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    Inglourious Basterds sur France 3 : Vincent Lindon et Isabelle Huppert ont refusé de tourner pour Tarantino
    Par Laëtitia Forhan — 19 nov. 2020 à 18:00
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    Inglourious Basterds de Quentin Tarantino est diffusé ce soir sur France 3. Si plusieurs comédiens français sont au casting de ce film de guerre, saviez-vous que Vincent Lindon et Isabelle Huppert auraient également pu jouer dans le film ?

    Si Mélanie Laurent, Léa Seydoux, Denis Ménochet, Jacky Ido et Julie Dreyfus sont au casting du long-métrage de Quentin Tarantino, Inglourious Basterds, deux autres célèbres comédiens français auraient pu être à l'affiche de ce film de guerre uchronique.

    Inglourious Basterds
    Inglourious Basterds
    Sortie le 19 août 2009 | 2h 33min
    De Quentin Tarantino
    Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Eli Roth, Michael Fassbender
    Presse
    3,7
    Spectateurs
    4,3
    Streaming

    En effet, en 2017, alors qu'il fait la promotion de Rodin de Jacques Doillon, Vincent Lindon se confie sur sa carrière dans l'émission d'Europe 1, Il n'y a pas qu'une vie dans la vie et révèle avoir décliné un rôle dans le film de Tarantino. "C'était un rôle pour le début du film qui durait un quart d'heure, vingt minutes, qui était plutôt bien mais en même temps il y avait un film de Stéphane Brizé qui s'appelait Mademoiselle Chambon qui se tournait aux mêmes dates. (...) J'aurais pu faire des pieds et des mains pour que Stéphane décale son film mais je préfère être le roi dans mon royaume qu’un Français dans un film américain considéré à sa valeur de Français, c’est-à-dire pour un rôle de paysan."

    Lindon ajoute au micro d'Isabelle Morizet :"Souvent, les Américains ont une façon de filmer et de voir les paysans français un peu bizarre, avec une 4L ou une 2 CV fourgonnette, une cigarette derrière l’oreille. Si je devais un jour aller aux Etats-Unis, je préfère qu’on m’appelle parce que c’est moi qu'ils veulent spécifiquement même pour un petit rôle que faire un rôle de Français dans un film américain. Tout le monde s’est cassé les dents. Ça n’est pas une fin en soi".  

    L'acteur, césarisé en 2016 pour son rôle dans La Loi du marché de Stéphane Brizé justement, s'était vu proposer le rôle de Perrier LaPadite, qui fut finalement attribué à Denis Menochet. 

     

    Universal Pictures
    Denis Menochet face à Christoph Waltz

    Mais Vincent Lindon n'est pas le seul à avoir dit non au célèbre metteur en scène américain...  L'excellente Isabelle Huppert - qui avait alors déjà tourné aux Etats-Unis à plusieurs reprises, notamment dans La Porte du paradis de Michael Cimino (1980), Amateur de Hal Hartley (1993) ou encore J'adore Huckabees de David O. Russell (2005), se voit proposer en septembre 2008, le rôle d'une propriétaire de cinéma parisien sous l'Occupation. L'actrice se dit intéressée mais annonce, quelques jours plus tard, qu'elle ne prendra finalement pas part au tournage d'Inglourious Basterds.

    Isabelle Huppert aurait-elle "posé un lapin" à Quentin Tarantino ?

    Si les raisons officielles de ce refus restent floues, le journaliste Christophe Carrière affirme dans un article intitulé "Huppert - Tarantino : c'est fini !", publié dans le magazine L'Express début octobre 2008 : "Après avoir posé un lapin au metteur en scène, elle est arrivée en retard au second rendez-vous. Puis n'a pas jugé bon de donner rapidement sa réponse définitive.

    Des accusations qu'Isabelle Huppert n'a pas manqué de démentir dans un droit de réponse: "Je n'ai nullement tardé à répondre à la proposition qui m'a été faite et pour laquelle j'avais manifesté un intérêt de principe. Cette proposition n'a tout simplement pas abouti, faute d'accord sur ses termes." La comédienne précise également n'avoir à aucun moment "posé de lapin" au réalisateur. Le journaliste souligne, à la suite de cette réponse, détenir ces informations d'un proche collaborateur du cinéaste.

    Quelques mois plus tard, Quentin Tarantino présente Inglorious Basterds hors compétition lors du Festival de Cannes présidé par... Isabelle Huppert. 

