67 millions d’années après leur règne sur Terre et 32 ans après leur retour triomphal au cinéma, les dinosaures de Jurassic Park se transforment à nouveau dans Jurassic World: Renaissance.
Dans le septième opus de la saga aux 6 milliards de dollars, Scarlett Johansson, Jonathan Bailey et Mahershala Ali débarquent sur une île qui servait, 17 ans auparavant, de laboratoire pour les tests génétiques. De nouveaux dinosaures y ont été créés et les pires ont été abandonnés sur l'île.
Pour concevoir ces créatures inédites, le réalisateur Gareth Edwards a encouragé son équipe à sortir des sentiers battus. Le superviseur des effets visuels David Vickery explique dans le dossier de presse :
"Concevoir les dinosaures a été l’une des six semaines les plus folles de ma vie. En une semaine, nous avions plus de 700 illustrations conceptuelles à soumettre à Gareth Edwards qui a encouragé les artistes à se surpasser, en leur donnant une totale liberté pour s’affranchir des conventions établies de l’univers Jurassic. Nous avons littéralement demandé des concepts totalement hors normes pour obtenir des designs à la fois uniques et mémorables."
Dans un entretien accordé à Screen Rant, le réalisateur a évoqué les sources d'inspiration pour créer ces créatures hybrides, notamment le Distortus rex. Et l'inspiration principale du D-Rex, ne devrait pas surprendre les spectateurs...
Du Alien et du Elephant Man dans le D-Rex
Universal
Le Distortus Rex est une créature mutante issue d’une manipulation génétique poussée à l’extrême. Avec ses six membres, son corps déformé et sa gueule allongée, il s’éloigne délibérément de l’allure familière du T-Rex emblématique de la saga. Gareth Edwards cite parmi ses principales influences visuelles le Xénomorphe d’Alien et le Rancor de Star Wars, tout en précisant que la dernière touche vient justement… du T-Rex lui-même.
Mais au-delà de l’apparence monstrueuse, le réalisateur a voulu insuffler une dimension tragique au D-Rex. Il explique : "J’ai dit à l’équipe d’animation de revoir Elephant Man de David Lynch. L’idée, c’était celle d’un être qui n’a pas choisi d’être comme ça. On peut avoir peur de lui, vouloir l’éliminer, mais on finit aussi par ressentir de l’empathie. Il respire difficilement, marche mal… J’aime cette tension entre rejet et compassion, entre l’envie de fuir le monstre et celle de le comprendre."
Puiser l'inspiration dans les œuvres précédentes n'est pas une nouveauté dans la saga puisque Colin Trevorrow avait précédemment expliqué s'être inspiré du Joker de DC Comics pour son Giganotosaurus précisant au micro d'Empire : "Je voulais quelque chose qui ressemble au Joker. Il veut juste regarder le monde brûler", une référence au méchant campé par Heath Ledger dans les Batman de Christopher Nolan.
Jurassic World : Renaissance est à voir actuellement au cinéma.