"On ne me proposait presque rien" : cette légende du cinéma a connu des temps difficiles avant de renouer avec le succès
Aude Mackau
Aude Mackau
Passionnée de cinéma, Aude a grandi dans les salles obscures tout en tombant amoureuse des séries à côté. Jonglant entre le petit et grand écran, elle se spécialise désormais dans tout ce qui fait l'actualité, de l'anecdote du passé à la dernière info sensationnelle à relayer.
Co-écrit avec :
Clément Cuyer

Désormais connu à travers le monde, cet acteur n’a pas toujours baigné dans le succès. Avant la gloire, il a traversé des moments très compliqués, qu’il a évoqués avec franchise. Redécouvrez le parcours inattendu de Richard Gere.

Aujourd’hui, Richard Gere est un visage familier du cinéma mondial, notamment grâce à son rôle emblématique dans Pretty Woman (1990). Pourtant, avant de connaître la célébrité, l’acteur a traversé des années de galère qu’il n’a jamais cherché à dissimuler.

Invité au Festival de Cannes l’an dernier pour présenter Oh, Canada de Paul Schrader, Richard Gere s’était confié sur ses débuts compliqués dans le métier. À une époque où les propositions se faisaient rares, il a accepté des rôles qu’il n’aurait jamais envisagés dans d’autres circonstances – y compris ceux qui allaient faire exploser sa carrière.

Pretty Woman, c’est quelque chose, à la base, que je n’aurais jamais fait. Officier et gentleman non plus. Ces scénarios ne m’intéressaient pas”, a-t-il expliqué dans une interview accordée en 1993 au magazine Movieline (via Newsner). “C’est le producteur Jeffrey Katzenberg qui m’a proposé ces deux films alors qu’on ne me proposait presque rien.

Pretty Woman
Pretty Woman
De Garry Marshall
Avec Richard Gere, Julia Roberts, Ralph Bellamy
Sortie le 28 novembre 1990
Spectateurs
3,5
Voir sur Disney+

Des projets acceptés par nécessité

Mais à ce moment-là, il n’avait pas vraiment le luxe de choisir : “Avant ces films, j’ai été un peu obligé de mendier”, a-t-il avoué. “Jouer dans Affaires privées, par exemple, a été une décision très difficile à prendre car ça aurait pu être une véritable merde.

C’est donc essentiellement pour des raisons financières qu’il finit par accepter le rôle d’Edward Lewis dans Pretty Woman.

Concernant Pretty Woman (film avec lequel il a un problème), une chose en appelant une autre, j’ai commencé à voir ce que je pouvais apporter au film, mais au départ, j’ai dit oui pour l’argent, ce n’était pas une envie profonde”, a-t-il admis avec une franchise désarmante.

Mais, contre toute attente, ce tournage a marqué un tournant dans sa carrière et dans sa manière d’aborder son métier : “Ensuite, j’ai fait le film, j’ai passé un bon moment, et c’est sans doute parce que je ne ressentais pas cette pression de faire quelque chose d’important que j’ai pu explorer d’autres choses dans le rôle mais également en tant qu’homme. Ça m’a permis de trouver une manière de travailler beaucoup plus libre, que j’utilise d’ailleurs depuis.

Buena Vista Pictures Distribution

Cette liberté nouvellement découverte l’a guidé pour la suite de son parcours artistique.

Finalement, j’ai pris du plaisir à le faire. Et comme je ne ressentais pas cette pression de livrer une performance ‘importante’, j’ai pu expérimenter, me détendre, et explorer d’autres facettes du personnage… et de moi-même.

Ces dernières années, on a pu voir Richard Gere dans la comédie romantique Oui, je le veux ?, face à Diane Keaton (disponible en streaming sur Paramount+), dans le drame Oh, Canada donc, de Paul Schrader, avec Uma Thurman et Jacob Elordi (disponible en VOD), ainsi que dans la série The Agency avec Michael Fassbender, Jeffrey Wright et Jodie Turner-Smith (disponible sur MyCanal).

Parmi ses projets encore inédits en France, on peut citer la comédie dramatique et thriller Longing de Savi Gabizon avec Diane Kruger, sortie en 2024 aux États-Unis et que l’on attend encore de pouvoir découvrir chez nous.

Sinon, Pretty Woman est à revoir en streaming sur Disney+.

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