Nous sommes en 1985, dans l'empire de Russie. Alors que de gigantesques chats affamés terrorisent les villes, nombreuses sont les souris qui décident de quitter leurs misérables habitations pour partir en direction du Nouveau Monde, en Amérique.
Parmi les émigrés se trouve la famille Souriskewitz, mais durant la dangereuse traversée de l'Océan Atlantique, leur fils Fievel tombe à l'eau à cause d'une terrible tempête. Ayant malgré tout atteint le port de New York en voyageant à l'intérieur d'une bouteille, le jeune souriceau ne peut désormais compter que sur lui-même pour retrouver ses parents dans ce nouvel univers.
Le génie de Don Bluth
Frisson, dépaysement, aventure, émerveillement... Une fois n'est pas coutume, à la fin des années 80, ce n'est pas du côté de Disney que l'on retrouve en priorité cette large palette d'émotions lorsqu'on va découvrir un nouveau film d'animation.
En effet, alors que les studios enchantés traversent une période de vaches maigres en attendant leur grand retour dans les années 90, c'est au savoir-faire d'un de leurs anciens animateurs que l'on doit les plus belles productions animées de l'époque.
Réalisateur du Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles, d'Anastasia, de Poucelina ou encore de Rock-O-Rico, le dénommé Don Bluth est une véritable légende dans son domaine. Et son chef-d'oeuvre, qui marque d'ailleurs sa première collaboration avec un certain Steven Spielberg, s'appelle Fievel et le Nouveau Monde.
Amblin Entertainment
Un véritable classique de l'animation
Ancré dans un contexte historique on ne peut plus concret puisqu'il dépeint le départ d'une famille juive de Russie essayant de fuir les Cosaques et son arrivée en Amérique, ce magnifique conte initiatique aux airs d'Oliver Twist est un véritable classique à (re)découvrir en famille.
Rythmé par une bande originale somptueuse et par d'entraînantes chansons qui devraient vous rester en tête un bon moment, ce film dont on ne prend que trop rarement le temps de reparler 38 ans après, rend également un vibrant hommage au grand-père de Spielberg, lui aussi immigré européen. En effet, ce dernier se nommait Philip Posner, mais son prénom yiddish était... Fievel.
Amblin Entertainment
Ce qu'ils vont aimer...
- L'adorable personnage principal du film.
- Les nombreuses chansons qui ponctuent la bande originale (par ailleurs somptueuse) de James Horner.
- L'attachant chat Tiger.
- La qualité de l'animation, somptueuse également.
Ce qui peut les inquiéter...
- Principalement les redoutables chats qui s'attaquent à la famille de Fievel au début du film.
(Re)découvrez la bande-annonce de "Fievel et le Nouveau Monde"...