ans plus tard, en 1958.

    Par la suite, Rock Hudson continue de fréquenter des hommes dans l'ombre, comme Lee Garlington, avec qui il vivra une histoire d'amour entre 1962 et 1965. Interviewé par People en 2015, l'homme explique : "Nous faisions semblant d'être hétéros. Un jour, nous avons rencontré Paul Newman et sa femme lors d'une soirée. L'acteur m'a regardé et m'a sourit. J'ai lu sur son visage qu'il savait pour Rock et moi." En juillet 1985, la star de Géant annonce être atteint du Sida. Son homosexualité ne sera révélée qu'après sa mort, survenue le 2 octobre 1985.

    Les Acacias
    Anthony Perkins.

    Anthony Perkins (1932 - 1992)

    Il est l'inoubliable et terrifiant Norman Bates dans Psychose d'Alfred Hitchcock, sorti en 1960. Un personnage fort qui devient son rôle signature, au point de lui coller à la peau jusqu'à la fin de ses jours. Loin des traits physiques d'un Rock Hudson, Anthony Perkins incarne un tout autre type de héros romantique. Il partage l'affiche avec les plus grands talents de sa génération, comme Audrey Hepburn, dans Vertes Demeures, en 1959, ou encore Jane Fonda, dans La Tête à l'envers, en 1960. Ambitieux et carriériste, le comédien met un point d'honneur à garder ses fréquentations - principalement masculines - secrètes. En 1956, l'actrice Venetia Stevenson lui présente Tab Hunter autour d'une piscine au Château Marmont. Les deux hommes se fréquentent, puis finissent par entretenir une relation durant plusieurs mois.

    Dans son documentaire autobiographique, sorti en 2015, Tab Hunter se remémore les soirées mondaines, lorsque Anthony Perkins et lui arrivaient chacun avec une femme à leur bras pour tromper les médias. Une fois la fête finie, les deux hommes repartaient ensemble, main dans la main. Leur histoire prend fin lorsque Anthony Perkins décroche la tête d'affiche de Prisonnier de la peur, en 1957, un rôle que son partenaire convoitait depuis longtemps. Durant les années soixante, le héros de Psychose médiatise son couple avec la chanteuse Helen Merrill, puis épouse la photographe Berry Berenson en 1973. Ils auront deux enfants, Oz et Elvis Perkins.

    "C'était son choix."

    Les anciens amants se retrouvent des années plus tard, en 1984. Tab Hunter lui rend visite et découvre un autre Anthony Perkins, devenu père de famille. Dans son autobiographie, publiée en 2005, Tab Hunter revient sur ces retrouvailles : "C'était la première fois que je le revoyais depuis des années. J'étais heureux de voir qu'il avait une superbe famille. Qui suis-je pour décider, ou même discuter, de ce qui est bon pour lui ? C'était son choix." Anthony Perkins meurt le 12 septembre 1992 des suites de complications liées au VIH. Bien que tenue secrète, cette passion mythique inspire encore Hollywood, à l'instar de J.J. Abrams qui souhaite produire un film sur la romance entre les deux acteurs. 

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    Tab Hunter.

    Tab Hunter (1931 - 2018)

    Dans les années cinquante, Tab Hunter enchaîne les succès. En plus de remplir les salles avec Le Cri de la victoire, en 1955, et Collines brûlantes, en 1956, l'acteur, blond aux yeux bleus, est également chanteur et cumule les tubes. Le plus connu de tous reste Young Love, sorti en 1957, qui se glisse numéro un des charts pendant six semaines. Comme d'autres dans son cas, la star n'a pas d'autre choix que de s'afficher avec des actrices à la demande des studios. Ses amies, Natalie Wood et Debbie Reynolds, entre autres, acceptent de jouer le jeu. Malgré tout, les rumeurs fusent. Peu avant sa relation avec Anthony Perkins, le jeune homme est victime de son ancien agent Henry Willson, qui le livre au magazine Confidential en 1955. Dans un article, le journal explique que l'acteur avait été arrêté par la police au cours d'une "pajama party" - comprendre une orgie gay - en 1950.

