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    Une ode américaine sur Netflix : c'est quoi ce film sur l'Amérique rurale avec Glenn Close et Amy Adams ? :
    Par Thomas Desroches (@ThomDsrs) — 24 nov. 2020 à 09:00
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    Réalisé par Ron Howard, "Une ode américaine", disponible sur Netflix dès ce 24 novembre, s'intéresse à l'autre visage de l'Amérique, celui de la classe ouvrière, gangrené par la pauvreté.

    Netflix

    "Pour certains, le rêve américain, l'espoir de notre peuple, reste hors d'atteinte." Dès les premières secondes du film, le ton est donné. À la radio, la voix d'un homme d'église résonne, tandis que des images de l'Amérique rurale défilent sous les yeux du spectateur. C'est le message, peu reluisant, d'Une ode américaine, signé Ron Howard.

    Après un détour dans l'univers de Star Wars, avec le spin-off consacré à Han Solo, le réalisateur revient sur Terre avec ce nouveau long métrage, son premier à sortir directement sur la plateforme Netflix. Le film suit les jeunes années de J.D. Vance, futur avocat, qui parvient à s'extirper d'un milieu défavorisé pour étudier à l'université de Yale. Alors qu'il s'apprête à passer un entretien décisif, le jeune homme se voit dans l'obligation de revenir auprès des siens, dans le Kentucky, pour veiller sur sa mère, héroïnomane. 

    Deux actrices d'exception

    Une ode américaine est l'adaptation des mémoires du héros, publiées en 2016 sous le titre Hillbilly Elegy - en français, le terme "hillbilly" pourrait être traduit par "péquenaud". Numéro un de la liste New York Times Best Seller après sa sortie, le livre s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires et a été traduit dans plus d'une dizaine de langues à travers le monde.

    À l'écran, J. D. Vance est interprété par Owen Asztalos pour les scènes situées en 1997 et Gabriel Basso - apparu dans The Kings of Summer - à l'âge adulte. Si les comédiens sont très convaincants, l'attention se porte principalement sur Amy Adams, déchirante en mère toxicomane, et Glenn Close, qui livre une nouvelle interprétation digne de ce nom. Habituées aux changements de looks, elles apparaissent ici transformées. Celle qui incarnait la marquise de Merteuil - ou Cruella d'Enfer, au choix - a même souhaité retrouver les maquilleurs du film Albert Nobbs "pour ne plus se reconnaître dans le miroir" comme elle l'explique dans Entertainment Weekly. Mission réussie. 

    Un livre controversé

    À elles seules, les deux stars cumulent pas moins de treize nominations aux Oscars. Pour autant, il est peu probable qu'Une ode américaine soit enfin leur occasion de rafler la statuette. Aux États-Unis, le film a reçu un accueil des plus glacial. La critique le juge "fade", "caricatural" et parfois même "méprisant". Il faut dire que l'ouvrage de J. D. Vance a lui-même été accusé de généraliser les habitants des Appalaches. En 2019, Anthony Harkins et Meredith McCarroll publient Applachian Reckoning, un livre qui redonnent la parole à la population de la région pour déconstruire les stéréotypes.

    Nul doute que la controverse du livre aura impacté la réception du film. Ce dernier ne fait pas dans la dentelle et ne résiste pas à quelques écueils - une overdose de flashbacks et un traitement assez superficiel. Il est regrettable de ne pas approfondir la détresse de cette classe ouvrière, laissée à l'abandon. Pourtant, l'adaptation de Ron Howard n'en reste pas moins un mélodrame efficace, porté par l'excellente performance de ses deux actrices principales et la musique orchestrée par Hans Zimmer.

    Une ode américaine
    Une ode américaine
    Sortie le 24 novembre 2020 | 1h 56min
    De Ron Howard
    Avec Amy Adams, Glenn Close, Gabriel Basso, Haley Bennett, Owen Asztalos
    Presse
    3,3
    Spectateurs
    3,8

    Découvrez la bande-annonce du film "Une ode américaine"... :

    Une ode américaine Bande-annonce VO

     

    ... et sa bande originale :

