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    Harry Potter 1 : le réalisateur avait peur de se faire virer
    Par Corentin Palanchini — 26 nov. 2020 à 16:00
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    Le réalisateur Chris Columbus est revenu sur le tournage de "Harry Potter à l'école des sorciers", qui a débuté il y a tout juste... 20 ans ! Et filmer le début des aventures du jeune sorcier à lunettes n'a apparemment pas été de tout repos !

    Warner Bros.

    Viré de Harry Potter ?! En pleine promotion des Chroniques de Noël 2, film Netflix avec Kurt Russell, le réalisateur Chris Columbus est revenu pour Collider sur le tournage de Harry Potter à l'école des sorciers, qu'il a filmé de septembre 2000 à mars 2001. Une expérience qui ne lui a pas forcément laissé un très bon souvenir :

    La réalité c'est que nous avions la pression du monde entier sur nos épaules, et moi en particulier, car je savais que si je ratais [le film], c'était fini ! Il ne faut pas rater ce livre. Donc il fallait que j'aille chaque jour sur le plateau avec des œillères pour ne pas penser au monde extérieur, et c'était beaucoup plus facile il y a 19 ans avant l'explosion d'internet.

    Il faut rappeler qu'au moment où le premier film se tourne, Harry Potter est déjà un phénomène littéraire mondial et ce n'est donc pas rien que de se retrouver à mettre en scène le premier opus d'un univers destiné à devenir une saga à succès ! Il ajoute :

    Sur le premier film, j'étais très anxieux. Les deux premières semaines, tous les jours, je pensais que j'allais me faire virer. Tout se passait bien, mais je me disais que si je faisais un truc mal, si je foirais quelque chose, j'allais me faire virer. Et c'était intense. Je n'ai rien laissé paraître sur le plateau, il n'y avait pas de frustration, je n'ai pas crié, je me suis entendu avec tout le monde et je voulais que chacun se sente comme un membre de la famille, j'ai donc dû cacher mes émotions.

    Lorsqu'est arrivé le moment de tourner le deuxième volet, La Chambre des secrets, Colombus était dans un meilleur état d'esprit, car le premier film avait déjà reçu l'approbation du public. Cela étant dit, le metteur en scène devait aussi travailler avec des enfants qui pour la plupart, faisaient leurs débuts au cinéma :

    "J'ai commencé à être soulagé lorsque le premier film a commencé à bien marcher et je suis tellement amusé sur La Chambre des secrets. C'était le jour et la nuit car j'ai vraiment pu me lâcher un peu et apporter un peu de mon style personnel au film. Le choix stylistique du premier film était très spécifique mais était un peu piégeant : j'avais trois caméras sur chaque enfant en simultané. Ils étaient débutants, n'avaient jamais vu un plateau de cinéma, donc ils disaient une réplique, regardaient la caméra et souriaient. La première semaine, c'était fou pour eux de faire partie d'Harry Potter, donc ils souriaient tout le temps, comme s'ils étaient en trance. C'est encore quelque chose que nous avons dû surmonter."

    Tout s'est finalement bien terminé pour Columbus, malgré ces débuts difficiles sur la saga. Rappelons que Harry Potter à l'école des sorciers fêtera l'an prochain les 20 ans de sa sortie.

