Récompensé du Prix SACD de la Semaine de la critique au dernier festival de Cannes, Ciudad sin sueño, premier film de Guillermo Galoe, est sorti cette semaine dans nos salles obscures. Cette plongée saisissante au sein d’une communauté rom aux portes de Madrid a été bien reçue par la presse française : doté d'une moyenne de 3,65 sur 5, il s’agit du meilleur film de la semaine, devant L'Evangile de la révolution et Chroniques d'Haïfa - Histoires palestiniennes.
De quoi ça parle ?
"Toni, un garçon Rom de 15 ans, vit dans le plus grand bidonville illégal d'Europe, en périphérie de Madrid. Fier d'appartenir à sa famille de ferrailleurs, il suit son grand-père partout. Mais à mesure que leur terrain devient la proie des démolisseurs, la famille se divise : lorsque certains choisissent de partir en ville, son grand-père, lui, refuse de quitter leurs terres. Au fil des nuits, Toni doit faire un choix : s’élancer vers un avenir incertain ou s'accrocher au monde de son enfance."
Ce qu'en pense la presse :
Selon Bande à part :
"Une énergie puissante irrigue les veines de cette immersion en plein bidonville périphérique de Madrid. Une « ville sans sommeil » qui épate par sa maîtrise stylistique et son récit captivant. Une ode à la jeunesse, à la communauté, à l’amitié et à l’envie de vivre. Et la révélation fracassante du réalisateur Guillermo Galoe." Par Olivier Pélisson - 4/5
Selon Cahiers du Cinéma :
"Ciudad sin sueño n’idéalise pas ce lieu dont le quotidien est noirci par le deal et le manque de moyens. Mais il ne joue pas non plus la carte sombre du misérabilisme social. L’horizon n’est pas bouché." Par Élodie Tamayo - 4/5
Selon Le Parisien :
"Au final, ce premier film s’avère enlevé et émouvant…" Par Renaud Baronian - 4/5
Selon Les Fiches du Cinéma :
"Porté par l’authenticité de ses acteurs non professionnels, le film de Guillermo Galoe est un appel à la liberté, dans son propos comme dans sa forme." Par Margherita Gera - 4/5
Selon Les Inrockuptibles :
"À travers cet artifice que sont ces images aux couleurs étranges et sursaturées, le cinéaste tisse une réflexion émouvante sur l’amitié vue comme la connexion de deux regards qui projettent les mêmes attentes, parlent le même langage." Par Marilou Duponchel - 4/5
Selon Télérama :
"Un premier film impressionnant, où la beauté luit dans la noirceur." Par Mathilde Blottière - 4/5
Selon L'Obs :
"De ce tiraillement, le jeune cinéaste fait le point névralgique d’un premier film tellurique (prix SACD de la Semaine de la Critique cette année), où la fiction se nourrit de l’approche rugueuse du documentaire. La greffe trouve son acmé au cours de séquences où le jeune protagoniste filme ses propres images, témoignages intimes et surréalistes de sa réalité sociale." Par Xavier Leherpeur - 3/5
Selon Première :
"Inspiré de situations bien réelles, le film joue sur la frontière entre fiction et documentaire. La part d’onirisme et de fantaisie à même de justifier le recours à la fiction se fait parfois trop discrète, mais offre à Ciudad sin sueño ses meilleures séquences (...)." Par Nicolas Moreno - 3/5