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    Coronavirus & cinéma : l'an 0 du Box-Office français
    Par Olivier Pallaruelo (@Olivepal) — 26 sept. 2020 à 10:00
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    Sans surprise, la fréquentation des cinémas s'est effondrée de plus de 70% cet été. La faute à l'épidémie du Coronavirus, à l'absence des traditionnels blockbusters estivaux, et aux contraintes drastiques du maintien d'activité des salles... Analyse.

    2020, Annus Horribilis pour le cinéma. Entre l'avalanche de films reportés à 2021, quand ils ne finissent pas par atterrir directement sur les plateformes en VOD, un Box Office mondial (et donc français) totalement sinistré, les mesures sanitaires très strictes imposées aux exploitants de salles qui peinent à battre le rappel auprès des spectateurs, au point qu'une cinquantaine d'entre elles ont dû fermer leurs portes, à l'image du fameux cinéma parisien Grand Rex, contraint de fermer temporairement ses portes en août faute de fréquentation suffisante, nul besoin de jouer davantage les cassandre pour dire que le bilan estival (et des six premiers mois de l'année) du Box Office français n'est pas franchement positif...

    Une année qui ne démarre pas sous les meilleures auspices...

    Avant même que le cinéma ne soit touché de plein fouet par la crise du coronavirus, les indicateurs étaient déjà au rouge vif dès le début de l'année. Le mois de janvier a connu son pire résultat en dix ans pour les salles françaises. Selon les estimations de la direction des études, des statistiques et de la prospective du CNC publiées en février, la fréquentation cinématographique atteignait 14,42 millions d’entrées au mois de janvier 2020, soit un recul de 21,3 % par rapport à janvier 2019. Le mois de janvier 2019 avait été le mois de janvier le plus élevé de la décennie avec les succès de Creed II, AquamanLes Invisibles et Astérix - le secret de la potion magique.

    Selon le journaliste Kevin Bertrand, de la publication spécialisée Le Film français, ces 14,42 millions de tickets représentaient "la plus faible performance du mois depuis les 14,3 millions de billets enregistrés il y a dix ans, en janvier 2006", ajoutant que "ce score [était] également nettement en-dessous de la moyenne de la décennie écoulée pour un mois de janvier, qui [s'établissait] à 16,8 millions de spectateurs". De mauvais résultats qui s'expliquaient notamment "en raison des contre-performances des films français, dont la part de marché n' [avait] atteint que 30,4% au mois de janvier; à comparer aux 42,7% de janvier 2019, et en particulier aux comédies". Dans un contexte de plus en plus anxiogène, le mois de février n'a fait guère mieux. 17,55 millions de spectateurs se sont rendus dans les salles obscures; à comparer avec les 21,96 millions de février 2019 : un recul de la fréquentation de 20,1%. C'est énorme.

    Coup de tonnerre dans un ciel déjà pas vraiment serein

    Le 14 mars, le gouvernement ordonnait la fermeture jusqu’à nouvel ordre "des lieux non indispensables" afin de freiner la propagation de l’épidémie de coronavirus. Les salles de cinéma, rentrant dans cette catégorie, ont logiquement baissé leurs rideaux. Richard Patry, patron de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français), s'inquiétait déjà des effets dévastateurs de cette mesure sur son secteur d'activité, soulignant au passage son inquiétude "pour cette sédentarisation forcée de nos concitoyens. Pendant plusieurs semaines, ils ne pourront pas sortir de chez eux. Que vont-ils faire pendant tout ce temps ? Regarder Netflix, Disney+ ou Amazon Prime Vidéo, et, donc, se déshabituer de la salle de cinéma".