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    Commentaires
    • Bacta142.
      Ben sans doute que deux films lui suffisaient, tout simplement. Et après le chamboule-tout de Cuaron sur le 3 ça parait évident que le faire revenir aurait constitué une forme de retour en arrière.
    • Seke
      Pour le 2 il avait droit à un délai plus court en effet. Mais comme astuce il réutilisait certains décors du 1 (30% je crois) ce qui avait grandement aidé.Après en 2003, la Warner voulait mettre le paquet sur les suites de Matrix (Mai et Novembre) ce qui expliquait l'absence de Harry Potter 3.Donc Chris Columbus aurait eu un peu plus de temps pour le faire.Mais il me semble que c'était prévu d'avance qu'il ne fasse pas le 3. Par contre il devait bien réaliser le 4. Mais là je ne sais pas les raisons de son refus???
    • Bacta142.
      Oui ils ont misé à fond sur l'action, mais aussi la comédie. J'avais vu un making of retraçant toute la saga, et c'est clair que l'intention des producteurs était quand même d'imprimer une identité différente à chaque film, notamment dans le ton. D'ailleurs pour ça qu'ils ont privilégié également la comédie dans le 6, après un 5 plus sérieux.
    • Bacta142.
      Rowling a eu un droit de regard sur les films dès les premiers, condition nécessaire à leur réalisation. Perso, après la cata qu'a été La Coupe de Feu pour moi, j'ai été très satisfait de L'Ordre du Phénix, qui comme tu dis retrouvait davantage le style Cuaron avec plus de scènes posées et moins de fanfaronnade (que ce soit dans l'action et la musique que j'avais trouvé à la limite du supportable dans le 4). Donc clairement je me suis contenté de Yates, même si paradoxalement, j'ai trouvé dommage que cette modernisation de la saga gomme un peu trop son aspect fantastique et merveilleux qui faisait la force des deux premiers films. Tu critiques le classicisme de Columbus, mais malgré ça, il y avait une ambiance très sympa dans ses films, plus chaleureuse c'est clair, mais aussi plus inquiétante par moment (notamment dans La Chambre des Secrets). Cela tient aussi à l'univers des films qui a évolué, se concentrant sur Poudlard dans les deux premiers, qui a l'air d'un vrai chateau, avec beaucoup plus de variété dans les décors d'intérieur, alors que les suivants, notamment ceux de Yates, ont été davantage tournés en studio, ce qui se ressent, et sont plus orientés vers l'extérieur où se trouve désormais le danger. Bref, entre Columbus et Yates c'est clair qu'il y a un gouffre en terme de style, des avantages et des inconvénients chez les deux d'ailleurs. Ceux de Columbus étaient plus rythmés et efficaces dans l'ensemble, alors que ceux de Yates souffraient de nombreux temps morts. Malgré cela, des deux, c'est Yates qui a proposé le plus de choses en terme de mise en scène. Et même si quelques petites choses ont quand même changé à chaque film, je préférais que la saga reste un minimum cohérente en termes de visuels plutôt que partir dans tous les sens avec un Cuaron par film (qui, bien que son film soit très bon, a quand même nui à une certaine cohérence visuelle entre les deux premiers films et les suivants).
    • Stringer B
      On a presque l'impression que le 4 a été réalisé en réaction par-rapport au film du 3, alors que le bouquin est dans la continuité parfaite du 3. Là, on a l'impression qu'il veut faire une version plus spectaculaire de ce que faisait Columbus dans les deux premiers.
    • Stringer B
      Je pense qu'il y avait quand même moyen de trouver une palette un peu intermédiaire qui ne te donne pas l'impression que c'est la seconde guerre mondiale et que la jeunesse anglaise va à sa mort en train, et qui soit quand même cohérente avec le reste du film. En plus, ils font le choix d'utiliser le thème de John Williams de la fin du premier film, sans aucun changement d'orchestration pour s'harmoniser avec le style de Desplat, et ça détonne vraiment trop avec ce visuel je trouve. Vraiment, tonalement, je trouve cette scène maladroite, après c'est un ensemble de choix, pas que la palette de couleur.Sinon, je suis d'accord pour dire que Yates a le plus apporté derrière Cuaron. Et honnêtement, il avait pour moi plus apporté que Columbus et Newell même si on regarde juste le 5 et le 6, donc je lui reconnais un certain mérite; les