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    Cannes 2017 : qui sont les favoris pour le prix d'interprétation masculine ?
    Par La Rédaction — 26 mai 2017 à 16:45
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    Alors que l'on arrive bientôt au terme de la Compétition, quelques candidats sérieux au prix d'interprétation masculine commencent à se dégager. Retour sur les prestations de nos favoris.

    Nahuel Perez Biscayart
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    Alors que le Festival de Cannes touche bientôt à sa fin, de sérieux candidats au prix d'interprétation masculine commencent à sortir du lot. On a retenu six candidats parmi cinq des films que l'on a vus jusqu'alors en Compétition. 

    Nahuel Perez Biscayart : une tornade de la race des guerriers
    Dans 120 battements par minute, Nahuel Perez Biscayart campe un militant d'Act Up séropositif. Colérique, charmant, intelligent, il est la tornade qui traverse le film. Se sachant en sursis, cet éternel amoureux n'a plus une minute à perdre et a fait de l'urgence un mode de vie. Né en Argentine il y a 31 ans, Nahuel Perez Biscayart était déjà apparu dans Je suis à toi et Grand Central (présenté à Un Certain Regard en 2013). Et ne vous fiez pas à son air de suricate triste, ce jeune homme est de la race des guerriers. 

    Jean-Louis Trintignant : une performance sobre mais audacieuse

    Quarante-huit ans après son premier prix d’interprétation à Cannes pour Z de Costa-Gavras, Jean-Louis Trintignant se crée une nouvelle occasion de l’obtenir, grâce au dernier film de Michael Haneke, Happy End. Le légendaire comédien, qui a tiré sa révérence depuis bientôt quinze ans avec Janis & John, n’accepte de tourner que pour le réalisateur autrichien. Dans Happy End, Jean-Louis Trintignant livre une performance sobre, mais audacieuse. A 86 ans, il se risque même à quelques défis physiques, comme pousser son propre fauteuil roulant le temps d’un long travelling, ou se laisser tenter par une baignade à la frontière de la Manche et de la mer du Nord. 

    Barry Keoghan : de la justesse dans la provocation de l'effroi

    Le jeune comédien Barry Keoghan se place sans difficulté parmi les favoris au prix d'interprétation grâce à sa prestation dans Mise à mort du cerf sacré. Si physiquement, il rappelle beaucoup Tye Sheridan, son personnage est plus proche de celui d'Ezra Miller dans We Need to Talk About Kevin et Keoghan fait preuve de la même justesse dans sa façon de susciter l'effroi sans trop en faire. Chacune de ses apparitions est efficace et concourt à faire monter la tension, et il dépasse le reste du casting de la tête et des épaules. 

    Colin Farrell : un rôle plus difficile qu'il n'y paraît

    N'oublions toutefois pas Colin Farrell, qui livre également une performance étonnante dans le même Mise à mort du cerf sacré. Il apparaît transformé physiquement, bedonnant et affublé d'une grosse barbe, et dépouille énormément son jeu, à l'image de la mise en scène clinique de Yorgos Lanthimos. Un rôle plus difficile qu'il n'y paraît, qui permet à Colin Farrell de rappeler qu'avant d'être un bel acteur, il est surtout un très bon acteur.

    Vincent Lindon : le visage d'Auguste Rodin

    Deux ans après son tromphe dans La Loi du marché, Vincent Lindon pourrait-il à nouveau remporter le prix d'interprétation ? Dans Rodin, le comédien barbu est bluffant en artiste habité et tourmenté, obsédé par son art et fasciné par les femmes. Un vrai rôle d'incarnation qui en fait un prétendant tout à fait honnête et ne devrait pas laisser le jury de marbre. 

    Robert Pattinson : au sommet de son art

    Lors de la projection du film des frères Safdie, Good Time, les festivaliers ont unanimement salué la prestation de Robert Pattinson, effectivement bluffant dans le rôle de Connie, un jeune délinquant paumé qui erre dans l'espoir de réunir l'argent nécessaire à la libération sous caution de son frère handicapé mental, arrêté par la police suite à un braquage raté dans le Queens. Le comédien compose un personnage complexe : hagard, les cheveux décolorés dans la seconde moitié du film, Pattinson est au sommet de son art et continue d'étonner en poursuivant un chemin essentiellement fait de cinéma indépendant depuis que la saga Twilight l'a propulsé au rang de superstar. 

    Joaquin Phoenix : le plus grand acteur de sa génération

    Lynne Ramsay est une merveilleuse réalisatrice, mais You Were Never Really Here ne serait pas aussi brillant sans la présence charismatique - le mot est faible - de Joaquin Phoenix. L'acteur impose sa présence presque animale doublée d'une fragilité bouleversante en incarnant ce vétéran traumatisé de guerre et brutal à la perfection et prouve une nouvelle fois qu'il est de loin, de très, très loin, le plus grand acteur de sa génération. 

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