    Alors que le CNC assouplissait justement début avril les règles concernant les plateformes de streaming et VOD, il publiait ses dernières estimations concernant la fréquentation des salles pour ce même mois de mars. Selon les chiffres / estimations fournis par la direction des études, des statistiques et de la prospective du CNC, la fréquentation cinématographique atteignait ainsi 5,95 millions d’entrées au mois de mars 2020, en baisse de 68,3 % par rapport à mars 2019. Cette chute abyssale de la fréquentation s’explique bien entendu par l'épidémie de Covid-19. Une première baisse significative de la fréquentation, liée à cette épidémie, avait été observée la semaine précédente à partir du lundi 9 mars. Pour la publication spécialisée Le Film français, il s’agissait "du plus mauvais mois de mars depuis la prise en compte des statistiques mensuelles par le CNC, en 1980", rappelant que "1992 avait [...] été la seule année à enregistrer un mois de mars sous la barre des 10 millions de tickets".

    La litanie des mauvais chiffres continue. Sur le premier trimestre 2020, la fréquentation a ainsi globalement reculé de 35,5 % à 38,05 millions d’entrées, soit le plus bas niveau depuis 23 ans (1997 avec 36,35 millions d’entrées). Sur les 12 derniers mois écoulés (au moment de la publication des chiffres), les entrées dans les salles étaient estimées à 192,04 millions, en baisse de 3,3 % par rapport aux 12 mois précédents.

    Un été pas vraiment en pente douce

    Les salles de cinéma n'ayant réouvert officiellement leurs portes que le 22 juin, le CNC n'a repris la publication de ses chiffres que le mois suivant. Le premier chiffre justement, concernant le nombre d'entrées faites ce mois de juin, donne une idée de la profonde sédation dans laquelle était (est) plongé le secteur : à peine 1,11 million d'entrées, là où, pour le même mois en 2019, le compteur affichait 12,48 millions d'entrées. Selon un sondage que nous avions publié en mai, 36% des sondés déclaraient être prêts à se rendre au cinéma dans les premiers mois post-déconfinement, si la situation sanitaire le permettait, tandis que 32% espéraient s'y rendre "dès les premières semaines" post-déconfinement. A la vue des chiffres du bilan de l'été publiés par le CNC, très fragiles, les distributeurs et les exploitants de salle vont devoir plus que jamais battre le rappel.

    Fréquentation totale (millions d'entrées) 2020 2019 Evolution 2020/2019 (en %)
    Janvier 14,42 18,32 -20,0
    Février 17,55 21,96 -20,1
    Mars 6 18,75 -68,0
    Avril N.S. (non significatif) 18,05 N.S.
    Mai N.S. (non significatif) 15,44 N.S.
    Juin 1,11 12,48 -91,1
    Juillet 4,75 18,26 -74,0
    Août 6,76 16,12 -58,1
    Huit premiers mois 50,83 139,38 -63,5
    année glissante (de septembre n-1 à août n) 124,52 208,34 -40,2

    Entre le 22 juin et fin août, ce sont ainsi près de 13 millions d'entrées qui ont été enregistrées. Depuis la mi-juillet, une dizaine de films sort chaque semaine et la fréquentation montre une certaine reprise notamment au cours de la dernière semaine du mois d’août, avec la sortie en salles de Tenet. Le film totalisait près d’un million d’entrées sur sa première semaine, soit le meilleur démarrage de l’année 2020. Sur la dernière semaine du mois d’août, les salles enregistrent, en moyenne, 20 entrées par séance, soit une performance égale à celle observée l’année dernière et bien supérieure à celle constatée depuis la réouverture des salles.

    La fréquentation diminue de 66,5 % au cours des mois de juillet-août. En revanche, les films français voient leur fréquentation progresser de 13,1 % avec 6 millions d’entrées, alors que celle des films américains diminue de 88,4 %, à 3 millions d’entrées. Les films d’autres nationalités voient leur fréquentation diminuer de 27,9 %, à 2,5 millions d’entrées. Ainsi, l’absence des films américains explique l’essentiel de la baisse de la fréquentation observée cet été. A l’exception du film catastrophe Greenland avec Gerard Butler, sorti mercredi 5 août, et celle de Tenet, tous les blockbusters estivaux ont été repoussés ou diffusés sur des plateformes de streaming. C'est le cas par exemple du Mulan de Disney, qui ne sera finalement disponible que sur la plate-forme Disney+.

