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    The Dark Knight est un film d'auteur pour Aaron Eckhart (Harvey Dent)
    Par Thomas Imbert (@Thomas_Theory) — 1 déc. 2020 à 10:45
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    Au micro du Hollywood Reporter pour parler de son nouveau film "Wander", Aaron Eckhart a également évoqué ses souvenirs de tournage de "The Dark Knight", sous la direction de Christopher Nolan.

    Alors que Tenet sera disponible en DVD et VOD à partir du 24 décembre, le comédien américain Aaron Eckhart a récemment évoqué un autre célèbre film de Christopher Nolan : l'inoubliable The Dark Knight, dans lequel il avait incarné le politicien torturé Harvey Dent (alias Double Face) en 2008. 

    The Dark Knight, Le Chevalier Noir
    The Dark Knight, Le Chevalier Noir
    Sortie le 13 août 2008 | 2h 32min
    De Christopher Nolan
    Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal, Michael Caine
    Presse
    4,0
    Spectateurs
    4,5

    Actuellement en promotion pour son prochain long métrage Wander (dans lequel il partage l'affiche avec Tommy Lee Jones, un autre ex-Double Face), il s'est ainsi souvenu de l'atmosphère de travail qui régnait sur le film de Nolan : celle d'un film d'auteur :

    "C'est comme ça que Chris aborde ses films. Personne ne retourne trop dans sa caravane", a-t-il raconté au micro du Hollywood Reporter. "(...) Chacun s'attend à être en plateau tout le temps, et impliqué dans le film. L'équipe technique est exactement dans la même logique, et c'est ce que j'ai vraiment aimé avec The Dark Knight. Chris contrôle fermement tout ce qui se passe dans le film. Maintenant que j'y pense, ce qui fait la différence entre un film indépendant et un film de studio, c'est lorsqu'il y a un auteur. Quand il y a quelqu'un pour contrôler la mécanique du film, pour moi, c'est un film indépendant."

    En attendant la bande-annonce du thriller "Wander", avec Aaron Eckhart et Tommy Lee Jones, (re)découvrez les gaffes et les erreurs de "The Dark Knight"...

     