    Pourtant, cette tentative de outing (révéler l'homosexualité d'une personne sans son consentement, NDLR) ne prend pas. Dans une entrevue accordée à The Hollywood Reporter en 2015, il raconte, qu'au même moment, la revue Photoplay sortait un numéro avec lui et Natalie Wood en couverture. De quoi faire de l'ombre au "scoop" du Confidential. Tab Hunter fait son coming-out en 2005, dans les pages de son livre, intitulé Tab Hunter Confidential: The Making of a Movie Star. Un documentaire, adapté de l'ouvrage, voit le jour dix ans plus tard. L'acteur décède le 8 juillet 2018.

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    Raymond Burr.

    Raymond Burr (1917 - 1993)

    Pour Raymond Burr, les méthodes pour dissimuler sa vie privée sont bien plus extrêmes. Grâce aux séries Perry Mason et L'Homme de fer, l'acteur devient une véritable icône du petit écran, ce qui ne l'empêche pas de s'illustrer au cinéma, comme dans Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock, en 1954. Derrière les caméras, la star se fabrique tout un passé pour ne pas éveiller les soupçons. Il affirme avoir été veuf à deux reprises - l'une de ses femmes serait décédée dans un crash d'avion en 1943 - et avoir perdu son fils de dix ans des suites d'une leucémie en 1953. Pourtant, de nombreuses sources remettent en doute ces éléments et révèlent qu'aucune preuve ne permet de vérifier ses déclarations.

    Fin des années cinquante, sur le tournage de Perry Mason, Raymond Burr rencontre Robert Benevides, un acteur et ancien combattant de la guerre de Corée. Ils vivent ensemble - toujours cachés - pendant trente-cinq ans en Californie et aux îles Fidji. Les deux hommes deviennent également des hommes d'affaire en construisant une galerie d'art, une société de production, un vignoble et une pépinière d'orchidées. Il succombe à un cancer le 12 septembre 1993. Le biographe Michael Seth Starr revient sur la vie de l'acteur dans un livre, Hiding in Plain Sight: The Secret Life of Raymond Burr, publié en 2008.

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    George Nader (à droite) accompagné de son fidèle ami, Rock Hudson.

    George Nader (1921 - 2002)

    Promis à un bel avenir, George Nader reçoit le Golden Globe de la Révélation masculine de l'année 1955 pour le western Four Guns to the Border, sorti l'année précédente. Avec son physique de jeune premier, l'acteur séduit les spectateurs et se place comme l'un des meilleurs espoirs du grand écran. Seul problème : la vie privée du jeune homme, très proche de Rock Hudson, ne respecte par les mœurs des studios. Sous contrat avec la firme Universal, il se voit imposer la présence de comédiennes lors des événements, comme Piper Laurie, ou encore Diane Crayne, qui se tient à ses côtés durant la cérémonie des Oscars de 1955.

    Huit ans auparavant, en 1947, il rencontre Mark Miller, un autre acteur, qui sera son partenaire pendant plus de cinquante-cinq ans. Si George Nader reste discret, il refuse de mentir et de se montrer avec des femmes pour sauver son image. Un acte de rébellion qui lui coûte cher. Universal met fin à son contrat, ce qui affecte beaucoup sa carrière. Il tente sa chance en Allemagne, où il tourne plusieurs films dans le rôle de Jerry Cotton - l'équivalent de James Bond -, avant d'arrêter sa carrière durant les années soixante-dix suite à un accident de voiture. En 1978, il publie Chrome, un roman de science-fiction sur une relation homosexuelle. Il ne fait son coming-out qu'en 1986, peu après la mort de son ami Rock Hudson, et disparaît le 4 février 2002 d'une pneumonie.

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    Greta Garbo.

    Greta Garbo (1905 - 1990)

    Son visage reflète, à lui seul, une grande partie de l'histoire du cinéma. Greta Garbo, de son vrai nom Greta Lovisa Gustafsson, est une figure incontournable du grand écran. Auréolée d'un Oscar d'honneur en 1955, elle est connue pour sa beauté, ses personnages forts et son désir de ne jamais se plier aux dictats de la société. Courtisée par les hommes, elle refuse catégoriquement le mariage, au point de ne pas se présenter à la cérémonie qui devait l'unir avec l'acteur John Gilbert. Pour autant, la star ne dévoile rien de sa vie privée, même après avoir mis fin à sa carrière en 1941. Des années plus tard, de nombreuses rumeurs lui prêtent des relations homosexuelles, notamment avec la poétesse Mercedes de Acosta. Pourtant, lorsque leurs lettres sont rendues publiques en 2000, rien ne permet d'affirmer l'existence d'une liaison entre les deux femmes.

