Sorti au cinéma en novembre 2021, Aline a connu un joli succès avec 1,3 million de spectateurs. Le long-métrage, réalisé et porté par Valérie Lermercier, a marqué les esprits, avec un César de la Meilleure actrice à la clé pour la comédienne de 61 ans.
Aline raconte Céline
Inspiré de la vraie vie de la star de la chanson Céline Dion, le film suit la petite Aline Dieu. Petite dernière d'une fratrie de 14 enfants, elle vit dans un village du Québec et montre des dons précoces pour le chant.
Le producteur Guy-Claude voit en elle un diamant brut. Il s'occupe de son aspect physique et de lui trouver de potentiels hits. Au fil du temps, Aline tombe amoureuse de son mentor...
Pour construire son projet, Valérie Lemercier a visionné, lu et écouté beaucoup de contenus concernant Céline Dion, sa mère et son mari, avant de se consacrer à l'écriture du scénario. Ainsi, au gré de ses recherches, qui ont duré un an, la réalisatrice a cherché à transmettre, dans Aline, la force de cette famille qui a permis à la chanteuse de garder les pieds sur terre.
Gaumont
Valérie Lemercier pousse-t-elle la chansonnette ?
Mais la question que l'on se pose tous en voyant le film concerne les chansons. Valérie Lemercier interprète-t-elle elle même les tubes que l'on peut entendre dans cette oeuvre ? Et bien la réponse est non ! L'actrice est doublée pour les séquences de chants.
Valérie Lemercier a fait appel à la chanteuse Victoria Sio, révélée dans la comédie musicale "Le Roi Soleil", pour doubler sa voix sur les parties chantées. "Là encore, c’était un choix délibéré de faire un pas de côté, de raconter Aline Dieu et pas Céline Dion. Victoria m’a épatée par l’intelligence de ses interprétations", a expliqué l'artiste.
Là encore, c’était un choix délibéré de faire un pas de côté, de raconter Aline Dieu et pas Céline Dion.
"Comme j’ai pris la liberté de jouer avec la temporalité de certaines chansons, de les faire chanter à Aline plus tôt ou plus tard par rapport à la carrière de Céline, Victoria pouvait, ainsi, coller au plus près des émotions de chaque séquence", a-t-elle confié.
"Dans le film, Pour que tu m’aimes encore n’est pas à la bonne date, mais le moment où elle est placée résonne bien avec la narration. Et pour Titanic, nous avons enregistré une session avec des vraies cordes, alors que, comme beaucoup le savent, c’est une maquette qui a servi pour le film", a souligné Valérie Lemercier.
Par ailleurs, Valérie Lemercier n'a pas voulu imiter Céline Dion et n'a pas cherché à avoir un accent québécois très prononcé. "Au tournage, je m’étais parfois laissée un peu trop aller et, ensuite, je me suis post-synchronisée, sous le contrôle de Geneviève Boivin (une soeur d'Aline). Avec tout le travail de préparation, j’ai eu peu de temps pour répéter le rôle, et j’ai beaucoup improvisé", a indiqué l'actrice.