"Non, j'ai fait ma version. Il n'y a plus rien à faire pour moi dans l'univers de Potter", déclare Chris Columbus à Variety lors de la promotion du film Le Murder Club du jeudi bientôt sur Netflix. Le réalisateur qui a lancé la franchise il y a plus de 20 ans avec les deux premiers volets affirme avoir depuis longtemps obtenu son diplôme de Poudlard.
Cette position tranche avec son opposition récente au remake de Maman, j'ai raté l'avion. Ici, Columbus approuve totalement le retour dans le monde des sorciers et avoue même être jaloux de cette opportunité.
Les regrets du cinéaste
"Ce qui est formidable, c'est qu'avec les premiers, deuxième et troisième livres, on voulait tout adapter. On voulait porter tout cela à l'écran, et nous n'en avons pas eu l'opportunité", confie Columbus.
Le réalisateur évoque avec nostalgie le personnage de Peeves du premier roman qui "n'a jamais réussi à intégrer le film – on n'avait simplement pas le temps de développer le personnage". Il mentionne également une intrigue où Harry et Hermione doivent boire des potions en craignant d'être empoisonnés : "On n'a jamais pu intégrer cette scène incroyable dans le film, et je suis sûr qu'elle sera dans la série HBO".
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Un air de déjà-vu
Columbus avoue avoir ressenti un moment de déjà-vu en voyant les récentes photos de Nick Frost en Hagrid et du jeune Dominic McLaughlin en Harry Potter tournant dans les rues de Londres. "Parce que c'était exactement là où nous étions il y a 20 ans ! On a dû tourner un dimanche avec Dan (Daniel Radcliffe) et Martin Bayfield, qui doublait Robbie Coltrane", raconte-t-il à Variety.
Le cinéaste exprime au passage une immense fierté de voir l'évolution de Daniel Radcliffe et de ses jeunes co-stars : "Il y a un sentiment de fierté à voir Daniel Radcliffe remporter un Tony Award. C'était tout simplement remarquable", conclut Columbus, visiblement ému par le parcours de son ancien protégé.