    En septembre 2005, le Musée de la poste de Stockholm expose d'autres messages, échangés cette fois avec l'actrice suédoise Mimi Pollak. Les deux comédiennes se rencontrent en 1922 et entretiennent une relation étroite jusqu'au départ de Greta Garbo pour Hollywood. Elles continuent de s'écrire à distance pendant soixante ans. Lorsque Mimi Pollak lui annonce son mariage avec Nils Lundell, la réponse de son amante ne fait pas de doute : "Je rêve de te voir pour découvrir si tu te soucies toujours de ton ancien célibataire. Je t'aime, petit Mimosa." Durant les années trente, Mimi Pollak l'informe de la naissance de son petit garçon. "Je suis incroyablement fière d'être père", lui répond Greta Garbo. Cette dernière décède le 15 avril 1990 d'une pneumonie.

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    Randolph Scott (à gauche) et Cary Grant.
    Cary Grant (1904 - 1986) et Randolph Scott (1898 - 1987)

    En 1936, dans les colonnes du magazine Screenland, la journaliste Maude Cheatham publie un article intitulé : "Movie Bachelors at Home" - "Les célibataires du cinéma à la maison" en français. Le papier s'attarde sur la collocation entre deux acteurs séduisants, Cary Grant et Randolph Scott. Le premier est le comédien fétiche d'Alfred Hitchcock, le second est un habitué des westerns. Lorsqu'ils se rencontrent sur le tournage de Hot Saturday, en 1932, les comédiens créent un lien fort. Peu de temps après, ils emménagent dans une maison de plage à Santa Monica et un manoir situé à Los Feliz, un quartier de Los Angeles. Ils partagent le même toit pendant douze ans.

    La relation fusionnelle entre les deux stars soulèvent des questions. Il est dit que les jeunes femmes se succèdent à l'intérieur de la maison, sans réelle preuve. En 1934, les studios ordonnent à Cary Grant de se marier. L'acteur épouse Virginia Cherrill la même année, avant qu'un divorce ne soit prononcé treize mois plus tard. La star, de nouveau célibataire, retourne alors vivre près de son amant. Dans ses mémoires, le journaliste mode Richard Blackwell, qui a vécu quelques mois auprès des deux hommes, les décrit comme "profondément, follement amoureux". Au cours des années quarante, ils décident de vivre séparément. Cary Grant disparaît le 29 novembre 1986 d'une hémorragie cérébrale. Randolph Scott décède, quant à lui, trois mois plus tard, le 2 mars 1987 d'une maladie cardio-vasculaire. 

    Une carrière sacrifiée 

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    William Haines.

    William Haines (1900 - 1973)

    Le destin de William Haines diffère considérablement des portraits précédents. Après avoir signé un contrat avec le grand studio Metro-Goldwyn-Mayer (MGM) en 1922, l'acteur devient une star et une valeur sûre au box-office. Au cours d'un voyage à New York en 1926, il rencontre Jimmie Shields, avec qui il formera un couple pendant quarante-sept ans. Les grands magnats d'Hollywood étaient au courant de sa vie privée, mais lorsque la star est arrêtée avec un marin en 1933, la nouvelle fait vite le tour. Louis B. Mayer, le patron de la MGM, réduit son salaire de 3 000 dollars par semaine à 1 250 dollars et lui impose un mariage arrangé. William Haines refuse et décide de ne pas cacher son homosexualité. La firme le vire et sa carrière s'arrête net dès 1934. Loin des plateaux de cinéma, l'acteur se reconvertie et devient un décorateur d'intérieur à succès. Il meurt d'un cancer du poumon le 26 décembre 1973.

