On se pince pour le croire, mais Stanley Kubrick adorait cette comédie culte sortie il y a 33 ans !
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

On pourrait penser que les oeuvres appréciées de Stanley Kubrick restaient quand même dans l'écrasante majorité des cas plutôt sérieuses, voire franchement graves. Et bien non ! La preuve avec cette comédie culte sortie en 1992.

En matière de goûts cinématographiques, Stanley Kubrick brassait extra large. Ses oeuvres préférées ont été largement documentées : Le Parrain, Le Trésor de la Sierra Madre, Les Lumières de la ville, son Chaplin préféré, Les fraises sauvages d'Ingmar Bergman, qu'il classait d'ailleurs comme son second film préféré de tous les temps... Il avait aussi adoré l'étrangeté de Eraserhead de David Lynch, au point d'en faire son film préféré, jusqu'à demander à son casting sur Shining de le voir pour se mettre dans le bain d'un film d'horreur...

"Ce qui l'a empêché d'être un génie, c'est son manque d'humanité" : Malcolm McDowell tire à boulets rouges sur ce réalisateur de légende

A l'aune des quelques exemples susmentionnés, on pourrait penser que les oeuvres appréciées du maître restaient quand même dans l'écrasante majorité des cas plutôt sérieuses, voire franchement graves; à l'image de L'Homme qui voulait savoir, puissant thriller à la lisière de l'horreur psychologique, dont il disait que Shining "est un film pour enfant en comparaison".

"Le studio décide avant même la sortie du film de son succès"

Mais non. Comme le rappelait ce papier de Vanity Fair en 2013, Kubrick aimait aussi les pures comédies ! Comme Un vrai schnock de Carl Reiner, avec Steve Martin, ou Modern Romance d'Albert Brooks, sortie en 1981. Ce dernier a d'ailleurs raconté au micro d'Esquire que Kubrick avait tellement aimé son film qu'il s'était fendu d'un coup de fil à ce sujet, alors même que son film s'était fracassé sur les rivages du box office.

"Il m'a sauvé la vie. J'étais tellement déprimé ; je ne comprenais rien au cinéma, je ne savais pas ce qui se passait, et il m'a dit : "C'est un film génial, le film que j'ai toujours voulu faire sur la jalousie. Tu ne comprendras pas ce que je te dis, mais tu dois me croire : le studio décide avant même la sortie du film de son succès. Ça n'a rien à voir avec toi".

Kubrick avait aussi beaucoup apprécié un film sorti il y a 33 ans, et porté par le duo Woody Harrelson et Wesley Snipes : Les Blancs ne savent pas sauter. Ce film générationnel, qui a gagné son statut d'oeuvre culte, a été réalisé par Ron Shelton.

L'histoire ? Celle de Billy Hoyle (Woody Harrelson), ancien joueur de basket professionnel qui gagne sa vie en poussant d’autres joueurs de basket de rue à parier de l’argent. Il laisse croire à ses adversaires qu’ils ont un avantage naturel sur lui dû à leur couleur de peau et leur style vestimentaire. C’est ainsi qu’il s’associe à Sidney Deane (Wesley Snipes), joueur aussi arrogant que talentueux pour affronter les joueurs les plus coriaces des terrains publics de Los Angeles à l'aide de quelques entourloupes...

Si vous n'avez pas encore vu cette petite pépite des années 90, elle est disponible en VOD ainsi qu'en DVD.

FBwhatsapp facebook Tweet
Sur le même sujet