Prononcée il y a 30 ans dans ce classique de la science-fiction, cette réplique cinglante est l'une des plus mémorables du cinéma
Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.

Si vous aimez le film Stargate, la Porte des Etoiles, alors vous avez sûrement déjà ressorti cette réplique mythique du colonel Jack O'Neil pour vous amuser ! Retour sur une des punchlines les plus légendaires de la SF.

Le 1er février 1995, Stargate débarque dans les cinémas français, attirant 2,7 millions de spectateurs. Le film de science-fiction a fortement marqué les esprits, devenant rapidement un petit classique de la science-fiction, générant notamment la série culte Stargate SG1 en 1997.

Stargate, la porte des étoiles
Stargate, la porte des étoiles
De Roland Emmerich
Avec Kurt Russell, James Spader, Viveca Lindfors
Sortie le 1 février 1995
Presse
3,0
Spectateurs
3,7
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Voyage intergalactique

Pour mémoire, le récit nous emmène d'abord en 1928, sur le plateau de Gizeh en Égypte. Une équipe d’archéologues met au jour d’étranges vestiges égyptiens, dissimulant une machine colossale : un artefact capable d’ouvrir un passage vers un autre monde.

Ce n’est que plus de 60 ans plus tard que le brillant égyptologue Daniel Jackson déchiffre enfin les coordonnées permettant d’activer ce portail interstellaire. Sous le commandement du colonel Jack O'Neil, une équipe mêlant militaires et scientifiques franchit la mystérieuse Porte des étoiles. Ils émergent sur Abydos, une planète aride et écrasée par le joug du terrible Goa'uld Râ, un tyran se faisant passer pour un dieu.

Après de nombreuses péripéties, Jack O'Neil (Kurt Russell) et son équipe parviennent à mener la révolte, afin de se débarrasser de cet alien dictatorial. Lors d'un affrontement avec l'un des sbires de Râ, le militaire va lancer une des punchlines les plus mémorables de la SF.

Après s'être battu avec cet adversaire coriace, O'Neil réussit à le mettre à terre et le bloquer sous les anneaux de transport, sorte de dispositif qui permet une téléportation. Ainsi, quand l'engin se met en marche, il descend au niveau du torse de l'ennemi, le déchirant littéralement en deux.

Jack O'Neil Carolco
Jack O'Neil

Une punchline légendaire

Juste avant que les anneaux ne se mettent en marche, le colonel scande alors cette punchline à la fois cruelle et hilarante : "Mes respects à Toutânkhamon, ducon !" La référence au célèbre pharaon est parfaite, créant une connivence avec le spectateur, ce qui renforce encore plus l'impact de la réplique. De plus, elle est parfaitement interprétée par la voix française de Kurt Russell à l'époque, le regretté Bernard-Pierre Donnadieu.

Mes respects à Toutânkhamon, ducon !

La réplique a été très bien adaptée en VF, utilisant un langage un peu plus fleuri, si chère à la langue de Molière. En version originale originale, O'Neil dit : "Give my regards to King Tut, asshole", ce qui signifie littéralement : "Passe le bonjour à Toutânkhamon de ma part, connard".

En adaptant cette punchline par "Tous mes respects à Toutânkhamon, ducon", l'auteur de la VF est parvenu à surligner encore plus le côté dur à cuir de Jack, tout en amplifiant son humour pince-sans-rire.

Ce trait de personnalité sera encore plus marqué chez le Jack O'Neill (avec deux L) de la version télévisée, dans la série Stargate SG1. Le personnage sera incarné pendant plus de 10 ans par Richard Dean Anderson, avec un humour bien plus poussé.

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