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    Suspiria, Le Locataire, Phase IV… 10 films d’épouvante des années 1970 à découvrir absolument
    Par Gauthier Jurgensen (@GauthJurgensen) — 20 juil. 2018 à 10:00
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    Profitons de la ressortie en salles du chef d’œuvre de Dario Argento Suspiria, pour découvrir dix films d’épouvante de cette décennie prolifique dans le genre. En passant sur les plus célèbres comme L’Exorciste, Carrie ou Alien.

    Le Dieu d'Osier de Robin Hardy (1973)
    4. Le Dieu d'Osier de Robin Hardy (1973) +
    Oubliez le remake nanardesque de 2007 dans lequel Nicolas Cage, déguisé en ours, distribue des baffes à tour de bras. Le Dieu d’Osier (The Wicker Man) est un film étrange et déroutant dans lequel Christopher Lee règne en maître sur une île à la société médiévale où les femmes sont privilégiées et les hommes réduits à l’esclavage. Mais lorsque des enfants commencent à disparaitre dans ce microcosme replié sur lui-même, un policier anglais est envoyé sur place pour enquêter. Aucun film ne ressemble à cette bizarrerie signée Robin Hardy, qui a lui-même tenté quarante ans plus tard d’offrir une suite à son chef d’œuvre : The Wicker Tree, avant de sombrer dans l’oubli et de disparaître en 2016.
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    Suspiria de Dario Argento (1977)

    Vous ne connaissez pas le Giallo, ce sous-genre italien du cinéma d’horreur qui faisait fureur dans les années 1960 et 1970 ? Découvrir Suspiria, c’est la promesse d’en voir l’un des plus flamboyants représentants, mis en scène par le maître du genre. Derrière cette histoire incongrue d’académie de danse maudite par une sorcière se cache une petite merveille esthétique, un véritable plaisir des yeux où l’érotisme et l’effroi font bon ménage. Vous n’oublierez jamais non plus sa musique signée Goblin et Dario Argento lui-même.

    Suspiria Bande-annonce VO
    Suspiria Bande-annonce VO
    La Nuit des fous vivants de George A. Romero (1973)

    Le roi du film de zombies n’a pas mis en scène que des morts vivants. Avant tout le monde, il a aussi testé le film d’infectés avec The Crazies en 1973, étrangement rebaptisé chez nous "Le Jour des fous vivants" (pourquoi des fous seraient-ils morts ?).  Cinq ans après son chef d’œuvre La Nuit des morts-vivants, il récidive avec un concept un peu différent : cette fois, il ne s’agit pas de résurrection ni d’anthropophagie, mais d’une mystérieuse épidémie de folie qui fait tomber tous les tabous sociaux à ceux qu’elle contamine. L’armée arrive pour contenir la pandémie.

    Chromosome 3 de David Cronenberg (1979)

    Après des débuts remarqués dans le cinéma d’épouvante avec Frissons (1975) et Rage (1977) le cinéaste canadien David Cronenberg signe un de ses chefs d’œuvre avec Chromosome 3, qui conjugue déjà la plupart de ses obsessions : évolution, paranoïa, mutations organiques et psychologie. Le film suit les expérimentations d’un psychiatre dont les méthodes révolutionnaires entrainent des effets secondaires monstrueuses sur ses patients. Préparez-vous à être étrangement dérangés !

    Chromosome 3 Bande-annonce VF
    Chromosome 3 Bande-annonce VF
    Le Dieu d'Osier de Robin Hardy (1973)

    Oubliez le remake nanardesque de 2007 dans lequel Nicolas Cage, déguisé en ours, distribue des baffes à tour de bras. Le Dieu d’Osier (The Wicker Man) est un film étrange et déroutant dans lequel Christopher Lee règne en maître sur une île à la société médiévale où les femmes sont privilégiées et les hommes réduits à l’esclavage. Mais lorsque des enfants commencent à disparaitre dans ce microcosme replié sur lui-même, un policier anglais est envoyé sur place pour enquêter. Aucun film ne ressemble à cette bizarrerie signée Robin Hardy, qui a lui-même tenté quarante ans plus tard d’offrir une suite à son chef d’œuvre : The Wicker Tree, avant de sombrer dans l’oubli et de disparaître en 2016.