    Découvrez la bande-annonce du documentaire "Tab Hunter Confidential" :

    Tab Hunter Confidential Bande-annonce VO

     

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    Commentaires
    • spielbergismygod
      Et ce n'est pas du tout ce que je fais, il suffit de me relire. C'est toi qui fait un parallèle douteux. Comme si le milieu du show-bizz était aujourd'hui plus tolérant envers les personnes homosexuels que les hétéros... Ce n'est pas parce que ça va mieux, que la situation s'est inversée et que les victimes d’hier sont devenus les bourreaux d'aujourd'hui.Loin de la.
    • Plaza13
      faut pas juger un fait de société du siècle dernier avec les yeux actuels : autre temps autre mœurs
    • spielbergismygod
      Constater que la situation s'améliore, c'est une chose. Faire un simple constat (cette bonne vieille rhétorique du constat...) qui laisse à croire qu'aujourd'hui, il vaut mieux être gay ou pansexuel qu'hétéro, c'est consternant. C'est à peu près du même niveau que ceux qui viennent t'expliquer que les noirs vivent mieux qu'avant, parce que quand même, l'esclavage, c'était vraiment une horreur. C'est un fait. Pour autant, ce n'est pas parce que Black Panther est sorti au cinéma qu'il vaut mieux être noir que blanc dans le milieu.Les états des lieux de la situation en mode Twitter, je m'en méfie comme de la peste.
    • tylercross
      Je n'ai pas trouvé l'article inutile, connaître ce petit bout d'histoire de certains grands noms du cinéma, moi ça m 'intéresse. Pour le reste, faut arrêter la parano, article homophobe??non mais sérieux. La société actuelle est rentré dans un puritanisme malsain, sans parler des relents de complotismes qu'on mange à ttes les sauces.
    • roi lion
      en France on a eu Jean Marais et Arletty qui elle était bi!
    • Last Action Zero
      A un journaliste de la télévision des années 70, qui lui demandait en interview le secret de son succès, Mel Brooks a répondu en guise de boutade, un truc du genre : Pour pouvoir réussir dans le showbusiness, il faut soit être juif, soit être toxicomane, soit être homosexuel. Par chance, je suis les trois à la fois ^^
    • Plaza13
      je remarque que t'invective (petitesses de ceux qui s'imaginent penser) mais je constate surtout qu'il n'y aucune contradiction sur la réalité de l'évolution du show biz et de la société en générale sur la situation actuelle des lgbt.il n'y a jamais eu autant d’œuvres (film, série) qui portent sur le sujet et autant d'artistes qui s'affichent ouvertement.il n'y a aucun jugement de ma part en écrivant : autre temps autre mœurs. je constate l'évolution de la société... sa tolérance, son acceptation.faut se détendre et arrêter d’être parano... tout va bien ;)
    • Plaza13
      un simple constat sur l'évolution de la société sans aucun jugement de ma part.jouer la carte de la victimisation n'a aucune prise sur moi car impossible de ne pas reconnaitre que l'on vit mieux sa sexualité de nos jours qu'a l'époque cité dans l'article. tout ce que je lis de tes propos c'est uniquement de la diversion pour éviter de le reconnaitre.sinon, comment ca se passe ? t'est voyant a tes heures perdues pour reconnaitre le genre et l'orientation sexuelle d'une personne en quelques lignes ?
    • Big Mac S.
      Qu'est-ce qui faut pas lire... Ils ont été outés y a bien longtemps, notamment dans des biographies officielles. C'est pas des scoops hein, ces cas sont déjà connus de tous. La plupart n'ont pas caché leur homosexualité pour garder leur vie privée mais juste pour garder leur boulot. Il est important de rappeler en cette journée contre l'homophobie que la discrimination existe et qu'il n'est pas normal que ces acteurs aient du se cacher. Ces récits sont importants et servent à dénoncer l'homophobie qui pouvait ou peut encore exister à Hollywood afin de la combattre et de faire en sorte que les acteurs/rices LGBT n'aient plus à se cacher. Tu vas me dire que la série Hollywood de Ryan Murphy qui traite de ces histoires est homophobe ?
    • Desmolo