    La part de marché des films français est estimée à 40,3 % sur les huit premiers mois de 2020 (33,3 % sur les huit premiers mois de 2019), et celle des films américains à 47,5 % (54,7 % en 2019). Sur les 12 derniers mois, la part de marché des films français est estimée à 39,0 %, celle des films américains à 49,9 %, et celle des autres films à 11,2 %.

    Coronavirus et Hollywood : une saison en Enfer

    Si la fréquentation des cinémas s'est effondrée, c'est certes avant tout la faute à la pandémie de coronavirus, mais également à l'absence de blockbusters sur les écrans. Qui est, in fine, un révélateur de notre grande dépendance aux distributeurs américains. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation outre-atlantique, depuis le mois de mars, ne laisse pas espérer un retour rapide à la normale. Qu'on en juge.

    Entre les mois de mars et mai 2020, ce sont pas moins de 300 films qui furent reportés aux Etats-Unis, contre une quarantaine en temps normal. Corollaire de l'arrêt des tournages et des annonces de reports, le nombre de nouveaux films à l'affiche s'est réduit comme une peau de chagrin aux USA. Début février, on relevait encore 105 nouveaux films à l'affiche. Fin août, ils ne sont que 23, selon les données du site Box Office Mojo. On peut même y ajouter tant qu'à faire la première semaine de septembre : on retombe à 13 nouveaux films à l'affiche par semaine.

    Il faut dire aussi que les salles des chaînes de cinémas AMC, Regal et Cinemark ont totalement fermé durant cette période. En juin, AMC, qui est le premier réseau de salles aux Etats-Unis, étaient carrément menacé de faillite, avec des pertes abyssales estimées entre 2,1 et 2,4 milliards $. A la mi-juillet, les médias américains estimaient que seulement 17% des salles obscures étaient ouvertes dans le pays. Et les quelque 300 "drive-in", où les spectateurs assistent au film en restant dans leur voiture, étaient logiquement très loin de compenser cette situation.

    La situation sanitaire dans le pays, le plus touché au monde, reste extrêmement préoccupante. A l'heure où nous écrivons ces lignes, ce 24 septembre, le pays a franchi le cap des 200.000 morts. Parmi les Etats les plus touchés figure la Californie, centre névralgique de l'industrie de l'Entertainment US. Rien que le Comté de Los Angeles enregistre 263.408 cas confirmés de covid-19, et 6425 morts depuis le début de l'épidémie, selon le comptage ultra précis de l'Université John Hopkins, qui fait autorité.

    "Nous avons vécu de grandes trahisons de la part des studios..."

    "On est dans un vrai film catastrophe" lâche Richard Patry, le patron de la FNCF, dans un entretien accordé au journal Le Monde et publié la veille de l'ouverture du 75e congrès annuel des exploitants qui s'est tenu du 21 au 23 septembre, à Deauville. "C’est, je pense, la pire période de notre histoire depuis la naissance du cinéma. Il n’y a pas de télétravail dans notre métier. Les salles ont donc survécu en épuisant leur trésorerie. [...]". Et d'ajouter un peu plus loin : "Le report de Tenet et de Mulan, qui devaient sortir le 15 juillet, a été une catastrophe. A 30 % de leur capacité, les salles ne sont pas rentables. Nous avons eu clairement un problème d’offre. C’est vrai que beaucoup d’indépendants français ont joué le jeu, mais ce n’est pas les dénigrer que de constater que l’absence des Américains pèse très lourd dans la balance. Tout le monde réalise aujourd’hui que notre système d’aides, basé sur les entrées, est américano-dépendant. Ce système est vertueux, il nous permet de nous maintenir depuis dix ans à plus de 200 millions d’entrées par an. Mais que cette source vienne à manquer, et c’est tout le système qui s’effondre".

    C'est dire si le congrès annuel des exploitants ne s'est pas franchement ouvert sous les meilleures auspices. Sous le feu roulant des critiques, les reports de sorties et la déprogrammation de films, qui ont contribué à tendre encore plus une situation déjà compliquée et critique. "Nous déplorons la décision de reports de sorties et de déprogrammation de films, que nous attendions pour relancer la fréquentation, et ce, au profit des plateformes" a fait savoir Sonia Brun, porte-parole de la branche petite exploitation, selon les propos rapportés par Le Film Français.