séquences d'action sont nerveuses, tendues, et les films ont du rythme. La Chambre des Secrets est je pense le film le plus laid de la saga visuellement. Les scènes dans le château avant le troisième acte dans la Chambre sont vraiment sans idées et sans inventivité. Yates n'a rien fait de pire que ça de son côté je pense.De façon générale, il aurait fallu des changements de metteur en scène bien plus réguliers. Aucun réalisateur d'ambition n'aurait accepté de bosser sur les sept films donc il fallait changer pour avoir des mecs qui proposent des choses. Au lieu de ça, Rowling et les producteurs ont décidé d'avoir de l'audace une fois avec Cuaron, et après le 4 ils ont réalisé que l'esthétique de Cuaron était le point de départ approprié et le 5 était plus proche du 3 que du 4 esthétiquement. Ensuite, ils se sont contentés de Yates... Ils ont reproposé à des grands réals qui leur ont dit non, et ils n'ont pas tenté d'approcher des mecs moins connus mais peut-être plus audacieux... Yates est devenu le lieutenant de Rowling et pas grand-chose d'autre... Je n'ai rien contre lui, pour moi il est juste le symbole de l'influence trop grande qu'a eu Rowling à partir du 3, 4 sur le développement des films...
    • Stringer B
      Ben c'est quand même un peu difficile de détacher la mise en scène de l'ambiance, non ? Enfin, à moins que tu parles du script initial, mais là, je te répondrais que le script ressemble surtout au bouquin qui est très différent des deux premiers livres. Il n'y a pas de méchant aussi net que dans les deux premiers films, donc plus d'ambiguité moralement, les détraqueurs introduisent un élément quasiment horrifique à l'intrigue en plus de la peur qu'inspire Sirius pendant une partie de l'histoire avant que la vérité soit révélée. La peur est un des thèmes centraux du bouquin... L'élément gothique est présent dans le bouquin.Ce que Cuaron a fait, c'est de mélanger ces thèmes déjà présents dans le livre à des motifs qui l'intéressent lui, par la mise en scène :- Moment transitionnel entre l'enfance et l'adolescence (comme Y Tu Mama Tambien parlait du passage de l'adolescence à l'âge adulte et d'un trio composés de deux gars et d'une fille plus mure) à travers ces plans où l'arbre perd ses feuilles. - Passage du temps de façon plus générale avec certains plans séquences où tu passes d'une saison à l'autre, et l'insistance sur des motifs visuels d'horloge et de montres (aussi pour préfigurer le dernier acte) de circularité (l'escalier de divination). Lorsque la lune devient pleine et que Cuaron ajoute une ligne numérique qui transforme la lune en horloge, tu es quasiment dans du réalisme magique à la Garcia Marquez.- La solitude : la façon dont est filmé Harry de façon générale, toujours isolé, qu'il soit malheureux_ près de la grande porte à regarder Ron et Hermione aller sans lui au village ,le plan-séquence à l'intérieur du chaudron baveur où Mr Weasley dit à Harry de ne pas s'isoler alors que la caméra ne fait que l'isoler progressivement avec toujours la photo de Black en arrière-plan... ou même toute la séquence avec l'hippogriffe qui change complètement et qui parle de Harry qui se trouve et qui est à l'aise et qui voit son reflet dans l'eau et ne se sent plus dominé comme face à son reflet devant l'épouvantard. - Puis bon, tout ce qui est déjà vraiment dans le bouquin qui concerne le fait d'être défini par ses peurs, le plan-séquence complètement illusionniste qui passe à travers le miroir lors de la scène de l'épouvantard, Cuaron le filme à sa façon bien à lui; même les scènes de dialogue les plus banales ont des partis pris ambitieux, comme la géniale scène sur le pont avec Lupin où la composition est vraiment exploitée.En fait, Cuaron a compris que Harry Potter ça se passait dans un monde magique, et que la caméra devait suggérer... une présence magique. Columbus a filmé Harry Potter comme Maman j'ai raté l'avion mais avec des baguettes magiques au lieu des pièges de Kevin. C'était une bonne approche pour introduire des personnages attachants mais pour valoriser les thématiques les plus intéressantes des bouquins... On repassera.
    • Bacta142.
