Ce soir sur Amazon : l'apocalypse n'a jamais été aussi belle et impressionnante que filmée par Mel Gibson !
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

L'apocalypse et la chute de l'empire Maya vue par Mel Gibson, ca donne le très impressionnant "Apocalypto". Puissamment mis en scène, le film montre encore une fois à quel point Gibson est un conteur d'histoire hors pairs. A voir sur Prime Video.

Mexique, début du XVIe siècle. Des mercenaires sanguinaires ayant envahi son village au petit matin, Jaguar Paw, un jeune chasseur Maya, parvient à mettre sa femme et son jeune fils à l’abri, avant d’être lui-même capturé. Tandis que celle-ci, enceinte, espère son retour depuis le fond d’un puits duquel elle ne peut sortir, Jaguar Paw, est escorté par ses ravisseurs jusqu’à une société décadente, qui calme la colère des Dieux en multipliant les sacrifices humains. Jaguar Paw parvient à s’enfuir à travers la jungle. Commence une chasse à l’homme sans merci…

Apocalypto
Apocalypto
Sortie : 10 janvier 2007 | 2h 18min
De Mel Gibson
Avec Rudy Youngblood, Raoul Max Trujillo, Dalia Hernández
Presse
3,0
Spectateurs
3,8
Voir sur Prime Video

En 2004, Mel Gibson créait la sensation (et la vive polémique, soit-dit en passant...) en réalisant La Passion du Christ; fresque historique en araméen et en latin consacrée aux dernières heures du Christ. C'est peu dire que l'entreprise était audacieuse, ne serait-ce déjà que pour la langue choisie. Le résultat en salle fut, lui, un triomphe absolu, avec plus de 612 millions de dollars de recettes au box office mondial.

A peine trois ans plus tard, le cinéaste posait cette fois-ci ses valises au Mexique, pour y livrer sa version du déclin de l'empire maya. Et avec quelle maestria ! Apocalypto était d'ailleurs le dernier film qu'il signait avant de connaître un très long passage à vide dans la foulée, en raison de ses déboires personnels tristement exposés dans les rubriques des faits divers...

D.R.

Sur fond d'apocalypse et de sacrifices humains pratiqués à grande échelle, Gibson délivre un film viscéral, sensoriel, d'une rare puissance visuelle, avec des cadrages parfois complètement fous (la séquence de la cascade !) mis au point avec le précieux concours de Dean Semler, déjà oscarisé pour sa magnifique photographie de Danse avec les loups. Fidèle à son credo, Gibson a voulu que les dialogues soient cette fois-ci écrits et déclamés dans un dialecte maya : le Yucatèque. Effet garanti.

On peut sourire devant des partis-pris historiques discutables de Gibson. Mais la forme, -sa mise en scène notamment-, puissamment épaulée par un formidable casting au milieu duquel émerge Rudy Youngblood dans le rôle-titre, relève du grand cinéma. Et montre encore une fois à quel point Gibson est un conteur d'histoire hors pairs.

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