    Sur ce sujet, Nathanaël Karmitz, le président du directoire du groupe MK2, a carrément sorti la sulfateuse. "Nous avons vécu de grandes trahisons de la part des studios" lâche-t-il dans un entretien accordé au Film Français. "Après avoir incité les salles à ouvrir pour accueillir Mulan, Disney a ainsi profité de la situation pour son seul et unique intérêt au détriment de tous ses partenaires, en particulier en France en choisissant une mise en ligne en décembre sans frais supplémentaire. C’est une provocation inacceptable vis-à-vis des exploitants. Dans une industrie où nous sommes tous interdépendants, ces coups de canif sont dangereux pour l’avenir et se payeront pour tout le monde, exploitants comme studios". Ambiance...

    Un secteur sous perfusion

    Sylvie Jaillet, porte-parole de la branche moyenne exploitation [NDR : les établissements de spectacles cinématographiques relevant de la petite et moyenne exploitation sont les établissements exploités par des personnes qui ont réalisé, en moyenne, au cours des deux années précédant la demande d’aide auprès du CNC, moins de 1% des entrées sur le territoire national], a précisé quant à elle que "sans diversité de films, après une fermeture historique de 99 jours, nous accusons [...] une chute de fréquentation de l’ordre de 70%". Et de pointer du doigt les éléments aggravants : peu de soutien des élus locaux, concurrence de séances en plein air illicites durant l’été, report et déprogrammation de sorties, renforcement des mesures sanitaires strictes en zone rouge, et même une météo trop ensoleillée, qui n'a guère incité les spectateurs à venir dans les salles de cinéma.

    Dans sa branche, elle affirme que les exploitants ont fait une "souscription massive de PGE", de l'ordre de 75%. Le PGE est l'acronyme du "Prêt Garanti par l'Etat", mis en place pour soutenir la filière et les métiers du cinéma. En juillet dernier, un article du Monde pointait justement la difficulté pour les acteurs du secteur, en particulier les industries techniques, d'obtenir ce prêt. Jean-Yves Mirski, délégué général de la FICAM (Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia), expliquait alors que "la moitié des entreprises du secteur se sont heurtées à des refus de leurs banques, faute de trésorerie".

    Le constat clinique est peu ou prou le même du côté de la grande exploitation (multiplexes et autres), représentée par Laurence Meunier au congrès des exploitants. "La réduction du nombre de films distribués affecte tous les cinémas, mais plus encore ceux qui comptent un grand nombre d’écrans, car l’offre ne permet pas un renouvellement suffisant de leur programmation" a-t-elle déclaré, demandant "le maintien des dispositifs d'activité partielle au-delà de 2020; et [...] un accès aux aides de relance sur 2021 / 2022". Avant de porter l'estocade sur ceux et celles qui seraient tenté de remettre en cause la chronologie des médias : "ne laissons pas les producteurs décider seuls de l’avenir de la chronologie des médias : la fenêtre salle doit être impérativement maintenue".

    Fin août, le gouvernement annonçait un mécanisme de compensation des pertes d’exploitation pour les salles de spectacle et de cinéma, doté de 100 millions d’euros. À Deauville, la nouvelle ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a dévoilé que la moitié de cette enveloppe serait destinée aux exploitants de cinéma pour compenser leurs pertes en recettes billetterie, à hauteur de 50 % pour les salles indépendantes et 40 % pour les circuits. "La gestion de ce fonds sera assurée par le CNC qui effectuera un premier versement de 80 % du montant de la compensation fin octobre, avec un effet rétroactif au 1er septembre. Le solde de 20 % sera alloué en janvier 2021" a-t-elle précisé. A l'adresse cette fois-ci des distributeurs, un coup de pouce de 17,7 millions € est également alloué sous forme de soutien sélectif, pour les encourager à sortir leurs films dans cette période encore très perturbée. Des aides bienvenues pour une filière qui va rester convalescente et sous perfusion pendant encore un long moment.