      outer des gens qui ont clairement préféré garder confidentiel cette partie de leur vie privée...je pense que vous n'avez pas compris le sens de la journée contre l'homophobie, puisque vous faites exactement ce que c'est sensé combattre.en gros vous célébrez la journée contre l'homophobie en commettant un acte homophobe.j'en déduis que vous allez célébrer la journée contre l'esclavagisme avec autant en emporte le vent et la journée contre les violences faites au femmes avec orange mécanique.
    • amaug
      Cette liste oublie tout de même un paquet de noms célèbres. Il faut aussi dire que beaucoup d'acteurs étaient bisexuels. Durant des années, Marlon Brando aurait ainsi entretenu une liaison avec le producteur Christian Marquand. Même chose pour James Dean (qui était très très proche du réalisateur Nicholas Ray), Sal Mineo (encore un acteur de La Fureur de Vivre...), Burt Lancaster ou Alain Delon. Il y a même eu de très grosses rumeurs concernant Paul Newman.
    • Hunnam29
      Pour Dolan je suis d'accord. Mais c'est aussi et surtout parce que c'est lui-même un homosexuel. Il est de Montréal qui plus est, où la tolérance des uns et des autres est hyper appréciable, où les gens sont bien plus ouverts. Où tu n'as pas tellement eu à te battre pour ton coming out. Du coup il met ça en fond très naturellement et se concentre sur son histoire (ce qui nous importe le plus dans le cinéma !). Et c'est vrai que c'est super appréciable. Quand c'est Hollywood qui s'attaque à ce genre de sujet, surtout dans des gros films grand public, c'est pour expédier le tout à la truelle en général.
    • spielbergismygod
      Salut Andiran. Je suis de retour après avoir perdu, par je ne sais quel sortilège, l'accès à mon ancien compte. On en a eu des discussions et des désaccords, mais je vois que tu es toujours là pour répondre aux petitesses de ceux qui s'imaginent penser.Pour rester sur le sujet, quoi qu'on pense de Dolan, la force de son cinéma réside dans sa capacité à mettre en scène des personnes homosexuels sans en faire le sujet de son film. C'est pas banal, et si je ne suis pas à même de me mettre dans la peau d'une personne homosexuelle, j'imagine que ça peut être agréable de voir un film qui vous montre sans faire une thèse sur le pourquoi de votre sexualité.
    • Pierre C.
      Voyons d'ailleurs comment se place Disney par rapport à cela : https://www.chroniquedisney...
    • demencia
      C'est encore le cas aujourd'hui , et notamment chez les acteurs français ( et actrices ), ou présentateurs télé . jamais aucune personnalité n'a avoué ouvertement son homosexualité ( ou si peu ), on le sait par indiscrétion , bouche à oreilles, on devine facilement les raisons , en tous cas sur les chaînes publiques ...Bien que , dans certaines émissions racoleuses à la mode , il est de bon ton d'inviter un homo qui amuse la galerie en batifolant dans tous les sens , ce qui ne représente en rien cette communauté , voir plutôt à la ridiculise , honte au P.A.F ( si on peut dire ! )
    • andiran23
      Oh non, bichon, c'est dur d'être parmi les 90 % d'hétéro 😥😥😥Pour rappel : l'homophobie tue encore beaucoup, les gays sont toujuors agressés, chassés de chez eux, et y'a toujours plein de gens qui se cachent dans le show-biz, contrairement à ce que tu prétends. Si ça te dérange, leur présence et leur affirmation de qui ils sont parce qu'ils en ont marre d'avoir honte et d'être discriminés, c'est pas par tendance. Remets tes convictions en question, t'as de l'intolérance qui suinte
    • Sheikh Khaled
      Pourquoi qu'un listing d'acteur américains ... dieu seul le sait.
    • meiyo
      Je suis d'accord pour Cary Grant : qu'il ati été gay ou non m'indiffère mais il n'y a aucune preuve. Le cas de Rock Hudson demeure le plus emblématique : quadra, je me le rappelle.
    • Plaza13
      autre temps autres mœurs...aujourd'hui dans le show-biz faut s'afficher gay ou pansexuel pour être tendance et faire le buzz. s'afficher hétéro, c'est devenu ringard voir homophobe.
    • Plaza13
      je n'ai jamais aimé cette expression qui sous entend : faire sa vie par rapport aux autres jamais comme on a envie.
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