La Trilogie d’Oslo, mise en scène par Dag Johan Haugerud, s'est achevée cette semaine avec la sortie dans nos salles obscures de son dernier volet : Désir. Cette comédie dramatique portée par Jan Gunnar Røise, Thorbjørn Harr et Siri Forberg a été bien accueillie par la presse française : doté d'une moyenne de 3,7 sur 5, il s'agit du meilleur film de la semaine.
De quoi ça parle ?
Un ramoneur, heureux père de famille, en couple avec son épouse depuis des années, a une aventure inattendue avec un client ... Il ne la considère ni comme l’expression d’une homosexualité latente, ni comme une infidélité, juste comme une expérience enrichissante.
Il s’en ouvre à son épouse, qui le prend mal, puis à son patron, marié comme lui, qui lui avoue faire toutes les nuits des rêves dans lesquels il est une femme, objet du désir de David Bowie...
Ce qu'en pense la presse :
Selon Bande à part :
"Fort du talent de Dag Johan Haugerud, ce qui aurait pu s’avérer anodin devient marquant. En étant directement présentés sous le prisme de leur désir potentiellement refoulé, les deux héros déjouent d’emblée les stéréotypes attribués à la masculinité." Par Hélène Robert - 4/5
Selon Critikat.com :
"Désir, plus modeste que les autres volets, rappelle que le projet de Haugerud relève moins de l'hommage à la ville que de l'évocation du destin de quelques Osloïtes." Par Marin Gérard - 4/5
Selon Dernières Nouvelles d'Alsace :
"On sort de ce film comme d’un rêve éveillé, chargé de toutes ces questions, qu’on n’ose poser qu’à demi-mot, tant elles sont vertigineuses." Par Nathalie Chifflet - 4/5
Selon Le Figaro :
"Une certaine chaleur, une douce intimité baignent ces dialogues où un Rohmer rougirait souvent." Par Eric Neuhoff - 4/5
Selon Les Inrockuptibles :
"Ce ballet des sentiments s’affranchit de toute continuité entre les épisodes, à peine un lieu ou un personnage secondaire pour faire office de rappel, mais déploie une vaste réflexion où les arguments et hypothèses d’un récit complètent ou infirment ceux d’un autre." Par Nicolas Moreno - 4/5
Selon Libération :
"Au-delà des récits spécifiques qui composent Désir, Rêves et Amour, les films réunis témoignent surtout d’un amour inconditionnel et contagieux pour les circonstances qui, considérées, par exemple, à échelle d’une ville, tracent une infinité de destins singuliers." Par Clément Colliaux - 4/5
Selon Positif :
"Les qualités d'écriture, l'élégance de la mise en scène et la qualité de l'interprétation font tout l'intérêt d'un ensemble de films très singuliers." Par Marthe Statius - 4/5
Selon Abus de Ciné :
""Désir" s’incarne alors en une surprenante introspection masculine, renforcée par les questionnements ou opinions de la gent féminine, concernant non seulement le rapport au sexe comme au genre, mais aussi les attendus sociétaux ou de couple qui vont avec." Par Olivier Bachelard - 4/5