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    Maléfique : qui est le réalisateur de ce film Disney porté par Angelina Jolie ?
    27 juil. 2021 à 17:00
    Olivier Pallaruelo
    Olivier Pallaruelo
    -Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
    Biberonné par la VHS et les films de genres, Olivier Pallaruelo délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

    Diffusé sur M6 ce 27 juillet, le film Disney "Maléfique", porté par Angelina Jolie, est la première réalisation de Robert Stromberg. Totalement méconnu du grand public, l'intéressé a pourtant à son actif un sacré tableau de chasse !

    Walt Disney Pictures

    Plus gros budget accordé pour une première réalisation, dépassant ainsi celui d'un autre film de Disney, Tron l'héritage en 2010, Maléfique, diffusé ce soir sur M6, est le premier film signé par Robert Stromberg. Un choix d'autant plus étonnant que Brad BirdTim Burton puis David Yates, des réalisateurs plus que largement chevronnés, furent pressentis de prime abord pour réaliser le film.

    Maléfique
    Maléfique
    1h 37min
    De Robert Stromberg
    Avec Angelina Jolie, Elle Fanning, Sharlto Copley, Sam Riley, Brenton Thwaites
    Presse
    3,5
    Spectateurs
    3,8
    Voir sur Disney+

    Si l'on ne vous fera pas l'affront de vous présenter Angelina Jolie, l'interprète principale prêtant ses traits au personnage de Maléfique, il n'est pas inutile de se pencher sur le pedigree de Robert Stromberg. Car s'il signe avec ce film son premier long en tant que réalisateur, celui-ci possède un sacré pedigree dans le domaine des effets visuels !

    Des Docks aux dessins

    Robert Stromberg est le fils du cinéaste William R. Stromberg et frère du compositeur William T. Stromberg. Pour son entrée dans la vie professionnelle, il travaille sur les docks pendant plus de deux ans mais se fait renvoyer suite à un manquement de discipline : il dessinait pendant ses heures de travail ! Robert Stromberg est par la suite accepté à l’école d’art Art Center à Pasadena. Il déménage de Carlsbadà pour aller à Los Angeles.

    Plus tard, via des connaissances, il commence un travail d'assistant de production et poussé par le producteur qui l’apprécie, il lui confie son intérêt pour les effets visuels et le matte painting (spécificité cinématographique qui consiste à peindre un décor pour y incruster des scènes filmées). Il obtient alors un travail d'illustrateur. A 20 ans il se retrouve au Canada, à Toronto. Sa première expérience se fait sur une ​​émission du samedi matin destinée aux enfants, “Captain Power”.

    Quelques temps après, embauché par une compagnie appelée Illusion Arts, il y rencontre Syd Dutton et Bill Taylor qui font partie d'un groupe d'Universal Studios. Il travaille alors sur Star Trek : premier contact et la série Star Trek : la nouvelle génération puis sur Star Trek, Deep Space Nine et Star Trek: VoyagerAlbert Whitlock (célèbre créateur de matte painting d'Universal) et Syd Dutton le prennent sous leur aile. Il apprend beaucoup auprès d'eux pendant sept ans.

    Sa carrière dans le cinéma commence réellement à la fin des années 1980 toujours sous l'oeil bienveillant de Dutton. Il se fait la main sur des projets tels que le thriller Les Nerfs à vif (1991), Des hommes d’honneur (1992), Les Valeurs de la famille Addams ​​(1993), Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994), Docteur Patch (1998), Seul au monde (2000), Men in Black II (2002) Arrête-moi si tu peux (2002) et Bad Boys II (2003).

    En 2002 pour Master & Commander, il passe un an aux côtés de Peter Weir, une expérience formatrice. Elle le mène de la conception à la fabrication. Son travail sur ce film lui vaut trois nominations et une victoire : une citation aux Oscars des meilleurs effets visuels, une citation au BAFTA Film Award pour la meilleure réalisation dans les effets spéciaux visuels, une citation au Visual Effects Society Award pour les Meilleurs Effets Visuels Secondaires dans un film, partagée avec Brooke Breton et la victoire d'un prix Golden Satellite pour les meilleurs effets visuels.

    Une pointure des effets visuels numériques

    Il décide ensuite de monter une société en parallèle, spécialisée dans les effets visuels numériques appelée Digital Backlot. Elle commence à avoir du succès et travaille sur beaucoup de publicités et quelques films. Il continue sur sa lancée avec Martin Scorsese pour Aviator, puis sur l’adaptation de la bande dessinée Ghost Rider et sur Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde (id.). En 2011, il reçoit une nomination au Primetime Emmy Award pour les effets spéciaux de la série Boardwalk Empire.

    Robert Stromberg se révèle également en tant que concepteur des effets visuels pour 2012 et Shutter Island. Il passe chef décorateur pour Avatar de James Cameron, pour lequel il reçoit en 2010 avec Rick Carter et Kim Sinclair une citation au Saturn Award et un Oscar de la meilleure direction artistique. Un an plus tard, il reçoit avec Karen O'Hara l'Oscar de la meilleure direction artistique pour Alice au pays des merveilles de Tim Burton.

    Sacré tableau de chasse quand même...

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    Commentaires
    • Madolic
      celui-ci possède un sacré pedigree dans le domaine des effets visuelsEt bah c'est pas flagrant dans le film, vue la laideur de la chose ^^
    • andrea s.
      Le film est génial, mais j'aurais aimée qui font la Remake de La Belle Au Bois Dorment. 👑💖
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