Bonne nouvelle, France 2 diffuse ce soir à partir de 21h10 le second téléfilm tiré de la collection Flash(s), avec Miou-Miou et Marie Denarnaud. Cette dernière (qui apparaît en parallèle dans la saison 5 d'HPI sur TF1) a répondu aux questions d'AlloCiné au sujet de cette expérience...
AlloCiné : Vous êtes de retour dans le deuxième téléfilm de "Flash(s)". Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de participer à ce projet ?
Marie Denarnaud : Miou-Miou est tout d'abord une force attractive phénoménale pour quelqu'un comme moi. Elle a un niveau de travail merveilleux, c'est une femme que j'aime et une partenaire vraiment singulière et exigeante. Egalement, j'aime beaucoup l'endroit où la médiumnité de Claire nous emmène car qu'elle apporte du symbolisme.
On est envahis de séries policières et le public, visiblement, adore ça. Le fait qu'il y ait dans Flash(s) cette singularité-là permet de parler de l'inconscient, je trouve, et de l'étrange. Cet inconscient est une énorme partie de nous-mêmes dont on ne discute pas tant que ça. Ça me plaît beaucoup.
Ce volet laisse plus de place à l'humour. Qu'en pensez-vous ?
Ce second volet a été très précis dans l'écriture et il y a à la fois une enquête que je trouve assez incroyable et, effectivement, plus d'humour. Les auteurs ont pu également creuser des personnages et leurs relations. L'équipe est ancrée dans sa diversité. Il y a quelque chose que je trouve plus fin, subtil et peut-être plus profond.
Où en est Mathilde, votre personnage, quand on la retrouve ?
Mathilde et sa mère se sont d'une certaine manière retrouvées à la fin du premier volet. Elles ont quand même réussi à sauver une petite fille ensemble ! Mon personnage a donc évolué. Elle a eu un deuxième enfant, c'est quelque chose qui fait bouger une femme, une vie de famille, un foyer, etc. Elle a également accepté des choses qu’elle n’acceptait pas avant chez sa mère. Elle s'est apaisée par rapport à son don. Elle a même accepté que ça puisse l'aider dans son travail de flic, ce qui est énorme !
Et puis, patatras, le don a sauté une génération et s'est transmis à sa fille... Il va donc y avoir une crispation très forte et un état de panique à nouveau chez Mathilde, à l'idée que son enfant a le même don. Elle craint que sa mère soit en train de l'utiliser et peut-être de la manipuler. Tous ces événements vont la replonger dans l'abîme et dans l'effroi...
Pourquoi le don a-t-il sauté une génération d’après vous ?
Peut-être que la transmission du don de mère en fille n'est pas une évidence ou peut-être que ce n'est pas quelque chose qu'elle a elle-même exploité. J'ai une amie brésilienne très proche et sa tante, qui est une grande médium assez reconnue là-bas, lui a toujours dit qu'elle avait ce même don mais qu'elle ne le travaillait pas. Or, c'était selon elle quelque chose qui se travaillait et que le fait qu'elle ne le travaille pas faisait que le don restait "endormi". C'est peut-être le cas de Mathilde, peut-être que c'est quelque chose qu'elle refuse et qui, du coup, ne grandit pas...
Y croyez-vous dans la réalité ?
Je crois beaucoup au fait qu'il y a des choses qu'on perçoit sans les comprendre. Il y a des situations qui nous émeuvent sans qu'on les comprenne, par exemple. Est-ce que c'est parce que ça nous ramène à des choses passées ? Est-ce que c'est parce que les lieux ont une mémoire énergétique ? En tout cas, moi, je pense que le premier degré n'existe pas. Je pense qu'il n'y a pas que ce qu'on voit et je le vis. Je le ressens très fortement.
Gardez-vous un souvenir marquant de ce tournage de "Flash(s)" ?
On a tourné dans des endroits assez incroyables, notamment dans un ancien hôpital psychiatrique du nord de la France. L'actrice qui joue le personnage d'Audrey Beau-Manoir et moi étions dans ce lieu où on tournait les scènes de prison. A un moment, on a eu un fou rire parce qu'on a eu l'impression qu'on devenait dingues nous aussi : il y avait une salle près de nous dans laquelle on avait l'impression d'entendre des voix de gens qui avaient été internés là ! C'était sans doute simplement une salle qui n'avait pas été totalement évacuée mais tout d'un coup, on a eu la même sensation ensemble (rires)
Si le succès est encore au rendez-vous côté audiences, quelle sera la suite ?
Je ne pense pas que cela deviendra une série pour des tas de raisons d'écriture. Et puis, Miou-Miou est assez sollicitée et n'est pas forcément quelqu'un qui travaille sur des grosses périodes en termes de durée. Après, ce sont des histoires de production, de programmation... Je ne sais rien à ce propos. On est jamais tellement au courant de tout ça d’ailleurs.
Est-ce que le second téléfilm aura le même succès que le premier et une décision sera prise pour un troisième ? J'espère que le public sera ravi en tout cas car je trouve qu'il y a une progression et que ce serait intéressant de voir ce qu'un troisième ou un quatrième volet donnerait.
Flash(s) est proposé mercredi 28 mai 2025 sur France 2, dès 21h10.