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    Commentaires
    • cocolapinfr
      Si Ledger ne s'était pas suicidé, The Dark Knight aurait fini comme Batman Begins, un film sur Batman au mieux sympathique.
    • Vroumvroum
      Un blockbuster d'auteur, quoi... comme plein d'autres.
    • Melnibonéen
      La notion de film d'auteur ne veut pas dire grand chose, un film est quasiment toujours une œuvre collective. Bien sûr que le réalisateur a de l'importance, mais le scénariste, le compositeur de la musique, le monteur, le directeur de la photo, le producteur ont quasiment une importance aussi grande dans ce qui fait l'identité d'un film.A la rigueur, il faudrait parler de film d'auteurs, avec un s à auteur.
    • PSEUDO
      Je partage ton opinion concernant les adaptations ciné de BD dans le genre SH.Il y a trop peu de films de SH qui ont le mérite d'exister.
    • Might Guy
      D'où un assoupissement de 5 minutes en salle, aux alentours de l’hôpital qui explose...
    • PSEUDO
      Pour moi, tous les films de Nolan sont avant de les avoir vus : intéressants, intriguant, alléchants et apparemment novateurs dans leurs traitements.Mais une fois vu, tout s'écroule ou presque.Jamais un réalisateur m'a autant déçu que Nolan !
    • Stringer B
      Mais je ne t'enlève rien du tout. Tu peux penser ce que tu veux de The Dark Knight. Cronenberg a dit que c'était bien fait, mais que ça restait un mec en collants qui courait. Mark Kermode que c'était trop long, et que l'abondance notamment dans le dernier acte de dilemmes moraux finissait par jouer contre le film et son souffle. Plein de gens sur internet ont donné des arguments contre ce film qui sont valables, ou disons compréhensibles. Je pense que c'est un grand film pour un tas d'autres raisons, très nombreuses, mais je me trompe peut-être. Moi je mets juste en garde contre une dérive du discours concernant la notion d'auteur dont l'écueil est de faire ressembler un film à un jambon de pays avec un label. Après, on aime ou pas The Dark Knight, je n'ai aucun souci avec ça.PS : J'ai évoqué le fait que Nolan lui-même parle du temps comme d'un de ses grands thèmes, comme tu l'as relevé et me l'as rappelé, mais je pense qu'on peut s'accorder sur le fait d'accorder un crédit limité aux propos des réalisateurs sur leur propre film. Pas parce qu'ils sont incapables d'objectivité, parce que je pense qu'ils le sont, mais plutôt parce qu'on ne sait jamais quand ils sont ou pas en train de se marketter d'une certaine façon. Nolan doit être conscient du fait que le temps est devenu une sorte d'étendard de son cinéma aux yeux de la critique pro et même d'une partie du public. Quand les cinéastes acquièrent une certaine conscience de leur image, leur communication se structure aussi autour de cette image. Il ne faut pas rejeter ce qu'ils disent, parce que c'est toujours intéressant, mais ce n'est pas parole d'Évangile non plus. Est-ce qu'on doit croire tout ce que Lars von Trier dit quand il parle de ses films et de son oeuvre, ou Winding Refn quand il dit que Drive représente ce qu'il serait capable de faire par amour ? Tu vois ce que je veux dire ? Le statut d'auteur est une façon de se marketter aussi.
    • Hunnam29
      J'aurais dû mal à parler vraiment de Dark Knight, ça fait trop longtemps que je ne l'ai pas vu. Dark Knight Rises par contre, énorme déception, ça je m'en souviens.
    • TheBatman
      Alors oui, assez d'accord pour Interstellar qui est un peu plus grandiose (et en même temps, un blocbkuster dans l'espace de cette envergure, on n'en attend pas moins). C'est même mon film préféré de sa filmo.Mais alors sur les Batman, je trouve qu'il s'est vraiment pas foulé. J'ai même envie de te dire que je préfère voir du fond vert bien utilisé, qu'un décor en dur fade.
    • TheBatman
      Ton avis est intéressant, j'avoue que je n'ai pas suffisamment étudié la filmographie de Nolan pour repérer l'entièreté des thématiques qui la traverse. Ce que tu dis sur le casse, c'est vrai. Après, je parle du temps spécifiquement parce que lui-même, et tu l'auras remarqué, revendique ce thème comme étant son thème chéri. Je respecte sa volonté d'auteur quelque part. Néanmoins, tu ne m'enlèveras pas du fait que je trouve son TDK extrêmement surestimé. Ou bien, je n'arrive pas à y voir ce que les gens y voient de si grandiose. Peut-être que quelque chose m'échappe avec ce film.
    • Hunnam29
      J'étais parti plus loin que The Dark Knight.Pour The Dark Knight : on a vu mieux, mais on a vu pire. 90% des blockbuster que je lance aujourd'hui, c'est du fond vert. Alors bon, si on peut sentir le décors, la ville, que la caméra est bien posée là entourée de choses, un camion qui se retourne au milieu de la route... Ca fait plaisir.Hors The Dark Knight : désolé mais la scène en apesanteur dans Inception, l'énorme construction niveau décors pour la fin d'Interstellar, le fait d'utiliser des énormes maquettes pour faire le vaisseau aussi... Malheureusement ça ne se fait plus assez. Et on ne lui retirera pas ça. Quand je vais voir un Nolan, c'est le premier truc que j'apprécies. Je ne dis pas que c'est exceptionnel, mais ça tire les films vers le haut.