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    Commentaires
    • singeou7
      Je ne te le fais pas dire...Par contre tu peux regarder Fast and Furious 5 et 6, ça a le mérite d'être pas mal déjà.
    • Anthony B
      Ca ne vaut pas Taxi, Les Tuches et Fast and Furious, je suis d'accord, mais on s'y rapproche doucement.
    • Hunnam29
      Tout pareil, j'attends le Mank quand même.
    • cyril b.
      tu à déjà vue des rednecks car moi oui et le faite qu'ils ne prennent pas super soin deux et justement due à leur pauvreté!
    • AbsoluteRH
      Je suis assez d'accord avec toi. On a surtout le renom du réal pour faire vendre le film mais souvent le résultat est assez en deçà, ce qui est pourtant surprenant car Netflix leur laisse pourtant une grande marge de manœuvre. A croire que les studios ont raison de les brider presque. J'attend néanmoins le Mank de Fincher avec une certaine impatience.
    • FlecheDeFer ..
      Dans une Amérique post-Trump ce film me semble au contraire bien placé pour les Oscars, son vrai problème est surtout d'être estampillé Netflix, et ça, Hollywood n'aime pas.
    • Cecile P
      Il ne retourne pas dans le Kentucky (où ne se dressent pas les Appalaches) mais dans l'Ohio... Ses grands-parents et sa mère ont quitté le Kentucky avant sa naissance.
    • GTB
      Plusieurs choses se mélangent ici. Netflix mettent en avant des films/séries qu'ils savent à bon potentiel de réussite, qui peuvent plus facilement trouver leur public (et aussi surement en fonction de la thune de que ça leur a couté). Bref, c'est une mise en avant; principe de base commerciale. Et qui dit mise en avant dit critères de mise en avant. Que mettre en avant et pourquoi? Est-ce que Netflix doivent mettre en avant des bons films/séries? Mais...bons selon qui du coup? Question déjà bien épineuse. Et au delà de ça: à quels risques? Mettre en avant un film que, eux, jugent bons même si ça risque de déplaire au plus grand nombre?Le crédo de Netflix est depuis le début: que chaque type de spectateur puisse trouver des contenus qui lui convienne. En cela, 1) l'algo met en avant des contenus qui correspondent aux statistiques de ton profil perso (avec les limites que cela sous-entend: t'enfermer dans tes gouts). 2) Et ils mettent en Home ce qui correspond aux plus de profils, des contenus qui ont des chances de plaire à beaucoup de spectateurs.C'est pour ça qu'en ce moment, il y a des films de Noel de partout. C'est pas forcément ultra quali mais les spectateurs en général adorent ça.Pour les spectateurs plus tatillons, plus curieux, plus exigeants, il y a aussi des contenus; qui poperont plus ou moins facilement en fonction des stat du profil, mais aussi avec la possibilité d'aller fouiller le catalogue. Et il y a pas besoin de creuser beaucoup. Typiquement ce que ce genre de profils sont plus aptes et habitués à faire.Bref, Netflix mitraille les contenus; pas tous de grande qualité clairement; néanmoins je trouve largement mon compte dans leur catalogue (je n'ai même pas le temps d'y voir tout ce que je souhaiterais) et c'est tout ce que je leur demande. Proposer des contenus très divers et variés, même de qualité variable, c'est l'un des points forts de la plateforme à mes yeux. Ils produisent du Bay (dont j'ai rien à fiche mais qui plaira à d'autres) et du Kaufman (qui me parlent et qui laissera du monde sur le carreau). Sans parler de tous ces contenus du monde. Il y a vraiment matière à découvrir et voir du bon, au au moins de l'intéressant.Je quitterai leur service le jour où il n'y aura plus que de la soupe grand public bas de gamme. Mais depuis que je suis abonné je constate plutôt l'inverse; même si ça veut aussi dire plus de contenus bof.
    • Plaza13
      chuis en grande partie d'accord avec toi sur le catalogue ;)Netflix et autres faut les prendre pour ce qu'elles sont et non pour ce qu'on voudrait qu'elles soient.C'est à dire un bon complément aux salles puisqu'anal + a verrouiller la chronologie des médias devenue obsolète au 21eme siècle...avec le bon soutien de notre cher gouvernement...Sans ça, il y aurait une vraie alternative entre salle et plateforme.Le soucis pour Netflix, c'est qu'a force de vouloir faire plaisir a tout le monde en évitant toutes aspérité qui pourrait choquer le spectateur fragile que nous sommes...et ben ça plait souvent a personne.
    • Hunnam29
      Mais le top montre à quel point c'est loin d'être la qualité qui fait le plus de vues . Ca c'est clair que c'est malheureusement rarement le cas.Ce que je reproche à Netflix aussi, c'est de te foutre sous le nez, en gros plan le dernier produit sorti. T'arrives sur la plateforme, paf ça t'arrives sur la tronche, la BA se lance à la moindre occasion, t'as l'impression que c'est LE truc à voir. En fait c'est tellement le cas que les gens cliquent forcément. L'autre jour ça n'a pas loupé, et c'est très souvent comme ça : j'ai 2 amis qui ont cliqué sur la série Révolutions parce que justement Netflix le fout sous ton nez dès que t'arrives sur la plateforme et que si tu savais pas quoi regarder tu cliques. Je reçois un ne cliquez pas sur Révolutions, c'est nul. Bah ouais, mais en même temps si tu te penches quelques minutes sur l'équipe, sur la BA, sur tout ce qu'il y a autour, oui, ça a l'air complètement naze. Fin bref, moi j'ai un peu dû mal avec Netflix. Je trouve ça fouilli, je trouve que ça part un peu dans tous les sens parfois. Pour ça que j'ai lâché l'abonnement il y a des mois de ça aussi. Dû mal à me retrouver. Mais pas non plus envie de Disney+, surtout pas d'Amazon, OCS j'ai retesté depuis ça me convient pas non plus...
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