      Concernant la scène de l'épilogue, je pense qu'il ne pouvait pas trop non plus changer la teinte photographique, au risque de casser une certaine cohérence avec le reste du film justement. Oui Yates est un mec venu de la télé qui a une réalisation plus moderne et surtout posée, et c'est en ça que je trouve ses plans intéressants et assez beaux par moment. Je dis pas que c'est extraordinaire en soi, mais des 4 réalisateurs de la saga, je trouve qu'après Cuaron c'est celui qui a proposé le plus de choses question mise en scène (en même temps il a réalisé la moitié de la saga tu vas me dire, ce qui est vrai).
    • Stringer B
      Je ne suis pas sûr que Yates ait son propre style. Pour moi, il est tout aussi académique que Colombus ou Newell, c'est juste que l'académisme de Yates est plus inspiré de codes de mise en scène télévisuels modernes (plus de gros plans, plus de proximité avec les personnages, un peu plus de plan séquences parce que chorégraphié correctement, ça va plus vite) alors que Colombus utilise une grammaire filmique plus traditionnellement estampillée cinéma (Plan d'ensemble, champ-contrechamp, peu de gros plans et une distance minimale assez significative vis-à-vis des personnages). Pour moi, c'est juste deux formes d'académisme différents, c'est juste que Yates peut sembler plus frais parce qu'on n'était moins habitués à voir des codes de mise en scène télévisuels au cinéma.Yates est un type parfois très maladroit je trouve. Par exemple, je n'ai jamais compris pourquoi l'épilogue était tourné dans des couleurs aussi sombres et terreuses. Il le filme limite avec la même palette que dans le 5 lorsque Harry croit voir Voldemort à la gare. Il ne s'agissait pas de revenir à une palette hyper colorée attention, mais là on aurait dit que ça se passait limite à la même époque que dans le reste du film. Columbus est pour moi coupable de maladresses similaires en certains endroits, même si je ne veux pas m'étendre pour l'enfoncer.Quoi qu'on en dise, si tu dissèques les choix et les partis pris un à un, le Prisonnier d'Azkaban reste le seul où les choix de mise en scène sont vraiment toujours motivés par une intention cohérente. Ça ne veut pas dire que les autres ne contiennent pas des choix de mise en scène, de composition et de mouvement intéressants parfois (dans le 6 et dans le 7.1, il y en a je trouve) mais ce n'est pas la même chose.
    • PENN-ÅR-BED
      Du tout, je parle surtout de l'ambiance gothique, du style des décors. La mise en scène n'a rien a voir avec celle de Tim Burton, je n'ai d'ailleurs jamais parler de ça.
    • Stringer B
      La mise en scène de Cuaron n'a rien à voir avec celle de Burton... Bonjour les raccourcis... Parce qu'il fait des fondus au noir un peu style vieux cinéma d'horreur gothique, c'est du sous-Burton...
    • Bacta142.
      Perso HP4 est l'opus que j'aime le moins. Trop de comédie, un peu graveleuse par moment.. Et à part ça de l'action bien menée et spectaculaire, mais bon, c'est l'opus qui voulait ça.
    • PENN-ÅR-BED
      Il est prévu que David Yates réalise les 3 autres opus.Chris Columbus était peut-être trop académique dans son style mais a l'époque c'était très bien.Alfonso Cuaron a fait du sous Tim Burton mais a rendu l'univers plus sombre, plus magique, même si le scénario est une catastrophe.Mike Newell a rajouté plus de peps je trouve, et c'est le film ou les relations entre les personnages sont les mieux travaillées (mon avis).David Yates a peut-être été touché par la grâce pour HP7.1 mais pas pour le reste.Je pense qu'il est temps d'avoir un autre réalisateur pour avoir de nouvelles propositions de mise en scène et de style. Comme tel, la sage n'évoluera jamais.
    • Bacta142.
      En l'occurrence il a réalisé les deux volets de la deuxième donc... ^^ Et je trouve que Yates a son propre style, au contraire. Après on aime ou on aime pas, mais je trouve que niveau mise en scène c'est plus intéressant que Columbus ou Newell.
    • PENN-ÅR-BED
      Ils auraient dû virer David Yates et sa mise en scène impersonnelle. C'est quand même lui qui a réaliser les épisodes les plus faibles. J'dis ça j'dis rien...
    • Bacta142.
      Il dit qu'il s'est plus amusé sur La Chambre des Secrets, malgré tout je crois me souvenir qu'il avait été éreinté par le tournage de ce deuxième film qu'il avait presque enchaîné après le premier, ce qui l'avait incité à passer la main pour le troisième.
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