Dalloway avec Cécile de France est-il un bon film ? Voici les premiers avis spectateurs sur le nouveau thriller de Yann Gozlan, le réalisateur de Boîte noire !
Gaëlle Robert
Gaëlle Robert
-Pigiste
Une fourchette dans une main, les yeux sur l’écran, Gaëlle Robert est une vraie cinéphage. Journaliste gastronomique le jour, spectatrice assidue la nuit, elle dévore aussi bien les assiettes que les films. Ses péchés mignons : les teen movies et l’animation, qu’elle engloutit sans modération.

Après le succès critique et public de "Boîte noire", nommé au César 2022 du Meilleur scénario original, le nouveau film de Yann Gozlan est-il à la hauteur des attentes du public ? Voici les avis des premiers spectateurs qui l’ont vu.

Dalloway est le sixième long-métrage de Yann Gozlan, sorti ce mercredi en salle, avec à l’affiche Cécile de France et la voix de Mylène Farmer. C'est l'adaptation du roman Les Fleurs de l'ombre de Tatiana de Rosnay.

Le film met en scène Clarissa, une romancière en mal d’inspiration qui rejoint une résidence d’artistes prestigieuse et ultramoderne. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien précieux et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa ressent un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, malaise renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se croyant surveillée, elle se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les véritables intentions de ses hôtes. La menace est-elle réelle ou chimérique ?

Que pensent les premiers spectateurs de ce film, présenté en avant-première à la « Séance de minuit » du dernier Festival de Cannes ?

Dalloway
Dalloway
Sortie : 17 septembre 2025 | 1h 50min
De Yann Gozlan
Avec Cécile de France, Mylène Farmer, Lars Mikkelsen
Presse
2,7
Spectateurs
3,4
louer ou acheter

Avec 125 notes et 41 critiques, le film a à date une note spectateurs moyenne de 3,5 sur 5.

Interprétation et mise en scène au service d’une fable technologique

La majorité des spectateurs qui a vu Dalloway en avant-première ou dès sa sortie en salle a salué la justesse et la puissance dramatique du jeu de Cécile de France, ainsi que l’apport déterminant de la voix de Mylène Farmer. Certains relèvent également la réussite de la construction d’un climat anxiogène, qui ne laisse pas le public indifférent au message du film.

Boyer Elena (5/5) : "Le possible de la situation fait froid dans le dos. Une atmosphère lourde, oppressante, très bien conçue. Un puzzle que l’on voit se révéler au fur et à mesure."

Paul B (5/5) : "Un film incroyable, dans l’air du temps et probablement avant-gardiste, où tous les acteurs sont bons, le tout s'avère réaliste et remarquablement cohérent. Rien à dire, c'est un sans-faute."

Hugo Delattre (4,5) : "Cécile de France y livre une interprétation majestueuse. Elle incarne à merveille cette ambiguïté entre vulnérabilité et obsession, et donne au film toute sa puissance dramatique. La présence de Mylène Farmer, voix de l’IA, est une idée brillante. Elle prouve que rien ne remplace la chaleur et la subtilité d’une voix humaine : elle réussit à transmettre des émotions, inquiétude et tension avec une justesse impressionnante. Sa voix devient un personnage à part entière, omniprésent et dérangeant. Avec Dalloway, Yann Gozlan confirme que la science-fiction française a de grandes choses à dire. Le film se place sans complexe à la hauteur voire au-delà des productions britanniques ou américaines, en apportant une sensibilité unique, très européenne, à la réflexion sur nos rapports à l’IA et à la création. En somme, Dalloway est un film à la fois captivant, angoissant et profondément actuel. Un grand moment de cinéma, qui marque autant par son intensité que par sa pertinence."

Hugo Delattre (4,5/5) : "Cécile de France y livre une interprétation majestueuse. Elle incarne à merveille cette ambiguïté entre vulnérabilité et obsession, et donne au film toute sa puissance dramatique. La présence de Mylène Farmer, voix de l’IA, est une idée brillante. Elle prouve que rien ne remplace la chaleur et la subtilité d’une voix humaine : elle réussit à transmettre émotions, inquiétude et tension avec une justesse impressionnante. Sa voix devient un personnage à part entière, omniprésent et dérangeant. Avec Daloway, Yann Gozlan confirme que la science-fiction française a de grandes choses à dire. Le film se place sans complexe à la hauteur voire au-delà des productions britanniques ou américaines, en apportant une sensibilité unique, très européenne, à la réflexion sur nos rapports à l’IA et à la création. En somme, Daloway est un film à la fois captivant, angoissant et profondément actuel. Un grand moment de cinéma, qui marque autant par son intensité que par sa pertinence."

