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    Le Seigneur des anneaux Les Deux tours : cette réplique bouleversante a été improvisée
    20 sept. 2021 à 22:00
    Corentin Palanchini
    Corentin Palanchini
    -Chef de rubrique Infotainment
    Passionné par le cinéma hollywoodien des années 10 à 70, il suit avec intérêt l’évolution actuelle de l’industrie du 7e Art, et regarde tout ce qui lui passe devant les yeux : comédie française, polar des années 90, Palme d’or oubliée ou films du moment. Et avec le temps qu’il lui reste, des séries.

    Dans "Le Seigneur des anneaux : Les deux tours", le roi Théoden lâche une phrase puissante lors de l'enterrement de son fils Théodred, une réplique qu'il a improvisée sur le tournage.

    Warner Bros.

    La scène se déroule dans les Alpes néo-zélandaises, situées dans le sud du pays, magnifique décor naturel dans lequel l'équipe de production du Seigneur des anneaux a ajouté des fleurs artificielles en tissu blanc pour représenter les symbelmynë du livre de Tolkien dont la trilogie de Peter Jackson est inspirée.

    Le Seigneur des anneaux : les deux tours
    Le Seigneur des anneaux : les deux tours
    2h 59min
    De Peter Jackson
    Avec Elijah Wood, Sean Astin, Viggo Mortensen, Ian McKellen, Christopher Lee
    Presse
    4,0
    Spectateurs
    4,5
    Voir sur Prime Video

    Bernard Hill et Ian McKellen s'apprêtent à tourner la scène des Deux Tours où le roi du Rohan Théoden et Gandalf le Blanc discutent auprès de la tombe de Théodred, défunt fils de Théoden.

    Décédé au début des Deux Tours lors d'un combat (hors champ) entre des Uruk-hai et des cavaliers du Rohan, Théodred était joué par Paris Howe Strewe. Lorsque Théoden apprend la mort de son fils, il est évidemment abattu.

    Warner Bros.
    Theoden (Bernard Hill) sur la tombe de son fils

    Et ce jour-là, l'acteur britannique Bernard Hill improvise une réplique qui va rester, comme s'en souvient la coscénariste Philippa Boyens au sein du commentaire audio de la version longue du film :

    "Aucun parent ne devrait enterrer son enfant" est une phrase [ajoutée par] Bernard [Hill]. Il avait passé sa journée à jouer sur le plateau avec son fils.

    Ou lorsque la vie réelle inspire la fiction. La réplique marque un temps fort dans cette scène de recueillement, comme une autre phrase ciselée : "Le jeune périt et le vieux s'attarde". On découvre par la suite que Théoden évacue la cité d'Edoras, capitale du Rohan, pour rejoindre le Gouffre de Helm, ce qui déplaît à Gandalf.

    Pour en savoir plus sur le destin des cavaliers du Rohan et de Gandalf au Gouffre de Helm, (re)voyez le deuxième épisode de la trilogie de Peter Jackson.

    10 détails que vous n'aviez peut-être pas vu dans "Les Deux tours" :

