Dans la version longue du second volet de la trilogie Le Seigneur des Anneaux, Les Deux Tours, une scène poignante et particulièrement bien mise en scène éclaire la relation entre Boromir (Sean Bean) et son frère Faramir (David Wenham). Pourtant, une grande partie du public ignore encore son existence aujourd’hui.
Des moments forts comme le duel intense entre Gandalf (Ian McKellen) et le le Roi des Nazguls à Minas Tirith, la visite des Maisons de Guérison après la Bataille sanglante des Champs du Pelennor ou encore la mort de Saroumane (Christopher Lee) au début du Retour du Roi, ne sont visibles que dans les versions longues des films. Ces séquences, bien qu’essentielles pour mieux comprendre certains personnages et enjeux, ont été écartées de la version cinéma par nécessité de montage. Peter Jackson, le réalisateur, a dû faire des choix difficiles pour respecter une certaine durée, acceptable dans les salles.
Heureusement, ces passages ont été réintégrés lors de la sortie des éditions longues en DVD et Blu-ray, pour le plus grand bonheur des inconditionnels de la saga. Ces versions étendues offrent une richesse narrative et émotionnelle dont les films projetés au cinéma ont dû se passer.
L’une des scènes les plus significatives des Deux Tours, remise en lumière par Collider, se situe environ à 2 heures et 18 minutes de la version longue et prend la forme d’un flash-back de Faramir. Il s’agit d’un souvenir de ce dernier, revenu à lui alors qu’il pleure la perte de son frère Boromir, tombé sous les flèches des Uruk-haï à la fin de La Communauté de l’Anneau.
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Un moment fraternel oublié
Dans ce flash-back, on assiste à un rare moment de joie partagée entre les deux frères après leur victoire contre les troupes de Sauron à Osgiliath. Boromir, rayonnant, s’adresse à Faramir avec affection : “Souviens-toi de ce jour, petit frère. Aujourd’hui, la vie est belle”, lui dit-il. Ce beau moment de complicité est rapidement interrompu par l’arrivée de leur père, Denethor (John Noble), dont la préférence pour Boromir et le mépris envers Faramir apparaissent clairement.
Denethor charge alors son fils aîné d’une mission capitale : se rendre à Fondcombe pour récupérer l’Anneau Unique, récemment redécouvert, et le ramener pour le bien du Gondor.
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De plus, ce passage révèle les véritables motivations de Boromir : son désir de prendre l’Anneau à Frodon (Elijah Wood), à la fin du premier film, n’était donc pas seulement dicté par la tentation personnelle, mais aussi par la pression de son père et le sens du devoir envers son peuple – ce qui nuance profondément ses intentions.
Un éclairage précieux sur les personnages
Longue d’environ six minutes, cette scène enrichit considérablement le récit. Elle offre la seule opportunité de voir Boromir et Faramir interagir à l’écran et dévoile la dynamique familiale complexe qui pèse sur leurs épaules. On y comprend mieux l’attitude dévalorisante de Denethor envers son fils cadet, et la pression qu’il impose à Boromir, héros contraint plutôt que véritablement corrompu.
Pour ceux qui n’ont jamais visionné les versions longues de la trilogie, cette scène est une excellente raison de s’y plonger. Elle permet de revisiter la saga sous un angle plus humain et plus nuancé, en particulier en ce qui concerne les motivations profondes de certains personnages clés.
La trilogie du Seigneur des Anneaux est à revoir en streaming sur Prime Video. Pour les versions longues, à vous les DVD et Blu-ray !