Sin City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales. Hartigan s'est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse qui l'a fait craquer. Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie. Dwight est l'amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable. Certains ont soif de vengeance, d'autres recherchent leur salut...
Avec cette ééniale adaptation sur grand écran de la série de comic-books The Hard good-bye, dessinée et écrite en 2001 par Frank Miller et regroupant les histoires Sin city, The Big Fat Kill et That Yellow Bastard, Robert Rodriguez -justement épaulé par Miller et même Tarantino- frappait fort avec son film, sorti en 2005. Vingt ans déjà, c'est dire si le temps passe vite... L'occasion de se faire une piqûre de rappel avec cette pépite, disponible sur Netflix.
Ultra fidèle au matériau d'origine, Sin City était porté haut par un formidable et hallucinant casting incarnant des freaks plus vrais que nature : Mickey Rourke dans la peau du colosse Marv; la bien regrettée Brittany Murphy; Elijah Wood se glissant dans les habits d'un atroce tueur en série ne montrant aucune émotion; Benicio del Toro, Rosario Dawson, Clive Owen, Rutger Hauer...
Et évidemment Bruce Willis, parfait dans cet écrin de luxe, dans lequel il incarne John Hartigan, un dur à cuire mais (très) fragile du coeur qui s'est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse devenue amoureuse de lui et incarnée par une sculpturale Jessica Alba. C'est d'ailleurs dans cette séquence mémorable, où Hartigan entre dans le bar, que Nancy le reconnait, des années après avoir perdu sa trace...
Les années ont beau passer, elles n'ont pas de prise sur ce film qui reste toujours aussi novateur, percutant et original qu'à sa sortie; une des meilleures adaptations de comics jamais réalisées. A ce titre d'ailleurs, on a une préférence pour ce premier volet Sin City plutôt que sa suite très tardive, sortie neuf ans après.