On ne présente plus Jonathan Cohen, repéré pour son interprétation de Serge le mytho dans Bloqués, et désormais créateur de ses propres séries à succès La Flamme et Le Flambeau. Mais avant d'être révélé au grand public, l'acteur a connu ce qui peut arriver de pire à un acteur qui a travaillé sur un film : disparaître du film !
L'acteur a raconté sa mésaventure dans l'émission En aparté, diffusée le 19 mars dernier, et qui concerne le thriller Mains armées de Pierre Jolivet :
"C'était un rôle assez intéressant, au final. Je jouais [le] petit copain [de Leïla Bekhti]. Enfin, j'étais censé joué son petit copain dans le film. On se rencontre à ce moment-là, et très très vite on devient... Y a une connexion, quand même ? On devient copains, on se marre beaucoup, on rit beaucoup, très vite. Je suis très content, au final, je fais ce film, et tout."
"Quelques mois plus tard, j'ai (...) Pierre Jolivet qui m'appelle - qui a déjà eu la délicatesse de m'appeler, parce que déjà, ce n'est pas donné à tout le monde - et il me dit : 'Ecoute Jonathan, voilà, j'ai coupé toutes tes scènes'. 'Ah bon ?', 'Parce que voilà, je voulais que le personnage de Leïla, on ait une ambiguïté sur sa sexualité'. 'Ah ok, d'accord'. 'Donc voilà, tu n'es plus dans le film'. Du coup, quand on s'est revus avec Leïla et qu'elle a vu qu'on n'était plus dans le film, on a beaucoup rigolé de ça."
L'acteur ne l'a donc pas du tout mal pris. En 2012, l'année de sortie du film, Jonathan Cohen n'était pas la star qu'il est aujourd'hui. Il venait de beaucoup tourner pour la télévision (Les invincibles, La Chanson du dimanche) et un peu au cinéma (Le Village des ombres, Dépression et des potes). Bloqués et Serge le Mytho n'avaient pas encore vu le jour.
Depuis Mains armées, l'acteur a retrouvé Leïla Bekhti dans les séries La Flamme et Le Flambeau ("Maaaarc") et sur grand écran dans Nous trois ou rien, et tout récemment Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan. Et avant même Mains armées, ils avaient également partagé l'affiche du téléfilm Fracture d'Alain Tasma, porté par Anaïs Demoustier et Samy Seghir.