Nino : à 28 ans seulement, cet acteur s’est illustré à Cannes grâce à ce rôle bouleversant
Isaac Barbat
Isaac Barbat
-Rédacteur ciné-séries
Biberonné aux films de genre dès son plus jeune âge, amoureux des monstres et de l'hémoglobine, ses excursions cinématographiques le mènent parfois jusqu'à Truffaut ou Duvivier… pour son plus grand plaisir !

En salle cette semaine, Nino dresse un portrait masculin fascinant, servi par un jeune comédien bouleversant : Théodore Pellerin. Magnétique, sensible et solaire, découvrez cet attachant personnage au cinéma dès le 17 septembre.

Un portrait masculin tout en tendresse et en magnétisme…

Dans trois jours, Nino devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même.

Nino
Nino
De Pauline Loquès
Avec Théodore Pellerin, William Lebghil, Salomé Dewaels
Sortie le 17 septembre 2025
Presse
3,8
Spectateurs
3,9
louer ou acheter

En salle cette semaine, Nino est le premier long-métrage de la cinéaste Pauline Loquès. Présenté en compétition lors de la Semaine de la critique, compétition parallèle au Festival de Cannes organisée par le Syndicat français de la critique de cinéma, Nino est parvenu à séduire le jury de Rodrigo Sorogoyen (As Bestas), composé de Daniel Kaluuya, Jihane Bougrine, Josée Deshaies et Yulia Evina Bhara, puisque le long-métrage a été récompensé du Prix de la révélation pour l’incarnation de son principal interprète, Théodore Pellerin.

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Dans l’attente d’un terrifiant verdict médical, qui flotte au-dessus de lui comme une épée de Damoclès et rappelle le destin de Florence (Corinne Marchand) dans Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda, Nino renoue avec ses proches, les interroge et s’interroge sur la vie, la mort et la filiation, dans une errance nébuleuse et quasi-mystique qui donne lieu à l’un des portraits masculins les plus sensibles de ces dernières années. La raison de cette subtilité ? Peut-être la présence, à l’écriture et derrière la caméra, d’une femme : la cinéaste Pauline Loquès.

Je me suis dit que quantité de réalisateurs avaient fait le portrait de femmes sans trop se poser de questions ! ironise-t-elle. [...] Pour filmer ce portrait d’homme, il se trouve que ce sont essentiellement des femmes qui ont constitué mon équipe technique. Directrice de la photo, directrice de casting, monteuse, cheffe déco, scripte, première assistante, directrice de production... Cela s’est fait naturellement, elles ont été choisies pour leur talent, leur force de travail, leur intelligence. Nino est donc aussi le fruit d’un regard féminin porté par une majorité de femmes.

Et si la construction du personnage de Nino séduit sans peine, c’est autant par le travail méticuleux d’une équipe majoritairement féminine que par l’incarnation d’un comédien bouleversant, le jeune Théodore Pellerin.

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… porté par un comédien à la sensibilité désarmante

Né au Québec en 1997, c’est au sein de cette Belle Province qu’il se fait remarquer dans des films tels que Les Démons et Genèse de Philippe Lesage, avant de décrocher des rôles dans des productions internationales : Boy Erased de Joel Edgerton, Becoming a God – où il donne la réplique à Kirsten Dunst –, puis dans Becoming Karl Lagerfeld, série dans laquelle il interprète un Jacques de Bascher plus vrai que nature face à l’acteur Daniel Brühl.

Présenté à Pauline Loquès par sa directrice de casting, Youna de Peretti, Théodore Pellerin fait forte impression à la cinéaste, qui trouve en lui toutes les fêlures de son Nino : “Au-delà d’être un acteur prodigieux, un génie du jeu, Théodore a tous les contrastes en lui, explique-t-elle.

La sensibilité et la force, l’intelligence et l’animalité, la pudeur et la générosité. Il est envoûtant sans jamais chercher à l’être, et c’était important, car il est de toutes les scènes pendant une heure trente. J’aimais aussi son visage si singulier et sa carrure majestueuse. Je voulais que la vulnérabilité de ce personnage ne soit qu’intérieure, que la maladie s’attaque à un corps vaillant.

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Alors qu’autour de lui gravite un entourage envoûtant – William Lebghil, Jeanne Balibar, Salomé Dewaels, Mathieu Amalric – Nino se révèle bouleversant sans jamais appeler à la pitié, magnétique et rayonnant malgré la maladie, et trouve en Théodore Pellerin une incarnation plus qu’adéquate, figure masculine moderne et sensible qui touchera tous les cinéphiles.

Nino, porté par Théodore Pellerin, est à découvrir au cinéma cette semaine.

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