    • Stringer B
      Alors, dans ces cas-là, humblement, penser que le temps est le seul thème qui traverse la filmographie de Nolan, à mon avis, c'est se tromper. L'influence d'un traumatisme sur l'expérience du temps, à la limite, très souvent un deuil vécu par une figure masculine qui s'est construit une sorte d'ethos ultra professionnel le gérer (cf Batman Begins, les scènes de trauma du puits, Bruce qui se rappelle son père qui revient le chercher dedans). Parler juste du temps trahit là encore une tendance de notre discours à vouloir plaquer la grande thématique de l'auteur comme une sorte de badge d'honneur. Le thème de Richard Linklater est le temps. Ce n'est pas faux, mais qu'est-ce que ça dit vraiment ?En plus c'est une approche ultra thématique de la notion d'auteur, alors que même Truffaut parlait du fait que l'auteur a un discours autant sur le monde qui l'entoure que sur le medium et le langage du medium qu'il a intériorisé. Comment peut-on parler de Nolan sans parler du langage visuel du film de casse ? de son obsession pour le rapport méta entre le casse et le médium collaboratif du cinéma ? On a des scènes de braquage ou de vol prémédité dans presque tous ses films et ce depuis le début de sa carrière (de Following à Tenet, c'est ça plus que le temps qui a toujours été là, d'ailleurs, le temps n'est réellement arrivé qu'avec Memento), des scènes d'exposition très spécifiques où le savoir-faire des personnages tend à supplanter et à sublimer leur personnalité, leurs émotions... Un auteur se construit par-rapport à son obsession pour une thématique extérieure mais aussi par l'héritage cinématographique qu'il se réapproprie pour la traiter. C'est impossible de dissocier le motif du crime, notamment du vol ou du casse (ou même d'une mission organisée présentant des dilemmes moraux comme Interstellar), du thème du temps.Dés que tu sors de cette considération sur le temps qui est très générale et que tu rentres à peine plus dans le détail comme je viens de le faire, tu réalises que les Batman sont complètement à leur place chez Nolan.Dire que Batman ne traite pas du temps, c'est fallacieux, et à ce compte-là, Le Prestige et Following non plus ne le traitent pas aussi frontalement par exemple que Memento, Tenet ou Interstellar. Faut éviter la reconstruction. Dire que le temps est le grand thème de Nolan, ce n'est pas faux et lui même ne s'en cache pas d'ailleurs, mais c'est loin d'être le seul. Ce n'est pas juste le temps qui fait de Nolan un auteur. On entend les mêmes poncifs sur Spielberg et Scorsese avec des phrases comme Spielberg c'est le thème de la famille, ou Scorsese c'est la rédemption ou le catholicisme, alors que des exemples marquants voire des pans entiers de leur filmographie vont contre de telles généralités.
    • TheBatman
      Ce qui est sûr c'est que le soin apporté aux intrigues et aux décors est ultra appréciableAux intrigues d'accord, mais les décors ? T'aurais dit ça d'un Batman version Burton, je t'aurais approuvé. Mais Nolan, c'est d'une fadeur absolue visuellement. Des parkings jaunâtres et des immeubles bleutés, on a vu mieux…
    • TheBatman
      Il me semble que la définition de cinéma d'auteur qui a été revendiquée par les cahiers du cinéma, dont Truffaut appartenait, c'était finalement de dire qu'un thème doit parcourir l'ensemble de l'oeuvre (et par oeuvre, on entend la filmographie) d'un réalisateur. Concernant Nolan, c'est plutôt le cas car tous ses films ou presque parlent du temps, exceptés sa trilogie Batman. Si bien que les seuls films de sa filmo qui ne peuvent pas être classés dans le registre de films d'auteurs selon la définition des cahiers du cinéma, sont justement ceux qu'Aaron Eckhart vient de définir comme tels.Je rajoute que ma critique ne portait pas uniquement sur le terme cinéma d'auteur. C'était une critique assez générale de l'engouement qu'il y a avec ce film est qui m'est incompréhensible. Lui attribuer le qualificatif de cinéma d'auteur, qui normalement (pas toujours), est quand même destiné à des films de qualité, je trouve que ça rajoute encore un peu d'esbroufe sur ce film qui est au mieux un blockbuster correct.
    • Hunnam29
      Si on doit mettre des étiquettes, je dirais que les films de Nolan c'est un mélange entre le gros blockbuster et le film d'auteur. Après film d'auteur ça veut tout et rien dire. On est tellement habitué à des blockbusters fadasses qu'on dit vite ça dès qu'un réalisateur a un style qu'on reconnaît directement. Ce qui est sûr c'est que le soin apporté aux intrigues et aux décors est ultra appréciable dans ses films. Il contrôle ce qu'il fait. Enfin le studio le laisse contrôler ce qu'il fait, et c'est assez rare aujourd'hui pour des films aux budgets énormes.
    • Stringer B
