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    Y le dernier homme sur Disney+ : “Cette série a été en avance sur notre époque” pour la créatrice Eliza Clark
    26 sept. 2021 à 08:00
    Clément Cusseau
    Clément Cusseau
    -Rédacteur
    Après des études en école de cinéma, Clément Cusseau intègre la rédaction d’AlloCiné en 2011. Il est actuellement spécialisé dans les contenus streaming et l’actualité des plateformes SVOD.

    L'actrice Ashley Romans et la scénariste Eliza Clark évoquent à notre micro la nouvelle série "Y, le dernier homme", d'après le comic-book éponyme, à retrouver dès à présent sur Disney Plus !

    Disney Plus

    Quel aspect de la série vous a le plus intéressé ?

    Ashley Romans (Agent 355) : Je ne pouvais pas passer à côté du rôle de l’Agent 355, elle est tellement bad-ass ! Elle est pleine de contradictions et de conflits intérieurs ce qui la rend fascinante. D’ailleurs, je crois que tous les personnages de cette série sont confrontés à des conflits intérieurs qui reflètent le système totalitaire dans lequel ils évoluent.

    Cette série aborde le thème de la liberté et nous interroge sur sa signification. ‘Qui êtes-vous vraiment sans votre oppresseur ? Et qui voulez-vous être dans ce nouveau monde en transition, en ébullition ?’ C’est vraiment une série fascinante qui interroge sur la condition humaine et sur le futur de l’humanité.

    Y, le dernier homme
    Y, le dernier homme
    Sortie le 13 septembre 2021 | 60 min
    Série : Y, le dernier homme
    Avec Diane Lane, Ashley Romans, Ben Schnetzer, Olivia Thirlby, Juliana Canfield
    Presse
    3,1
    Spectateurs
    2,2
    Voir sur Disney+

    En quoi la série fait-elle écho à la société d'aujourd'hui ?

    Eliza Clark (créatrice de la série) : A l’instar de la bande-dessinée de Brian K. Vaughan et Pia Guerra, cette série aborde la thématique de l’identité personnelle. Nous voyons également dans la série comment un système totalitaire peut manipuler cette identité. C’est donc une réflexion sur l'influence des suprématistes blancs et sur le patriarcat, mais également sur les excès d’un monde capitaliste.

    Ce sont des sujets auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Nous ignorons quelle influence ces totalitarismes ont sur notre personnalité. Ce qui m’intéresse avec cette série, c’est d’étudier l’impact de cette société totalitaire sur les personnages et voir en quoi leurs décisions vont impacter leur positionnement à l’encontre de cette société.

    Je pense que toutes ces questions sont encore plus présentes avec le Covid qui a engendré encore plus d’inégalités entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien. Cette série a été en avance sur notre époque, en évoquant ce qui pourrait nous arriver si nous laissons un système totalitaire nous priver de nos libertés les plus fondamentales.

    La série a connu un long développement, comment expliquez-vous ces nombreux reports ?

    Eliza Clark : J’ai lu les comics pour la première fois en 2009 sur les conseils d’un ami qui est devenu depuis mon mari. Cela m’a pris douze ans pour adapter ces livres car à l’époque je n’étais qu’une simple assistante. Mais cela m'a permis de gagner en maturité pour développer une oeuvre plus réfléchie et mieux structurée.

    Pendant ces douze années le monde a certes changé, mais de nombreuses choses sont restées les mêmes. L’aspect principal que j’ai voulu mettre en avant c’est la notion de diversité sous toutes ses formes. La série explore davantage ce thème que les bandes dessinées.

    Notre série représente vraiment toute la diversité des individus qui peuplent aujourd’hui le monde. Je pense qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour arriver à un meilleure représentation des genres, à une vraie forme d'égalité et à un meilleur respect des libertés individuelles.

    Y, le dernier homme - saison 1 Bande-annonce VO

     

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    Commentaires
    • tueurnain
      Donc à boycotter au plus vite!
    • meiyo
      De la diversité où il ne reste plus qu'un seul homme ? :)
    • bassmann
      Si si elle à très bien compris. Elle se sert juste du support pour y mettre de la diversité et du néo féminisme.
    • bassmann
      que j’ai voulu mettre en avant c’est la notion de diversité... putain même là?
    • John Jazz ジャズ
      Mort ou vif... Si l'homme est la brute dans cette affaire, il ne faut jamais oublier qu'il peut être le bon, ou le truand ; )
    • L'indien zarbi
      Oui, l'Affleck. Merci. Le problème c'est que dans Light of my life l'homme est une brute vivante. Dans la série, une brute morte. ; )
    • Gleskard
      Merci de confirmer avec cette interview que vous n'adaptez pas la BD, mais vous vous servez du pitch de base pour faire passer votre idéologie manichéenne qui est justement pointé du doigt par la BD.Y: The Last Man montre parfaitement que la folie humaine se trouve en tout individu, masculin ou féminin.Les femmes prennent juste le relais et commettent les mêmes erreurs que les hommes.Et c'est ça qui est intéressant dans la BD.Les différentes factions de femmes qui se forment entre celle qui cherchent le dernier homme pour en faire une arme politique, les féministe extrémiste qui prenne leur disparition comme une punition divine contre le patriarcat et qui construise tout un culte religieux autour, les femmes qui tentent de trouver des alternatives pour renouveler la population sans les hommes....ect....Bien sûr qu'on pointe du doigt les dérives du patriarcat et leur conséquences (d'où les groupes extrémistes peupler de victimes de ces dérives), mais on montre aussi le malheur apporter à ces femmes qui ont perdus leur maris, leur frères, leur enfants, leur pères....Et c'est ce qui fait toute la force de la BD qui montre bien qu'on est tous égaux dans nos dérives et nos qualités.
    • John Jazz ジャズ
      Light of my Life avec Casey Affleck c'est l'inverse, ou même Chaos Walking.
    • L'indien zarbi
      Je ne me souviens plus du titre mais je crois qu'il y a un film qui traite du même sujet mais dans l'autre sens.
    • L'indien zarbi
      Et c'est reparti.Quand même dingue, adapter une œuvre où l'on a rien compris. On est chez Disney, je confirme.
    • PoD.
      Elle n’a surtout rien compris dans la bd ! Dans la bd les méchantes de l’histoire sont précisément des «  féministes » extrémistes comme elle .
    • PoD.
      Elle n’a rien compris aux bd qui étaient très loins de toutes ces bêtises et présentent au contraire des féministes extrémistes, auto proclamé amazones, comme les principales méchantes de l’histoire. Contrairement à ce qu’elle prétend il n’y a par un côté moralisateur dans la bd qui montre au contraire les femmes faisant les mêmes erreurs que les hommes sur le plan social et politique.Bien sûr que le patriarcat et ses exactions est abordé dans l’histoire des bd mais il est abordé avec intelligence sans manichéisme et sans mélanges avec d’ autres luttes sociales qui n’ont pas de rapport avec la guerre des sexes . Le racisme et les inégalités sociales ne sont pas résolues dans les bd par la disparition des hommes loin de là. Au contraire ils continuent. Il ne faut pas mélanger les batailles dans un manichéisme outrancier !Cette interview est lamentable et pleine de clichés et de raccourcis digne des pires Baizuo.
    • tueurnain
      C'est exactement ça!
    • Plaza De lavega
      Une épidémie mystérieuse a décimé toute la population mâle de la Terre: le rêve de toutes néoféministes... l'auto-destruction
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