Théophile Bernard (4/5) : "Film intéressant. Le rythme est plutôt bien mené. La problématique de l’IA est bien approfondie et invite le spectateur à se questionner tout au long du film. L’histoire est bien construite même si certaines péripéties auraient pu aller plus à l’essentiel. Le jeu de Cécile de France est très juste et nous transmet son angoisse de la technologie avec brio. La voix de Mylène Farmer pour l’IA représente un excellent choix. Sa voix donne un réel caractère à l’IA qui représente une menace grandissante dans le film. Un film à voir."

Gaumont Distribution

Intrigue et rythme peinent à convaincre

Certains spectateurs n’ont pas adhéré au film, pointant une gestion maladroite du rythme et une accumulation excessive de thèmes. Une surabondance qui rend le récit brouillon, voire indigeste et parfois prévisible.

Arthur Brondy (3,5) : "Dans un monde bouffé par l’intelligence artificielle, une artiste en résidence développe une méfiance envers son assistante virtuelle et la direction de sa résidence. Ce film questionne les limites, les risques de l’intelligence artificielle. C’est fort, mais les ficelles sont parfois un peu grosses et le film traîne en longueur."

Melvin RICHER (3,5/5) : "Un bon thriller prenant de Yann Gozlan, qui va me faire arrêter d'utiliser ChatGPT. Le jeu d’acteur est fort, et la voix de Mylène Farmer rajoute quelque chose, mais je trouve qu’il y a trop d’informations et que le récit est peu construit."

Audrey L du Club Allociné (2,5) : "le dernier film de Yann Gozlan (Boîte Noire) peut remercier, lui aussi, Cécile. Comme dit plus tôt, elle porte viscéralement et vaillamment ce scénario trop lourd, copieux, déglutissant par moments son indigestion de thèmes qu'il aborde, sans pouvoir en creuser aucun. Écologie (réchauffement climatique), Covid, intelligence artificielle, création d'Art par l'IA (l'autrice se fait aider puis usurper son style par son IA), récupération de données par l'industrie numérique, panne d'écriture et obligations de contrat d'une autrice, problèmes psychologiques, deuil, etc... Trop, beaucoup trop de thèmes que Yann Gozlan essaie d'imbriquer comme les pièces de différents puzzles, et l'on s'y perd, ou s'y endort, selon les scènes."

Gaumont Distribution

Naughty Doc (2/5) :"Yann Gozlan semblait être un réalisateur à suivre, mais depuis Visions et maintenant ce Daloway, ça devient compliqué. Pourtant, le bonhomme conserve une tenue globale de mise en scène et de technicité, déroulant initialement ce qui s'apparente à un sympathique thriller hitchcockien (une Cécile de France toujours excellente campe une écrivaine endeuillée) dans un écrin de récit d'anticipation (belle direction artistique de ce Paris où l'IA fait partie intégrante de nos vies). Sauf que rapidement, ça bascule vers le thriller parano qui enchaîne tous les poncifs (cyber-complotistes tapotant leurs claviers dans des sous-sols tagués compris), sans avoir quelque chose de neuf à dire sur le sujet. Pas terrible, in fine !"

Alexandre Mayet (1/5) : "Je ne savais pas que l’adaptation française de Black Mirror était dans les tuyaux. Il faut croire que si, puisque Netflix a misé sur le très mauvais Dalloway pour aborder une cause qui leur tient particulièrement à cœur : la préservation de la création artistique par des humains. En plus de ce choix discutable, ils semblent avoir demandé à Yann Gozlan de se démunir de tout sens de la narration et du thriller, pour livrer une intrigue plate, dans un cadre superficiel, portée par une Cécile de France qui n’a pas l’air d’y croire elle-même."

En conclusion

Les spectateurs apprécient surtout l’intensité du jeu de Cécile de France et l’impact de la voix de Mylène Farmer. La tension et l’atmosphère du film sont également saluées. En revanche, le rythme inégal et le foisonnement de thèmes divisent, rendant certaines scènes difficiles à suivre. Dalloway séduit par son interprétation et son ambiance, tout en suscitant des avis partagés sur sa narration.

Si vous voulez vous faire votre propre avis, Dalloway est désormais en salle.

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