    The Wicker Man Bande-annonce VO
    The Wicker Man Bande-annonce VO
    Le Locataire de Roman Polanski (1976)

    Le premier film en France de Roman Polanski le met en scène face à Isabelle Adjani. Il incarne Trelkovsky, un étudiant polonais à Paris qui loue une chambre de bonne précédemment occupée par une jeune femme qui s’est défenestrée. Peu à peu, il suspecte son voisinage de comploter contre lui et de pousser les occupants de cette chambre au suicide. Cette plongée dans la paranoïa et dans le fantastique promet encore de belles sueurs froides plus de quarante ans après sa sortie. En prime, on peut apercevoir au détour de quelques scènes de célèbres noms de la troupe du Splendid, comme Gérard JugnotJosiane Balasko ou encore Michel Blanc.

    Le Locataire Bande-annonce VO
    Le Locataire Bande-annonce VO
    L'Invasion des Profanateurs de Philip Kaufman (1978)

    A la fois remake et suite de L'Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (1978), cette nouvelle version invente un gimmick devenu culte dans le genre. Les extra-terrestres ayant détourné le corps d’un être humain détectent leurs futures proies et alertent leurs congénères en hurlant et en pointant les prochaines victimes du doigt. Une astuce peu coûteuse mais terrifiante, qui fournira au film un des plus célèbres et glaçants twists de fin. En prime, une galerie de visages légendaires : Donald Sutherland (M*A*S*H*), Brooke Adams (The Dead Zone), Jeff Goldblum (Jurassic Park), Veronica Cartwright (Alien), Leonard Nimoy (Star Trek) et un caméo furtif de Robert Duvall (Le Parrain) !

    L'Invasion des profanateurs Bande-annonce VO
    L'Invasion des profanateurs Bande-annonce VO
    Phase IV de Saul Bass (1974)

    Probablement le film le plus expérimental de notre liste, Phase IV est le seul film réalisé par Saul Bass, plus connu pour les plus beaux génériques de l’histoire du cinéma, comme celui de Psychose en 1960. Son unique réalisation raconte l’histoire d’un signal envoyé de l’espace au moment où, dans le désert d’Arizona, une étrange espèce de fourmis voraces fait son apparition et se développe à vue d’œil. Ici, pas d’effets sensationnels. C’est le point de vue scientifique et paranoïaque mis en scène par Saul Bass qui glace le sang.

    "Phase IV" - Bande-annonce
    "Phase IV" - Bande-annonce
    La Dernière Maison sur la gauche de Wes Craven (1972)

    Avant de faire sensation dans le genre avec ses plus grands films d’horreur comme La Colline a des yeuxLes Griffes de la nuit ou la saga ScreamWes Craven a démarré sa carrière de réalisateur avec un des plus grands représentants d’un sous-genre : le Rape & Revenge. Le programme est simple : à la suite d’un viol, la victime ou ses proches se lancent dans une vengeance meurtrière. Ici, c’est la jeune Mari et sa meilleure amie qui sont agressées sexuellement et assassinée en forêt. Leurs patents ne vont pas laisser les criminels s’en tirer à si bon compte.

    La Dernière maison sur la gauche Bande-annonce VO
    La Dernière maison sur la gauche Bande-annonce VO
    Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg (1973)

    Un couple inconsolable après la noyade accidentelle de leur fille profite d’une obligation professionnelle pour aller se ressourcer à Venise, hors saison. Bientôt, le long des canaux, le mari croit distinguer une petite silhouette encapuchonnée et affublée d’un manteau rouge, comme sa fille. De son côté, sa femme noue une amitié avec une touriste aveugle qui prétend pouvoir entrer en contact avec la jeune enfant. De fil en aiguille, le doute s’installe dans le cœur des deux époux. Julie Christie et Donald Sutherland donnent chair à ces personnages écrits par Daphné Du Maurier pour la caméra de Nicolas Roeg, dont le sens du montage et de l’éclairage offre à ce film une atmosphère fantomatique inoubliable. C’est aussi avec horreur qu’on découvre la vérité le temps d’une scène qui marque à vie.