      Pour moi, ton discours est intéressant quand il parle du film lui-même. Je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis sur le film, mais je peux l'entendre, c'est un discours critique tout à fait valable. Mais je pense que quand tu te braques sur la notion d'auteur évoquée par Eckhardt et que tu l'interprètes comme dernier clou du cercueil dans le discours autour d'un film que tu perçois comme surcôté, tu trahis une perspective qui est marquée par quelques vieux préjugés sur la notion d'auteur, qui reflète une déification de cette notion qui est malheureusement encore trop à la mode en France, alors que c'est je pense une notion bien plus intéressante quand elle prise dans son sens le plus neutre. Je ne sais pas pour toi, mais moi je trouve bien plus intéressant de me demander en quoi par exemple un échec personnel vaut mieux qu'un échec impersonnel, ou ce qu'on place dans le mot personnal quand on parle d'art, plutôt que de me dire : 'ah tiens, Spider-Man 3, comment on peut dire que c'est un film d'auteur, il n'est pas assez bon pour ça !'.
    • Stringer B
      Mais en fait, pourquoi ce ne serait pas un film d'auteur ?Si on utilise la notion d'auteur au sens où le terme a été introduit par Truffaut à la fin des années 50, on parle avant tout d'une façon de penser l'industrie du cinéma et de la place qu'y tient le metteur en scène. Pour Truffaut, on peut parler d'auteur à partir du moment où le réalisateur a le contrôle créatif total sur son film, indépendamment de la qualité du produit fini, et porte une vision personnelle qui influence tout un tas d'aspect du film, et Truffaut dit explicitement que c'est possible dans le contexte d'un cinéma de studio assez grand public, et aussi dans le contexte de productions au financement plus indépendant et au marché plus réduit. Évidemment après que dans l'esprit de Truffaut, le statut d'auteur était censé être l'aspiration ultime de chaque cinéaste, mais il n'empêche qu'il parle fondamentalement de la personnalité d'une oeuvre et de ce en quoi elle s'inscrit dans l'oeuvre plus large d'un auteur.Il faut arrêter d'utiliser la notion d'auteur comme une sorte de label qualité garantie. La notion d'auteur traduit une certaine réalité d'un processus de création artistique. Elle ne dit rien de la réussite artistique. Woody Allen fait trois films nuls sur quatre depuis dix ans, et pourtant, je ne vais pas nier que ce sont des films d'auteur, parce que factuellement il a un contrôle créatif et il exprime des obsessions et des délires visuels bien à lui. Çe ne rend pas les films meilleurs en question comme par magie, ça les rend juste un peu plus manifestement personnels. Et dans l'article, Aaron Eckhardt parle de ça, il parle de l'atmosphère de travail et de ce qui lui a plu dans cette atmosphère, et sans doute, en arrière-plan, du fait qu'il soit content d'avoir participé à la réalisation d'une vision personnelle. Mais il n'érige pas un autel devant The Dark Knight. Il explique qu'il a été content d'y participer.The Dark Knight on a tout entendu dessus. Mais quel que soit l'avis qu'on a qu'on estime que c'est un chef d'oeuvre, de l'enfumade, ou même juste une oeuvre correcte, est-ce qu'on peut nier 1) que Nolan a eu un contrôle créatif très fort dessus alors que c'est factuel, ça a été longuement documenté, confirmé par des dizaines d'articles, d'interviews, etc) 2) que c'est une oeuvre qui porte l'empreinte de Nolan, de ses thématiques, de ses obsessions de cinéaste ? Franchement, si tu le nies, va falloir argumenter sérieusement et je serais curieux de t'entendre.Après si tu veux que quelqu'un t'explique pourquoi plein de gens, tous les grands magazines étrangers (et même certains en France), de très grands critiques à l'internationale, et plein de grands cinéastes (Paul Thomas Anderson, Mendes, Del Toro, Wes Anderson, Guadagnino, Nicolas Roeg, Assayas, Michael Mann, Fincher, Tarantino, et j'en passe) chantent les louanges de ce film et en font le symbole de ce qu'ils aiment chez Nolan et te produise une défense et illustration de The Dark Knight, je pourrais y passer des heures, mais en fin de compte, je pense que c'est mieux de te faire réfléchir sur un mot que tu as utilisé et ce que tu mets dedans.Pardon pour la longueur.
    • TheBatman
      Plus ça va, plus je déteste ce film. Plus que le film en lui-même, c'est surtout la hype que l'on a construit autour qui m'horripile. Le voir encensé en permanence par la critique, le voir figurer dans tous les tops de cinéphiles, jusqu'à écoeurement, pour aujourd'hui entendre que c'est un film d'auteur. Ca devient grand-guignolesque.Mon avis n'engage que moi, mais en regardant ce film, tout ce que je vois, c'est un bête film de super-héros qui se la joue thriller, qui n'a absolument rien d'exceptionnel, qui n'est ni bien filmé, ni bien écrit, ni extrêmement bien joué (je crois qu'on en fait beaucoup trop avec la performance de Heath Ledger qui n'est pas si exceptionnelle que ça).Pourtant, mon pseudo parle de lui-même, j'aime la figure Faustienne que représente Batman, mais je partage un peu l'avis des bédéastes les plus connus comme Alan Moore, à savoir que la BD s'épanouit bien dans le monde de la BD et que le passage à l'écran n'est pas forcément recommandé. Dans le cas des super-héros, je suis de cet avis en tout cas.
    • cyril b.
      en même temps cette acteur il vole pas haut en générale nv jeux d'acteur (surtout avec des film pro patriote ou navet), alors c'est pas surprenant^^ les 2 seul film de bien qu'il a fait sont batman et thank you for smoking
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