Steven Spielberg adore cacher des références dans ses films, et même ce tournage l'a "traumatisé", il a tout de même fait un clin d'œil à une saga bien connue dans son deuxième long métrage de cinéma, Les Dents de la mer, qui fête ses 50 ans cette année.
Souvenez-vous, la plage de la petite ville balnéaire d'Amity est attaquée dans un requin hors normes mettant à mal la sécurité des vacanciers et le commerce local. Le shérif Brody, l'océanologue Hooper et le pêcheur vétéran Quint forment alors une alliance improbable pour mettre fin au règne de terreur causé par l'animal.
Une plaque pas du tout anodine
Lors de leur enquête, un requin-tigre est tué. Afin de vérifier qu'il était bien l'auteur des agressions envers l'homme, Hooper et Brody pratiquent son autopsie et vident une partie de ses entrailles. Elles contiennent divers objets métalliques dont une plaque d'immatriculation de voiture de Louisiane, qui leur permet de déduire que cet animal n'est pas celui qu'ils recherchent. Mais ce n'est pas tout !
Universal Pictures
La plaque indique bien sûr un numéro : "007 o 981", mais aussi 72 et 73. Cela fait référence à la première aventure de James Bond portée par Roger Moore. 007 est évidemment le code du célèbre agent, mais d'autres chiffres référencent aussi le premier film de l'acteur dans le rôle, Vivre et laisser mourir, qui s'était tourné en Louisiane en 1972, et était sorti en 1973.
En complément, le média américain Entertainment Weekly rappelle que Spielberg, au début des années 70, était désireux d'un jour mettre en scène une aventure de l'espion britannique. Il n'en fera finalement jamais un.
United Artists
Au moment de la sortie des Dents de la mer, le dernier épisode en date de la saga James Bond est sorti l'année précédente, L'Homme au pistolet d'or (1974). Le troisième film avec Roger Moore ne sortira qu'en 1977, deux ans après Jaws, mais proposera un méchant interprété par l'acteur Richard Kiel et baptisé en français Requin... et Jaws en anglais. Hasard ou coïncidence ?