     

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    Commentaires
    • Hareng rouge
      une pièce de theatre, il m y fait penser Hateful eight aussi mais en nettement moins reussi
    • Hareng rouge
      ca existe encore aujourdhuiselon toi ca aurait été plu crédible qu'il cache toute une famille de juif en plein patelinjustement l isolement ca rend la chose encore plus flippante ca montre jusquou il sont determinés a aller pour retrouver les rats
    • Hareng rouge
      s'il n'était pas de couleur, personne ne s en soucierait a hollywood ..
    • Vroumvroum
      C'est un paysan, quand... tu sais que tu trouves les mêmes aujourd'hui encore ? Faut sortir un peu de Paris...
    • spielbergismygod
      Accessoirement, Inglourious Basters est la représentation même du grand film malade (appellation trop souvent galvaudée). Du génie à tous les coins de rues, un rythme bancal, une direction des acteurs français aux fraises, un talent insolent et des errances difficilement excusables. Film fascinant, aussi réjouissant qu'énervant.
    • The Rotisseur
      Ah purée Lindon c'te patriote :D Mais j'aurais tellement aimé voir cette intro avec lui.
    • Tommy Shelby
      Oui mais ça c'est autre chose, c'est de l'habillage, de la mise en scène à la Tarantino. Que cette famille soit isolée ou pas c'est anecdotique finalement car l'essentiel de la scène est en huit clos.
    • FlecheDeFer ..
      C'est vrai que dans sa film Lindon n'a jamais joué de personnages clichés pour bobos, non non... Cela dit, il a raison sur ce coup concernant les rôles réservés aux étrangers, suffit de voir le rôle stéréotypé de l'Hispanique de service dans les films US, un pays où l'espagnol est pourtant maintenant plus parlé que l'anglais et où 20% des américains ont des racines hispaniques!
    • Gabrielle Be
      C'est un autre point ;-)
    • Melnibonéen
      Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.Pour le coup, on en a fait des dizaines et des dizaines des films qui se passent à la campagne, en France, et durant la 2nde guerre mondiale.Et ça ne ressemble pas trop à ce que montre Tarantino.
    • Hairpeace
      Oui parce que dans la France de 1941 c'est connu que le paysage était parfaitement urbanisé et la technologie dernier cri omniprésente.
    • Hairpeace
      Le problème c'est plutôt que personne n'en a rien à faire d'Omar Sy !
    • Leonzat
      Lindon a une filmographie magnifique, je me suis fais un petit cycle dernièrement et il est génial aussi bien dans Fred, La moustache, Welcome et surtout En guerre. Il y en a encore un paquet que je n'ai pas vu.
    • spielbergismygod
      On peut tout simplement dire que la scène d'ouverture est un chef d’œuvre à elle toute seule ( ce qui est un problème pour le film qui offre son meilleur au début),que Vincent Lindon n'a pas tort dans le principe, mais que dans ce cas précis, c'est évidemment un hommage au Western plus que la vision cliché du paysan français. Bref. Pas de quoi remettre en cause l'immense talent de Lindon (Revoyez Mercredi folle journée, un feel-good movie français délicieux et poétique), ni la pertinence de la mise en scène de Tarantino.
    • Melnibonéen
      Il a quand même l'air très éloigné de la civilisation ce paysan dans sa ferme loin de tout qui semble sortie du moyen-âge.Mais sur la scène en elle-même, tu as raison, elle est très bien.Le problème à mon avis, c'est que cette scène est un hommage évident à la scène d'ouverture du Bon, la Brute et le Truand. Or, dans le film de Sergio Leone, la famille des paysans chez qui va Lee Van Cleef est vraiment éloignée de tout. L'Ouest américain était immense et très désert au 19ème siècle. Mais la campagne française, c'est pas les USA du 19ème siècle.
    • Tommy Shelby
      Qu'est ce qui est cliché dans cette séquence selon toi, j'ai du mal à comprendre ?On est dans un jeu de regard, un face à face, une tension palpable à chaque seconde. On est loin du paysan qui va chercher son pain en 2cv avec son accent du terroir. Une scène comme ça, tu peux pas dire non quand t'es un comédien digne de ce nom.
    • Leonzat
      Je suis entièrement d'accord avec toi et pas du tout avec les autres plus bas qui taillent Lindon alors qu'ils pensent le connaître en lisant à peine deux de ses déclarations dans un article. Perso, j'admire cet homme, c'est un super acteur très authentique et intense et une personne sans filtres : il dit tout le temps ce qu'il pense et sa franchise - chose hyper rare dans le milieu du cinéma - dérange.
    • Melnibonéen
      Je n'aime pas ce film, mais sa séquence d'ouverture était une très grande réussite, qui marquera longtemps les cinéphiles.Néanmoins, je trouve que Vincent Lindon n'a pas tort. La manière dont les Français sont représentés dans le cinéma américain est insupportable. Ce n'est d'ailleurs pas le cas seulement pour les français, quasiment toutes les nationalités sont caricaturés de manière horrible dans les films américains.Et je trouve ça très honorable qu'un français refuse de jouer dans le film d'un réalisateur aussi réputé et doué que Tarantino précisément pour cette raison. Si plus d'acteurs, de tous les pays du monde, réagissaient comme lui, peut-être que ça finirait par faire réfléchir les américains.
    • Bacta142.
      J'ai pas l'impression que la diversité soit toujours un problème à Hollywood actuellement...
    • Hairpeace
      Le boulard de Lindon. La séquence d'introduction est l'une des plus marquantes du film et de toute la filmo de Tarantino, mais non ça faisait un peu cliché. C'est clair que Welcome ou La Loi du Marché ne reposent sur aucun cliché, non... Je dis pas que ce sont de mauvais films pour autant, mais c'est typiquement français de pointer la paille outre-Atlantique en oubliant la poutre de chez nous.
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