Alain Chabat, 66 ans, est l'un des comédiens les plus appréciés du public français. Récemment césarisé pour sa performance dans L'Amour Ouf de Gilles Lellouche, l'artiste a su conquérir le coeur du public grâce à son humour absurde et loufoque, à la manière des Monty Python.
Une pépite oubliée
Toutefois, le réalisateur de Mission Cléopâtre n'a pas toujours été l'acteur génial qu'on connaît. Après ses débuts en tant que comique avec la troupe de Nuls en 1987, il a obtenu un premier rôle au cinéma qu'il aimerait bien enterrer.
En effet, en 1990, Alain Chabat débute sur grand écran avec un petit rôle dans le film d'horreur Baby Blood, mis en scène par Alain Robak. Le récit suit Yanka, la jeune maîtresse du directeur d’un cirque itinérant. Elle s’ennuie profondément et rêve d’un bouleversement dans sa vie.
Son souhait va bientôt se réaliser : une étrange présence s’installe en elle. Yanka est enceinte… mais pas d’un enfant ordinaire. Ce petit être, déjà bien éveillé, parle, réclame sans cesse, et surtout, a une insatiable soif de sang.
Une mort involontairement comique
Dans le film, Alain Chabat incarne un passant qui se fait poignarder dans le cou par Yanka, campée par Emmanuelle Escourrou. Invité dans l'émission Les Enfants de la télé il y a quelques années, le comédien est revenu sur cette séquence, se moquant de son jeu d'acteur simulant la mort. Vous pouvez voir la séquence dans la vidéo ci-dessous, postée sur Facebook par le compte Icon TV.
Si vous tourniez en dérision la mort du personnage de Marion Cotillard dans The Dark Knight Rises, attendez de voir celle d'Alain Chabat dans Baby Blood ! Elle vaut son pesant de cacahuètes !
"Est-ce que c'est dur de jouer quelqu'un qui meurt ?", questionne l'animateur Arthur. "C'est dur", rétorque Alain Chabat.
"J'ai joué une fois un type qui se faisait poignarder dans le cou, dans un film gore. C'était rigolo parce qu'il y avait du sang partout. Tu as des espèces de tuyaux partout, des pompes, et puis des mecs derrière qui balancent le sang, et toi, pendant de ce temps, tu dois faire semblant de mourir", explique l'acteur.
J'ai joué une fois un type qui se faisait poignarder dans le cou, dans un film gore. C'était rigolo parce qu'il y avait du sang partout.
Arthur lance ensuite la séquence en question, la qualifiant de "mort la plus comique qui existe". On voit effectivement Alain Chabat en faire des tonnes, les yeux révulsés, simulant des convulsions, tremblant de tout son corps avant de s'effondrer, victime de ce coup de poignard.
"Je crois qu'on avait qu'une prise", poursuit l'acteur. "C'était un petit film, avec un petit budget. Je me suis dit que j'allais faire plein de trucs, pour que le réalisateur prenne quelque chose là-dedans. Et il a tout pris, il a tout monté", conclut Alain Chabat, devant un plateau hilare.
Et si le comédien vous manque, ne ratez pas le second volet de Kaamelott au cinéma le 22 octobre prochain !