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    Cinémas : le coup de gueule de Roselyne Bachelot contre l'industrie et ses "problèmes de riches"
    12 mai 2021 à 11:15
    Vincent Formica
    Vincent Formica
    -Journaliste cinéma
    Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent Formica découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.

    Roselyne Bachelot était l'invitée de France Inter ce matin du 12 mai. Elle a pu glisser quelques mots sur la réouverture prochaine des salles, s'insurgeant notamment contre l'industrie du cinéma.

    D.R.

    Ce matin, Roselyne Bachelot était l'invitée de la matinale de France Inter pour évoquer la réouverture des lieux de culture, notamment les cinémas.

    La ministre de la Culture s'est déclarée très optimiste à ce sujet, "se battant depuis plusieurs mois pour que les conditions de protocole sanitaire nous amènent à ce modèle résilient."

    Elle a ensuite rappelé que la vaccination progressait, permettant de concilier la protection sanitaire et le fait que l'on ne puisse pas vivre sans culture. "Les gens aspirent à retourner au cinéma, au théâtre, dans les festivals, qui sont si importants."

    Sur la question des jauges et de la réouverture progressive par paliers, Roselyne Bachelot affirme que cette mesure est prise pour éviter le "stop and go".

    "On rouvre, 800 personnes en intérieur, 1000 en extérieur, des jauges de 35%, tout ça va durer jusqu'au 8 juin. On va voir. Dans ce modèle résilient, on peut à tout moment rallonger une période ou la rétrécir, pour éviter le stop and go, qui est absolument mortifère", précise la ministre.

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    La femme politique a ensuite poussé un coup de gueule, rappelant que si 150 films français sont en attente de sortir en salles, c'est "grâce à une industrie cinématographique puissamment aidée."

    On a un peu des problèmes de riches dans cette affaire.

    "Cela nous a permis d'être le seul pays européen à encore avoir une industrie cinématographique", scande la ministre de la Culture. "Que n'eut-on pas dit si nous n'avions pas de films à montrer aux spectateurs ?", questionne-t-elle.

    "Ça a été possible car j'ai autorisé les tournages et qu'on a puissamment épaulé l'industrie avec les aides du CNC. Donc réjouissons-nous ! On a un peu des problèmes de riches dans cette affaire", s'emporte Roselyne Bachelot.

    "Les acteurs ont tourné, les techniciens ont été payés, c'est très important. Il y a un certain nombre de choses qui sont en route, l'autorité de la concurrence a permis de déroger aux règles habituelles pour que des ententes soient faites sur la distribution des films, les professionnels sont en train de regarder cela."

    On a vraiment 3 mois qui vont nous permettre de montrer des films français. C'est une opportunité.

    La ministre évoque ensuite une sorte de fenêtre pour le cinéma français, car "les blockbusters américains ne vont pas apparaître sur les écrans avant la rentrée. Donc, on a vraiment 3 mois qui vont nous permettre de montrer des films français. C'est une opportunité."

    Roselyne Bachelot a conclu son propos en mentionnant la question des plateformes. "C'est vrai que certains ont demandé à pouvoir moduler la chronologie des médias pour aller sur les plateformes. C'est une solution qu'il faut accepter."

    Podcast : Pourquoi les salles de cinéma nous manquent tant ?

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