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    Le Seigneur des anneaux : 10 détails cachés dans Les deux tours
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    Commentaires
    • Niels Euler
      Je ne nie pas le travail effectué, mais on est pas du tout sur la même échelle de cinéma à mon humble avis. D'un côté on a un film tourné essentiellement sur fond vert en un mois, dans des studios, avec des caméras numériques et de la performance capture, et un travail (colossal il est vrai) de post-production par ordinateur.De l'autre on a une œuvre qui exploite toutes les techniques du cinéma, des plus modernes aux plus anciennes, avec un tournage sur 14 mois, des centaines de figurants, de maquettes, de costumes, d'accessoires, des décors construits à des échelles différentes, des tournages en décors naturels et trois ans de post-production pour une œuvre réputée inadaptable réalisée en Nouvelle-Zélande par une petite boite indépendante.C'est une anomalie dans le paysage cinématographique cette trilogie.
    • Dmitrram
      Merci pour cet argumentaire.
    • Stringer B
      Après je ne prêche pas pour une chapelle, attention, je ne trouve pas que le film soit parfait et il faudra laisser le temps (et possiblement attendre la sortie de la deuxième partie) pour avoir un plein jugement un peu plus raisonné... Ce serait dur pour n'importe quel film d'être comparé au Seigneur des Anneaux, qualitativement, on le sait tous.Si on doit comparer Dune à une oeuvre sur le plan du type d'échelle d'histoire qu'elle essaie de raconter, et que tu dois vraiment comparer Dune à une oeuvre de fantasy, il faudrait à la limite choisir celle qui a le plus ouvertement été inspirée par Dune, à savoir Game of Thrones, dont le premier livre est très fortement inspiré du premier roman de Herbert... Superficiellement, l'intrigue est la même : grande famille aristocratique connue pour son sens de l'honneur est appelée par le pouvoir royal pour venir dans gérer le lieu qui fonde une partie de ce pouvoir; trahison et jeux politiques de rivaux fragilisent les parents de ladite famille tandis que les enfants s'avèrent avoir des pouvoirs et une ressource insoupçonnée qu'ils manifestent dans leur fuite. En plus, les deux romans explorent les perspectives de beaucoup de personnages...Maintenant, même cette comparaison n'est valable que jusqu'à un certain point. Le récit assume vite de se centrer autour de la figure de Paul Atréides puis de ses descendants; ça devient vite l'histoire de Paul qui doit supporter le poids de son immense pouvoir et celle de quelques personnages qui réagissent à son ascension. Game of Thrones est un récit bien plus expansif, où c'est dur de parler d'un vrai protagoniste avec une vraie intrigue centrale.Conclusion : on peut comparer n'importe quel film ou livre à un autre, parce que tous les films ou livres ont un projet artistique qu'ils annoncent en commençant; par contre, tous les récits superficiellement similaires n'ont parfois pas du tout les mêmes visées en terme d'émotion que d'autres...
    • Dmitrram
      Oui, j'ai bien senti que c'était l'univers aussi qui me laissait froid. Au passage, je n'ai pas lu le livre, mais pour avoir lu quelques romans d'Asimov, je vois tout à fait ce que tu dis.
    • Flōrens Penn-Ar-Bed
      Bernard Hill, un acteur trop peu présent à l'écran. quant à cette improvisation, je rajouterais que c'est devenu rare d'avoir une scène émouvante ou même une phrase marquante dans les films récents. Nous n'avons pas eu plus épique, plus spectaculaire, plus beau depuis le SDA.
    • Stringer B
      Oui enfin en même temps, Villeneuve a été tout aussi fidèle en esprit à ce qu'est Dune (le bouquin) que Jackson l'a été en adaptant Le Seigneur des Anneaux (même si Jackson s'est par nécessité plus affranchi des bouquins au niveau de la fidélité narrative). Sauf que les romans que sont Dune et le Seigneur des Anneaux n'ont rien à voir en termes de ton, de caractérisation des personnages, au niveau thématique... Dune est un récit monumental austère, presque monacal, ce n'est pas du tout l'aventure viscérale et expansive qu'est le Seigneur des Anneaux, où tu es dans ce que le voyage a de plus excitant et enthousiasmant, même quand l'intrigue se durcit. Si tu t'attendais à vibrer devant une adaptation Dune aussi fidèle à Herbert que l'est celle de Villeneuve, faudrait peut être relire le livre et se rappeler de ce qu'il est... Dune est un récit d'une froideur extrême, qui appartient au genre du space opera mais qui dans le style ressemble à de la SF dure à la Asimov.Que tu dises que c'est moins bien d'accord, pas de souci, mais même si le film avait été la hauteur, tu n'aurais pas vibré. Herbert ne voulait pas ça. Villeneuve ne veut pas ça.
    • Xeno 17
      Une de mes répliques préférés ça tombe bien.
    • Quackerjack
      Dommage que j'ai rien à carrer du SDA en général parce que j'adore Bernard Hill aussi. Son Commandant Smith de Titanic m'avait totalement boulversé, à l'époque
    • Quackerjack
      N'empêche que je serais bien content de le revoir dans des films d'action... (Je parle de Cameron, hein)
    • Niels Euler
      Cameron m'en touche une sans faire bouger l'autre depuis Avatar justement. Il a le mérite d'avoir créé son propre univers, et d'avoir poussé une technologie à son paroxysme. A l'arrivée, pourtant, il s'est accaparé la paternité d'une nouvelle forme cinématographique dans l'imaginaire collectif alors que Zemeckis a été le vrai pionnier dans l'histoire. C'est lui le révolutionnaire. Et puis surtout, pour en revenir au SDA, à voir l'ampleur du tournage, la fusion insolente des hautes technologies et du cinéma à l'ancienne, un casting sans stars, les artisans, les figurants, les décors naturels et les maquettes, et un script d'une ampleur hors-norme (il faut plus que jamais célébrer le travail inouï de Philippa Boyens et Fran Walsh), je ne vois pas comment les ordinateurs de Cameron et son imaginaire vont faire pour égaler un projet si parfaitement accompli. Bien sûr, je n'oublie pas qu'il y a avant tout Tolkien dans l'histoire.Pour évoquer ton pseudo, Interstellar, voilà un film que je trouverais toujours cent fois plus démesuré qu'Avatar dans sa mise en scène, ses ambitions thématiques, et son exécution globale. Je reste toutefois ouvert à l'idée d'être surpris !
    • Niels Euler
      Je ne l'ai pas encore vu. Mais je craignais beaucoup la désincarnation propre au cinéma de Villeneuve.
    • Dmitrram
      Je cultivais quelques espoirs à l'endroit de Dune, mais j'avais aussi beaucoup de craintes au regard du style de Villeneuve, et ce sont ces dernières qui se sont avérées malheureusement.Je n'ai pas vibré une seule seconde alors qu'après le premier visionnage des opus du SdA au cinéma, il fallait que je dorme dessus au minimum pour faire retomber l'emballement !
    • Dmitrram
      Une des scènes les plus sensibles de la trilogie, principalement grâce à la prestation de Bernard Hill comme c'est relevé plus bas.La version longue est vraiment une réussite !
    • Cooper1992
      Bernard Hill, un acteur odieusement sous-estimé et sous-exploité, impérial ici mais aussi dans Titanic.Concernant la démesure, je ne sous-estime Cameron avec les suites d'Avatar.
    • Niels Euler
      Ce film est absolument monumental (et ce n'est pas galvaudé, contrairement à l'usage), de la première à la dernière bobine. Et Bernard Hill y est impérial. Avec cette trilogie, Peter Jackson a marqué l'histoire du Septième Art d'une pierre blanche. Une démesure qu'on ne retrouvera sans doute plus...
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