    Ne vous retournez pas Bande-annonce (2) VO
    Ne vous retournez pas Bande-annonce (2) VO
    La Sentinelle des maudits de Michael Winner (1977)

    Mannequin professionnelle à New York, Alison Parker emménage dans un immeuble de Brooklyn dont elle se croit seule résidente, à l’exception d’un prêtre aveugle qui vit au-dessus de son appartement. Son étrange silhouette est toujours à la fenêtre, comme s’il pouvait tout de même y observer quelque chose. Bientôt, Alison va découvrir qu’elle n’est pas si seule qu’elle le croit. La voilà prise au piège d’un étrange rituel ancestral qui fera d’elle... la prochaine Sentinelle des maudits ! Un film qui ravira les cinéphiles puisque deux générations de comédiens s’y rencontrent : John Carradine (La Chevauchée Fantastique), Ava Gardner (La Comtesse aux pieds nus), Eli Wallach (Le Bon, la brute et le truand) et Burgess Meredith (Rocky) passent le relais aux jeunes nouveaux : Christopher Walken (Voyage au bout de l’enfer), Jeff Goldblum (La Mouche) et Tom Berenger (Platoon).

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    Commentaires
    • grand-corps-malik
      OK Mea Culpa, je n'avais pas vu l'objectif était de citer des chefs d'oeuvre inconnus
    • grand-corps-malik
      Le Locataire ... le chef d'oeuvre injustement méconnu de Roman Polanski. La fin me laisse encore des frissons.
    • grand-corps-malik
      Il manque d'autres chefs d'oeuvre dans cette sélection:- L'Exorciste- Les Dents de la Mer- La Malédiction- Carrie au bal du diable- Alien
    • Nicole sonne
      Suspiria un chef-d’œuvre ! Phase IV je l’ai vu il y a peu il existe uniquement en VO ou VOSTFR c’est un bon film mais très particulier limite à certains moments on dirait un documentaire film sans doute expérimental,il peut donner des frissons à certains moments les fourmis tueuses sont sans pitié tout est déclenché par ce signal extraterrestre.Ça m’étonne qu’il n’y est pas eu un Remake car le thème est intéressant et pourrai être plus développé car ce film de mon point de vue reste incomplet la fin est vite expédié mais le réalisateur était vraiment talentueux tout est bien filmé on voit qu’il a travaillé avec Hitchcock.
    • Javier_Rodriguez
      Parce que ce dont tu parles est archi connu et que - comme c'est écrit dans le chapo - il s'agit ici de films moins célèbres.
    • legion666
      Ahhh la bonne vieille épouvante sans CGI, sans beaucoup de moyen mais diablement efficace...
    • Danny Wilde
      ouais, bof, Chromosome 3 n'est pas pour moi l'un des meilleurs films de Cronenberg, mais il est correct, de même que l'Invasion des profanateurs est très moyen, très inférieur à l'original L'invasion des profanateurs de sépulture de Don Siegel...j'aurais plutôt vu la Malédiction et sa suite Damien, ainsi que Holocauste 2000 qui font partie des films sataniques lancés dans la lignée de L'Exorciste... aussi dans le genre gore, étonnant de pas y trouver Massacre à la tronçonneuse
    • Chuck Carrey
      Oui, voilà. Et puisque je n'aime pas les slashers, j'ai mieux accroché à Scream :)
    • Sicyons
      Tout à fait. Pour moi c'est plus une parodie qu'un réel slasher.
    • Chuck Carrey
      Je te remercie pour le conseil. Je l'ajoute dans ma liste de films à regarder :)
    • Anthony C.
      c est vrai que se serait mal vendre le film ^^
    • ghyom
      Y a pas de soucis. C'est pas contre toi ou quoi. Je me mets juste à la place de quelqu'un qui après avoir vu Suspiria se décide de se lancer dans le giallo. Ca va lui faire bizarre. Ca ne sera pas du tout ce à quoi il s'attendait. ^^