    A l'heure où l'on annonce une année sans film Marvel, une première depuis 2009, les grosses locomotives susceptibles de créer un appel d'air pour inciter les spectateurs à revenir dans les salles en 2020 se réduisent comme une peau de chagrin. A moins que sa sortie ne soit elle aussi encore repoussée, Mourir peut attendre, le prochain opus de la saga James Bond, pour ne citer que lui, aura la lourde tâche de jouer le rôle de catalyseur. Un titre à la résonnance décidément bien singulière, en cette année 0 pour le cinéma...

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    Commentaires
    • meiyo
      C'est possible et même probable mais si on cherche un coupable ce n'est pas le coronavirus mais les chaînes de cinéma qui nous prennent pour des vaches à lait depuis trop longtemps.
    • demencia
      Je suis bien d'accord avec toi dans le sens ou la publicité , la promotion ( achetée !) d'un film ,est d'autant plus grande que le film est mauvais ,attention cela concerne uniquement certaines maisons de production , certains producteurs ,( et certains films avec...certains acteurs ) et comme tu dis , certains médias ! ....à en croire une quelconque soudoyance !.... Et pour en revenir au film culte , je pense bien sûr que chacun aura son propre regard avant de déclarer un film digne de ce qualificatif ... . Mais , le fait aussi d'essayer de diriger le public vers un cinéma d'auteur , plus atypique , plus sincère est une formidable idée , mais hélas ,ce n'est pas trop l'optique des annonceurs , et peut-être encore moins celle du publique d'aujourd'hui ( je généralise , bien sûr ) .
    • Hunnam29
      Tous les films ne deviennent pas cultes non plus. On aime revoir ses films cultes à soi en général. Dupieux par exemple, ouais, franchement j'y crois à un coffret un jour sur sa filmo entière et à des plus jeunes qui sauteront dessus pour se faire ça. Mine de rien, des réalisateurs qui utilisent autant l'absurde comme outil de création, il n'y en a pas 50 000.Après oui les pubs parlent du mauvais côté de la pièce... Mais bon c'est le principe de la pub j'ai envie de dire. Le jour où la pub fera la part belle à du solide (que ce soit en cinéma ou en musique ou autre), les cochons voleront. Les pubs essaient d'attirer la populace, d'attirer ceux qui ne vont pas forcément au cinéma d'habitude. Et je pense que d'autres médias tombent dans l'outrance de mettre 0/5 à tous les blockbusters et 5/5 aux petits films d'auteur oui, pour essayer de les faire ressortir plus.
    • demencia
      J'apprécie comme toi ce retrait par rapport au publique ' débile , neuneu, incivilisé , bruyant . Je suis à un âge ou je n'ai pas du tout envie d'entendre brailler dans tous les sens dans une salle de ciné ; ou je n'ai plus envie de faire la queue en écoutant les gens raconter le film qu'ils ont déjà vu deux ou trois fois ( super, les spoilers !).... De toutes façons , ce qui me rassure , c'est que le cinéma que j'aime , on ne le diffusera jamais ou si peu dans les circuits standards , alors vive mon petit ciné-club et ....longue vie à nos canapés !!!!
    • demencia
      Tu cites un ou deux films que je trouve exécrables , provocateurs , insultants, proprement indignes de notre histoire cinématographique D'autres sont très bons ..Ceci dit , qui se souviendra dans 40 ans de ' les misérables ', de ' le Daim ', ou d'autres oeuvres du moment ? Quel réal contemporain sera adulé dans les ciné-club de nos enfants, voir de nos petits enfants ? Ly ? Dupieux ? je ne crois pas ..Je pense , ( perso , évidement ) que , bien sûr , quand je dis que le cinéma Français est nul , c'est évidement aux vues des .......du moment ,car on les fait tellement passer pour des chef-d'oeuvres , des trucs intelligents , que le Vrai cinéma Français ( et je ne doute pas qu'il existe bien ) est complètement obstrué , et passe au second plan Et les raisons sont évidentes ...Pour l'anecdote , je ne vois rien dans ta liste de film qui puisse faire date dans nos cinémathèques .. ( Avant qu'on m'insulte , je précise encore que ce n'est là que mon avis perso, je ne critique personne , je n'injurie pas ceux qui pensent autrement )
