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    Serpico, Bonnie & Clyde, E.T... Des monteuses de génie se cachent derrière ces chefs-d'oeuvre !
    31 oct. 2020 à 05:00
    Olivier Pallaruelo
    Olivier Pallaruelo
    -Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
    Biberonné par la VHS et les films de genres, Olivier Pallaruelo délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

    Parce qu'il a été durant longtemps un des très rares postes ouvert aux femmes, le montage des films a accueilli avec bonheur au fil des décennies de très grandes dames du cinéma, oeuvrant dans l'ombre aux côtés des réalisateurs. Hommage.

    Verna Fields
    5. Verna Fields +
    "On l'appelait affectueusement entre nous "Mother Cutter". Elle était comme notre mère, elle cuisinait pour nous, elle nous racontait plein d'histoires sur son travail avec Peter Bogdanovich [...] C'était la personne la plus charismatique sur le tournage des Dents de la mer, avec Robert Shaw". C'est en ces termes que Steven Spielberg se souvient avec émotion de Verna Fields. Née en 1918 et diplômée de journalisme, elle commença sa carrière d'assistante monteuse en 1943. Au début des années 1960, elle enseigne le montage à l'Université de Californie du Sud, tout en commençant à travailler comme monteuse. Alors aspirants cinéastes en devenir, George Lucas et Steven Spielberg s'attachèrent à elle dès la fin des années 60, à l'époque du Nouvel Hollywood. Lucas lui confiera le montage d'American Graffiti; Spielberg celui de Sugarland Express, et, en 1975, celui des Dents de la mer. L'impact foudroyant du chef-d'oeuvre de Spielberg n'aurait certainement pas été le même sans le travail de Verna Fields, qui remporta d'ailleurs un Oscar pour ce film. En 1976, elle est même nommée vice-présidente chez Universal Pictures, poste qu'elle tiendra jusqu'à sa mort en 1982.
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    "Le monteur est l'auteur final du film" disait le grand David Lean. A l'heure où les logiciels de montage comme Final Cut Pro, Adobe Premiere ou Avid permettent de faire à peu près tout et n'importe quoi, il fut un temps -jusqu'au milieu des années 1990 en fait- où tous les films étaient montés à la main. Dans cet exercice délicat, des femmes de légendes ont occupé ou occupent cette place de choix. La raison ? Pendant longtemps, dans l'industrie du cinéma, le poste de monteur fut en effet un des rares ouverts aux femmes. Hommage en images à ces très grandes dames du cinéma et de l'ombre, grâce à qui les cinéphiles du monde entier ont pu s'émerveiller dans les salles obscures.
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    Commentaires
    • brunodinah
      Mise à part Booth et Liddleton, je connaissais au moins de nom les autres chefs monteuses.Hommage pastiche au cinéma hollywoodien d'hier à travers ce très bel article riche et documenté pour un très beau métier, fastudieux et difficile.En ayant découvert que Madame de Havilland s'est éteinte cet été, c'est en effet, parfois, grâce à la magnificence d'un montage qu'un 'cut' (et qu'un film !) devient chef d'oeuvre, film culte, film mythique.Bravo à toutes. Action !
    • Lccf
      Bel hommage à un métier souvent négligé, mais essentiel.
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