    • Anthony C.
      en effet c est vrai que le film verse autant dans le fantastique pur , que dans le giallo ( malgres quelques morts sanglantes ) , je me suis mal exprimé. J ai trop tendance a assimilé , à tort , Argento et Giallo , alors que le real n a pas fait que sa dans sa carrière.
    • ghyom
      Suspiria n'est pas un giallo mais bon... je crois qu'on pourrait faire toutes les campagnes publicitaires sur le sujet ce film restera toujours rattaché à tort à ce genre. ^^
    • Anthony C.
      Dans la filmo de Wes Craven , je te conseille le meconnu Le sous sol de la Peur . Un film atypique , violent , et assez dérangeant avec beaucoup d humour noir .
    • Chuck Carrey
      J'ai bien aimé Scream pour sa façon de se moquer des slashers célèbres comme Vendredi 13, Halloween, etc... Pour ma part, j'ai presque trouvé que Scream fonctionnait mieux comme une comédie que comme un film d'horreur. En tout cas, je l'ai trouvé sympa à regarder. Alors que je me suis vraiment ennuyé devant La Dernière Maison sur la gauche :/
    • The Last Action Zero
      Merci pour l'article. Grâce à vous, je découvre quelques films dont je n'avais jamais entendu parlé :D
    • Anthony C.
      Belle selection en effet de films fantastiques qui ont marqués le genre ( Suspiria est un des must du giallo , est sûrement un des meilleurs films d Argento , Chromosome 3 si vous aimez le style de Cronenberg il se peut que vous aller adorer ) , mais incomplète évidemment. D ' autres oeuvres fondatrices tel que La Malédiction , La baie Sanglante ou Black Christmas et tant d autres aurai meriter de se trouver dans cette liste.Par contre ce post auras au moins eut le merite de me faire découvrir La sentinelle des Maudits , que je ne connais pas. Je vais m empressé de mettre la main dessus
    • Guillaume B.
      Attention tout de même, la liste inclus des oeuvres très très différentes les unes des autres.Phase IV, c'est en effet très expérimental. Loin d'être vraiment angoissant, le film est plus une étrange réflexion sur notre façon d'appréhender le monde. Lent, bizarre et déroutant plus qu'épouvante.Wicker man, c'est une ambiance très particulière. On sent que l'ambiance cache un truc louche mais c'est assez unique comme délire, ça chante, ça danse... Il n'y a rien à quoi le comparer et ça peut laisser un peu perplexe.Suspiria, c'est très coloré avec une musique atypique pour le genre. En général, on aime ou on déteste. C'est pas cartésien pour 2 sous, le film se suit comme une sorte de rêve éveillé de plus en plus étrange, d'où une impression que l'histoire n'a aucune importance et manque de cohérence. Ca a un peu vieilli je trouve même si ça a une patte très particulière qui n'est pas sans charme.La dernière maison sur la gauche, perso, on sent vraiment le film concept un peu limité, à tous les niveaux. Manque de moyens d'où une mise en scène qui fait très amateur (encore excusable pour le genre et l'époque), des acteurs qui sont loin de livrer une grosse performance, certains dialogues sonnent faux et ça s'étire cruellement jusqu'à un délire sanglant final un peu hystérique. Pour l'époque, c'était assez osé et ça rafraichissait un peu le genre mais vu d'aujourd'hui, ça a terriblement vieilli et pas en bien. Je lui préfère même le fameux I spit on your grave. Ou sinon, on peut jeter un oeil à son remake récent, très honorable bien que convenu et classique.
    • Tommy Shelby
      Merci du conseil, adepte des horror movies des années 80, je suis curieux de plonger un peu plu loin dans le temps.
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