    • tueurnain
      Exact, quand on regarde en arrière, au temps des péplums à la Ben-hur ça fonctionnait déjà comme ça...
    • Plaza13
      OupsEn fait, je connais que Monsieur Plus de Balhsen ;)
    • meiyo
      Non Disney + c'est Disney. :)
    • Plaza13
      j'avoue que pour les phones ça s'est bien calmé et comme tu dis c'est avant et après...mais le truc de mater l'heure ou la notif avec l'écran bien allumé en plein film ça marche encore fort.Dans le sud, c'est le syndrome de la goute d'eau :les gens qui parlent fort pendant les ba, le dernier sms au début de film, les attardés (ça fait 10 mn que le film a commencé) qui cherchent une place avec le portable en mode lampe torche en toute sérénité et tutiquanti..Ce sont des tout petits rien mais cumulés, ça devient un gros tout !le problème: puisque c'est systématique donc attendu..ben ça mine a force... :(Alors bien sur, on peut faire abstraction et profiter du spectacle qu'offre un film pleinement genre blockbuster mais j’avoue préférer largement le visionnage d'un thriller, horreur ou épouvante (par ex.) chez moi pour être au max de la tension que sortir du film toutes les 20 mn a cause de ces individus mal éduqués.j'ai le souvenir du film les autres en DVD et audio DTS :A un moment, il y a une scène avec des bruits de pas provenant de l'étage du dessus qui se renforcent. j'ai vraiment crus que c'était le voisin qui allait me tomber dessus lolje ne suis pas sur qu'en salle, j'aurais flippé autant puisque justement c'était une salle de ciné...tout ce que je peux dire, c'est qu'après plusieurs visionnage, la séquence marche encore bien..malheureusement...lol
    • Plaza13
      moi non plus, je trouve ça débile en plus ;)en aucun cas, il y a du c'était mieux avant dans mes propos juste un constat que les spectateurs sont devenus des consommateurs avec les comportements qui vont avec : zapper un long dialogue en consultant sont smartphone comme on zappe un clip de yt, applaudir un générique de fin mécaniquement pour suivre la tendance comme on porte des Vans ou un crop top....
    • Hunnam29
      Si c'est à ce point la jungle, je comprends qu'on y aille plus. Mais bon, l'incivisme est grave où tu es... Je suis en Bretagne, les gens sont plutôt calmes. Même si c'est sûr qu'il suffit d'un c** ou d'un groupe de c** dans la salle pour gâcher la séance. J'ai eu ça qu'une fois, et récemment en plus. Au début de Blade Runner 2049. Malgré le fait que les places se réservent maintenant, des gens avaient piqué des places restantes pour mieux se placer. Forcément, les gens qui avaient vraiment ces places-là sont arrivés un peu en retard et ont réclamé leur place. Ceux qui les avaient prise voulait plus bouger. La nana a fait un scandale en restant debout exprès et en gueulant je m'en fous je bouge pas tant que vous dégagez pas. Puis après ils se sont échangés des coups de poing, d'autres gens dans la salle se sont mis à se mêler du truc. C'était juste à ma droite, ça m'a bien gavé pendant les 10 premières minutes du film. Mais bon, c'était un peu tous des cassos, jamais eu ça depuis. Ca peut arriver partout de tomber sur des hystériques.Les smartphones j'avoue qu'à part avant la séance et tout de suite après, j'ai jamais été dérangé.
    • Plaza13
      1) Dans les grandes villes: l'incivisme est permanent...(circulation auto, accueil dans les administrations, commerce etc etc...) limite une religion : le moi-moi.... et la salle de ciné ne déroge pas à la règle...le fameux : j'fais c'que j'veux ! j'ai payé..hein !Mais je vous apprend rien, il y des émissions et des débats sur yt et à la tv sur ce sujet.je vous conseille même l'excellente vidéo du fossoyeur de film qui résume bien ces comportements: le manuel du savoir vivre du spectateur ;)2) dans aucun des mes propos sur ce sujet, je parle du pop-corn mais bien de l'individualisme ambiant, des gens qui se lèvent en plein film pour changer de place, les ricanements pendant un moment de tension, de ceux qui expliquent une situation, un dialogue etc etc... : vous savez bien qu'il suffit d'une personne ou d'un groupe pour gâcher le visionnage...(j'ai évité de citer volontairement le smartphone car pour vous ça n'existe pas/plus)
    • Hunnam29
      Je suis pas trop partisant du c'était mieux avant perso. J'aime avancer de l'avant plutôt que de rester penser au passé et dire que c'était mieux. C'est une façon d'être. Après je t'avoue que les réseaux sociaux et tout, c'est vraiment, mais vraiment pas mon truc et je m'en serais bien passé. La culture de soi qui en découle me gonfle aussi. Mais bon, en s'entourant des bons amis on peut être très extérieur à tout ça :)
    • Plaza13
      par exemple....;) mais pas que làCe qui est malaisant, c'est la non spontanéité de ce comportement (applaudir, ricaner pour une pov blague)....céder à la pression du groupe par panurgisme (comme des robots), histoire d’être bien vu/mieux vu par l'autre...l’être et le paraitre...
    • Plaza13
      c'est VOTRE ressenti
    • Plaza13
      Pourquoi vouloir en faire un conflit générationnel ?C'est juste un constat partagé par beaucoup
    • Hunnam29
      Mais c'est qu'une face de la pièce encore une fois.On peut se focus que sur les sorties françaises pourries chaque semaine, et rester dire le cinéma français est nul. Ou faire abstraction de tout ce foin (c'est déjà plus facile de faire abstraction sans télé ni radio pour ma part), de toutes ces comédies populaires au rabais. Je ne vais pas m'amuser à faire des listes. Mais rien qu'en 2019 : Le Chant du Loup, les Misérables, Hors Normes, J'ai Perdu Mon Corps, Portrait de la jeune fille en feu, La Belle Epoque, Mon Inconnue, Roubaix, Le Daim, Proxima, Seules les bêtes et j'en passe... Etaient soit très intéressants, soit de très très bon films. Mais les as-tu vu au moins ? Parce que 99.99% des gens qui gueulent que le cinéma français comme est nul (sur ce forum ou ailleurs), sont des gens qui ne vont jamais le voir ! Qui s'arrêtent aux blague de Toto en allant pas plus loin. C'est pas possible de se permettre des raccourcis quand on ne s'intéresse pas à un sujet.Alors après en 2019 il y a aussi eu Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon dieu ? à côté, en même temps, la même année. Oui, et ? C'est normal qu'il y ait le lot de comédie populaire grasses qui font 7 millions d'entrées. C'est le cas partout. Mais vraiment partout. C'est pas typique français.Après je suis d'accord que Boon qui reçoit une distinction, c'est n'importe quoi, mais ça change pas pour autant la face du cinéma français. C'est triste d'en arriver là, tout au plus.
    • demencia
      Quand je me lève les fesses du canapé , c'est pour aller au ciné-club du coin où je suis abonné ! là , je peux voir des merveilles ,vieilles ou récentes ( toutes en V.O, j'y tiens ) mais qui passent ou sont passées inaperçues dans le circuit normal . Ca me coûte 5 euros , les salles sont petites ( 7 salles pour un total d'à peu près 1000 fauteuils au total ) parfaites en confort et en restitution sonores ....là , pour parler djeun's : je kiffe grave !!!!.....Ce ciné-club et mon canap' ..!!!!!
    • demencia
      Kaamelot est spècial , beaucoup de gens n'aiment pas l'humour de cette série ( moi , perso j'adore ! ) ceci dit j'attends le film avec quelques doutes ... Mais comme on dit , tous les goûts ......par exemple , un pote à moi est un immense fan de Chaplin , ce personnage me laisse de marbre ! Chacun ses ressentis
    • demencia
      Oui , évidement , un studio d'enregistrement sera toujours mieux que mon pauvre magnétophone à ( musi) K7 ! après , c'est juste une question d'appréciation ..
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